Maïa, un capuchon bien installé sur sa tête, était toujours dubitative. Son frère savait qu'elle était l'incarnation de Maïa, et qu'elle devait faire le bien jusqu'à ce qu'elle arrive à contacter la déesse. Alors pourquoi lui avoir caché une telle famine !
Le village, même si on ne pouvait pas l'appeler comme ça, était une abomination. Des morceaux de bois, pour les personnes les plus riches, faisaient office de maison de fortune. Pour les autres, des morceaux de tissu tenu par des branchages, étaient leur seule remparts face à la pluie. Des enfants, silencieux, étaient assis sur le sol boueux. Leurs cernes laissaient deviner les mauvaise nuits qu'ils devaient passer. Ils étaient seulement vêtus de morceaux de tissus, laissant apparaître leur peau par endroit. Maïa, avait très froid dans ses vêtements très épais, elle n'osait imaginé ce que vivait ces enfants.
Un marché de fortune était installé. Les gens essayaient de s'échanger des choses, certains criant pour faire entendre raisons à leur interlocuteur qui le traitaient d'escroc. Les pleurs d'une petite fille résonnaient, elle criaient qu'elle avait froid.
Maïa avait les larmes aux yeux. Elle s'approcha de la fillette, retira la cape qu'elle avait prise pour cacher son visage, et drapa le corps très peu vêtue de la petite fille.
Tout les cris s'était tus, plus aucun bruit ne résonnaient. Peu de gens là connaissaient, mais tout le monde reconnut ses yeux. Les larmes de Maïa roulaient sur ses joues, elle ne pouvait pas les arrêter. Tout le monde la fixaient. Elle avait ignorer tout ça. Pendant si longtemps ! Alors que ces gens vivait a seulement 30 minutes de marche de l'endroit où elle vivait. Elle se sentait tellement coupable.
Elle attrapa la petite fille dans ses bras, et se releva. L'enfant tremblait si fort, que ses dents claquaient. Maïa s'avança au centre des gens, Sarah sur sa gauche.
« Bonjour à tous, annonça t-elle d'une voix forte. Je m'appelle Maïa, je suis une Nakaïs. Mais je suis également l'incarnation de la déesse Maïa ! Votre calvaire se termine aujourd'hui ! »
Les gens ne réagirent pas. Maïa se tourna vers Sarah.
« Écoute tu vas expliquer la situation à tout le monde ! Dit elle. Le village des Nakaïs est plus sûre que cette horrible endroit ! Tu demande à tout le monde de récupérer les affaires qu'ils ont Je rentre parler à mon frère, et je t'envoie des Nakaïs pour chercher tout le monde ! »
Sarah acquiesça. Et Maïa fit demi tour pour rentrer chez les Nakaïs, avec la petite fille dans les bras.
« Ou est ta maman ? Lui demanda Maïa.
« Je n'ai pas de maman, tenta t-elle d'articuler.
Elle semblait très jeune. Peut être 3 ou 4 ans.
« Comment t'appelle tu ?
« Anya !
« Très bien, répondit Maïa. Tu vas venir avec moi alors.
Elle partit en direction du village des Nakaïs. Arrivée dans celui-ci, très vite les gens remarquèrent l'enfant qu'elle portait dans ses bras. Jonathan debout près d'une tables avec d'autres hommes, parlaient certainement d'un sujet sérieux.
« Jonathan, asséna Maïa. J'ai à te parler !
Ce dernier releva les yeux vers elle, et fronça les sourcils.
« Que fait tu avec cette enfants dans les bras ?! Demanda t-il. Ou l'a tu trouvé ?
« je l'ai trouvé dans l'endroit immonde où tu fait vivre toute les personnes qui ne sont pas des Nakaïs ! Rétorqua la jeune fille.
Jonathan serra les mâchoires.
« Fait la rentrer chez elle ! Elle n'a rien a faire ici !
« Chez elle ? Demanda Maïa ironiquement. Tu veux dire en dessous du morceaux de tissu qui lui sert de maison ?! Avec les morceaux de tissu qu'elle a sur le dos et qui lui servent de vêtements ?! Ou alors avec les maigre miettes qu'elle trouve pour se nourrir ?!
Maïa faisait exprès de crier, pour que tout les Nakaïs sachent l'enfer qu'il avait fait vivre à tout ces pauvres gens. Jonathan regarda autour de lui, et vit la foule qui commençait à se former.
« Ce n'est pas mon problème ! Chuchota t-il entre ses mâchoires serrés.
« Pardon ?! S'écria Maïa. Pas ton problème ?! Les Nakaïs n'étaient ils pas de fervents protecteur des peuples ?! N'étaient il pas les plus puissants ?! Tellement puissants qu'une déesse les choisit pour y implanter son incarnation ! Tu as abandonner tout ses gens !
Jonathan baissa les yeux.
« Mais enfin, souffla une Nakaïs timide. Jonathan je ne comprends pas ! Ne nous avait Tu pas dit que les autres villages avait été rasé ou déserté ? »
Le jeune homme ne répondit pas. Maïa soutint le regard de la jeune fille, qui finit par baisser les yeux. Tout le monde resta silencieux pendant plusieurs minutes. Mais, sentant la petite fille frissonner dans ses bras, Maïa préféra briser le silence.
« J'aurais besoin de plusieurs Nakaïs pour aider les gens à déménager leurs affaires et venir ici ! Annonça t-elle très fort. Il faudra aussi construire de nouvelles cabane. En attendant nous nous partagerons celle qui sont vide.
Maïa entraîna la petite fille dans sa cabane, ou un délior avait été posé. Un papier était mis à côté avec écrit : « met dans ta cheminé, et verse un peu d'eau ». Après avoir posé la petite fille sur son lit Maïa s'exécuta, et un feu s'alluma. Le feu était étrange. Il chauffait mais paraissait faux. Maïa n'y prêta pas plus attention, et se releva.
En se retournant, elle découvrit dans son lit que la petite fille s'était endormi.
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Maïa
ParanormalUn beau jour, alors qu'une déesse se fait voler son bien le plus précieux, une petite fille naît. En l'honneur de cette grande déesse, cette enfant s'appellera Maïa. Mais, jamais personne ne se doutait que ce fardeau serait sans doute trop lourd. Co...
