Voilà un mois que je n'ai pas écrit.
C'est Noël. Je me sens coupable. En tant que bonne chrétienne, j'aurais dû préparer l'arrivée du petit Jésus, au lieu de cela j'ai préparé des explosifs pour empêcher les allemands de circuler. Nous les poserons le long du chemin de fer, juste avant le pont.
Je devrais arrêter ce journal, il nous met tous en péril... Même si je ne pense pas que les allemands le trouveront, bien caché dans le trou du mur, dans le placard sous l'évier. C'est donc un danger bien caché, mais un danger tout de même. J'aimerais avoir la force d'arrêter, mais j'ai besoin de ce carnet, de ce purgatoire. Sans lui, je suis presque certaine que je deviendrais folle. Alors, je vais être encore plus prudente, prier pour mon Pardon et surtout prier pour que ces mots si compromettants ne soient jamais découverts.
Je pense aussi à Jean. Je me demande comment il va, s'il est en vie. A-t-il de la nourriture pour Noël ? N'a-t-il pas trop froid ? C'est la première fois que la fratrie est séparée pour ce jour saint. Nous étions trois. A présent je suis seule. Et j'espère tellement ne pas l'être pour toujours !
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Journal d'une résistante
Fiksi SejarahMon frère est parti à Londres rejoindre le Général de Gaulle. Il m'a seulement laissé un carnet. Alors j'écris. Pour lui. Pour moi. Pour ne pas oublier. Ne pas oublier les joies, ni les peines. Car c'est tout ce qu'il me reste. C'est ça ma vie mai...
