25 novembre 1940

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Les connections téléphoniques entre la zone libre et la zone occupée sont de nouveau autorisées. J'ai donc immédiatement appelé ma cousine Germaine, qui habite à Marseille. Cela faisait si longtemps que je n'avais pas entendu sa voix ! Nous avons parlé de la faim, des nuages qui tourmentent le Nord et du soleil qui brille sur la Méditerranée, des jeux que nous faisions étant petites. Mais nous n'avons parlé ni de la guerre, ni de nos occupations actuelles, ni de Jean et Martine. Ce genre de conversations auraient été infiniment trop dangereuses. Qui sait si les opératrices n'espionnent pas les appels pour le compte des allemands ? Il ne faut prendre aucun risque.

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