Je cours depuis au moins vingt minutes, mais je ne ressens pas la moindre fatigue, animée par l'adrénaline je suis en cavale suivit de près par Zain. Par Zain ? Il est où d'ailleurs ? Non, non il ne faut surtout pas que je me retourne, surtout pas. Mais c'est étrange je n'entends pas ses pas derrière moi. Il faut que je vérifie. Je jette alors un rapide coup d'œil derrière moi, mes yeux ont scannés les 190 degrés en une fraction de secondes. L'adrénaline est bénéfique dans ces moments là. Je retourne la tête face à moi tout en continuant de cavaler. Mais tout d'un coup je ne sens plus le sol sous mes pieds. Ma tête se heurte légèrement contre le sol, j'ai réussis à atténuer le choc en essayant de me rattraper avec les bras et les mains posées contre le sol. J'essaie alors de me relever le plus rapidement possible. Mais à peine ai-je posé mon pied gauche au sol qu'un terrible cri de douleur s'arrache de mes cordes vocales.
- Argh ! Fallait que ça m'arrive à moi !
Je viens officiellement de m'enflé la cheville. Parfait. Comment vais-je courir maintenant ? Il va sûrement me rattraper ! Tant pis, il faut que je cours sans m'arrêter quoiqu'il arrive. Je boite malgré moi, mais ce n'est pas pour autant que je vais m'arrêté. Je me retrouve brusquement retourné. Mes yeux alarmés entre en contact avec d'autres qui sont juste en fureur. Nos souffles lourds, nous rappelle le long footing que nous avions par incandescence décidé de faire à la dernière minute. Son toucher me brûle le bras.
- Tu veux vraiment te faire tué ! Son souffle chaud s'écrasant sur mon visage si près du sien.
Il me secoue un peu, sa main posée sur mon coude gauche, nos corps brûlant près l'un de l'autre et nos visages à quelques millimètres.
Je secoue négativement la tête.
- Non juste me sauver.
- Te sauver reviendrais à te suicidé Princesse.
Princesse. Cela faisait longtemps que je n'avais pas entendu ce surnom qu'il m'avait personnellement attribué. Cela réchauffe instantanément mon cœur et détend tous mes muscles crispés de frayeur et mes neurones envahis d'épinéphrine. Contester ne servirait à rien à cet instant je venais de gâcher ma dernière chance. Le ténébreux me tire derrière lui sans broncher. Un cri de souffrance franchit encore une fois mes lèvres, Zain se retourne les sourcils froncés. Il m'examine de la tête au pied, puis son regard s'attarde sur ma cheville gauche, qui est légèrement enflé sûrement. Puis son regard remonte jusqu'à moi, je sais qu'à travers ce regard il me demande si c'est bien ce qu'il pense, c'est à dire si je me suis bien blessé. Comme réponse je clos mes yeux. Il comprend.
- Viens par là. Dit-il en me tirant la main jusqu'à son torse musclé.
Nos deux corps s'entrechoquent, je relève la tête jusqu'à lui, qui la baisse pour faire de même. Nos regards se perds dans l'un et l'autre, c'est comme s'ils étaient engloutis dans un trou noir, et que seul lui et moi pouvions ressentir cette sensation. Il était le trou noir qui m'engloutissait et j'étais le sien.
Inconsciemment mes yeux accrochent ses lèvres rosés qui m'appelle pour les goûter. Je déglutis fortement puis remonte jusqu'à ses noisettes. Il faisait le même jeu, il jongle entre mes iris et mes lèvres.
Quelques minutes plus tard, il se racle la gorge, le visage crispé, et s'abaisse pour me prendre dans ses bras comme une princesse encore une fois.
Je grimace de peine, et attrape ma lèvre inférieure pour ne pas laisser échapper un énième gémissement d'algie. Au même moment le beau brun tourne sa tête vers moi, dans ses bras, nos visages étaient si proche qu'un autre baiser était tentant. Mais il ne faut pas que l'on s'engage dans cette route, on risque de se détruire mutuellement. Il est détruit et je suis détruite. On ne pourra pas bâtir un mur avec les débris que nous sommes. Mais la tentation est très forte et très palpable entre nous. Je repense au baiser que nous avions échangé et les sentiments que j'avais ressentis. Du bien être, je ressentais du bien être, et je crois qu'en ce moment j'en aurais bien besoin. Me sentir bien, je le suis déjà dans ses bras mais je veux que cela se propage dans tous mes neurones. Je peux paraître comme une folle. C'est ce que je suis, une folle, mais j'ai besoin de ça, j'ai besoin qu'il me rappelle la raison pour laquelle je voulais resté. Je sais que c'est mal mais la douleur, le mauvais et le côté sombre des choses m'a toujours profondément attiré. Peut-être que cela vient du sang je n'en sais rien. Zain détourne ses yeux des miens.
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My Deangel |zjm (anciennement My Kidnapper)
FanfictionElle avait décidé de changer de ville pour s'installer dans le pays et la ville de ses rêves avec sa meilleure amie et son cousin. Elle voulait tout reprendre à zéro, se débrouiller toute seule sans l'aide de son père, un riche milliardaire. C'est...
