6 août 1940

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Martine ne fait que pleurer depuis hier.

J'aimerais la consoler, trouver un remède qui lui permette d'oublier. J'aimerais réparer son cœur, enfin voir ses larmes se tarir. Mais je sais que c'est impossible. Ce qui lui est arrivé est d'une telle violence que moi, sa grande sœur qui veille sur elle depuis sa naissance, ne peut rien faire. Je ne pourrai jamais effacer ce qu'elle a subi. Je ne pourrais jamais lui rendre la part d'elle-même qu'il lui a volé.

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