Kirua et Manon furent enfin arrivés à Uruma. Une nuit obscure et bien sombre se présentait sous leurs yeux, étant donné qu'il y avait autour d'eux un silence de mort. Personne dans les parages. En même temps, à minuit passé, que pourrait-t-on entendre d'autre que la brise glaciale, et de légers cris d'un hibou dans les parages ?
Kirua sortit ensuite son téléphone afin d'appeler Jimmy.
- Allô ? Parla celui au combiné.
- Ouais Jim', on vient d'arriver à Uruma.
- Ah, super. Je viens juste de le voir, et par chance, Karma n'a pas éteint son GPS. Maintenant, tu as juste à suivre le chemin que je te dirai.
- Pas de problème, on avance là, tiens-moi au courant si jamais on change de route.
De là, il avança en compagnie de Manon, où celle-ci semblait plus ou moins tendue. Kirua lui jeta un rapide coup d'œil avant de souffler doucement :
- Détends-toi Manon.
- Mais je suis détendue...!
- Tu dis ça à chaque fois que tu es tendue.
Il se mit à vaguement lui sourire.
- Je suis désolée, dit alors celle-ci. C'est juste que... j'ai peur que...
- On retrouvera Karma.
- Mais si on n'arrive trop tard Kirua...?!
De là, il s'arrêta en pleine démarche, avant de se retourner vers son amie.
- Si jamais... poursuivit Manon. Si jamais on n'arrive trop tard et que Karma...
- Hey, je t'interdis de dire ça.
L'adolescente le regarda, étonnée.
- Karma est quelqu'un de fort. Et je suis certain qu'il n'est pas parti en se disant qu'il allait mourir devant Jung.
- Peut-être, mais...
- J'ai confiance en lui. Alors oui, je te mentirais si je te disais que je n'avais pas peur, mais je lui fais confiance. Il ne nous laissera jamais tomber Manon.
Il la regarda fermement, où Manon se mit alors à lui sourire.
- Moi aussi je lui fais confiance, dit finalement celle-ci.
- Alors allons le chercher, ce con de service.
- Haha, ça tu l'as dit...!
On entendit Jimmy souffler de soulagement avant que les deux amis ne se remettent en marche, tout en suivant les instructions de ce dernier.
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L'éclaboussure de sang sur l'ampoule donnait à présent une lumière orangée, qui fit accentuer les blessures et le corps ensanglanté de Jung. Il se trouvait dans un état pire que celui d'un cadavre, et impossible de savoir combien de temps s'était écoulé, car pour Karma, ça n'était jamais assez pour le faire souffrir.
- Alors, dit celui-ci, à quelle lettre tu t'es arrêté, cette fois ?
Jung trembla à ses paroles. Où plutôt, c'est tout son corps qui était en train de trembler. Tout en lui demandant de réciter l'alphabet, Karma lui avait arraché les ongles, sectionné les doigts, brûlé quelques parties de son visage, comme la tempe, les joues, le coin de ses lèvres, avec sa cigarette. Et à chaque fois que sa victime s'arrêtait, il devait recommencer à la réciter.
Des larmes s'écoulèrent sur Jung, incapable de lui répondre. Pour la première fois, Karma ne s'amusait pas à cette torture. Il avait plutôt une haine indescriptible, une colère à la fois sombre et obscure qui l'envahissait, chaque fois qu'il lui torturait un membre.
- S... S... parla finalement Jung, la voix à peine audible.
- S ?
Soudainement, Karma esquissa un petit sourire haineux.
- La première lettre du nom de mon père.
À ces mots, Jung se figea. Il entendit Karma s'approcher doucement, lui qui se trouvait adossé au mur :
- Tu sais ce qu'il t'aurait fait mon père, s'il était là, en ce moment ?
Puis, à l'aide du couteau fétiche de sa mère, il le scarifia le long de son dos, en insistant intensément sur la colonne vertébrale. Une fois qu'il sentit cette partie de son corps, il appuya dessus avec la pointe du couteau, faisant hurler Jung de toute son âme. On entendit ensuite un léger craquement d'os, suivit d'un plus gros.
- Non... mon père n'aurait pas fait ça, je ne pense pas. Tu le penses toi...? Tu le connaissais tellement bien, mon père.
Il insista deux fois plus sur la pointe, laissant apparaître des éclaboussures de sang, qui tâchèrent le dos de sa victime, ainsi que le sol.
- Il était comme un père pour toi, "ton Dieu", tu disais, un exemple. Tu l'admirais beaucoup, tu le respectais. Alors pourquoi...
Là, sa colonne vertébrale se brisa, où l'on entendit un énorme craquement. Le sang coulait sur le dos de Jung, où ce dernier ne cessait de hurler.
- Pourquoi tu l'as tué...? Pourquoi tu as tué ton Dieu ? Ton père...?
- Va te faire foutre ! Pleurait-t-il. Sale fils de pute, va te faire foutre, tu m'entends...?! Va te faire foutre en enfer, comme tes deux cinglés de parents !
Les mots que Jung lui crachait au visage rendait impassible notre adolescent, qui restait là, à le regarder sans rien dire. Pas une once de colère ne se dessinait sur son visage. Il se plaça devant lui, le fixa, avant de lui répondre :
- Tu aurais dû me tuer Jung. Tu aurais dû me tuer quand tu es venu me voir dans ma chambre pour m'avertir.
- Si je l'avais fait espèce d'enculé, ton père m'aurait fait passé sur l'électrique...! Et ta mère... ta mère...
Il ne put même pas finir sa phrase qu'il hurla affreusement. Karma venait de lui sectionner l'os sur son avant-bras.
- Ne parle pas d'elle, murmura-t-il. Non, non, non... ne parle pas d'elle maintenant. On parle de mon père là. Ma mère vient après.
- T'es dingue... t'es complètement dingue... comme lui... pleurait encore Jung.
- ...
- J'aurais dû le savoir... j'aurais dû savoir que t'étais comme ces tarés...
- Pourtant, toi aussi tu étais comme lui...
- Maintenant qu'on y est, je vais te dire la vraie raison qui m'a poussé à les tuer : parce qu'ils étaient FOUS.
Cette dernière phrase fit bouillonner Karma de l'intérieur. Mais malgré sa rage, il réussit à se contenir en restant calme, laissant poursuivre son ennemi qui lui aussi semblait perdre les pédales.
- Tes parents étaient barges, d'accord ?! Ils étaient prêts à tuer des milliers de vies innocentes pour contrôler le monde de la drogue. Des familles, des parents, des enfants... ton père s'était faite plusieurs alliances par la force, un genre de dictateur, tu vois ? Ils étaient prêts à tout décimer, TOUT ! C'est pour ça que je les ai tués, et que je voulais te tuer à ton tour. Parce que t'es comme eux Karma. Le sang des Akabane coulent dans tes veines... tu es comme tes darons, t'es prêt à sacrifier n'importe qui pour avoir ce que tu désires, sans te soucier de tes moindres émotions...
- C'est pour ça... répondit Karma après quelques minutes de silence. C'est pour ça que tu voulais prendre son business... ah oui, je comprends mieux, là.
- Y'avait un peu de ça ouais, parce que j'étais sûr que si c'était moi qui prenait sa place dans son business, toutes ces vies allaient être épargnés.
- Mais moi je ne suis pas comme ça. Je ne suis pas comme mon père.
- Si, t'es comme lui...
- C'est faux.
- Tu es comme lui, Karma. T'as été élevé par les pires parents possibles, ton père t'as tout appris alors que t'étais qu'un gosse, tu vas me faire croire que son sang ne coulent pas dans tes veines ?
- ...
- Réponds-moi franchement... Ces gens là-hauts, qui travaillaient pour moi, ils avaient tous une famille, et des enfants. Tu t'en es pas soucié, pas vrai ?
L'adolescent se retourna, incapable de répondre, tellement la rage montait petit à petit en lui.
- Réponds-moi encore franchement..., poursuivit Jung, voyant qu'il était au bord du craquage, combien de vies tu as tué depuis que tu t'es inscrit sur ce site de meurtres...?
- ...
- Ou même avant ça, combien de gens tu as tabassé, jusqu'à les envoyer à l'hôpital...?
- ...
- Combien de personnes as-tu poussé au suicide ? Combien, Karma ?!
- ...
- COMBIEN ?!
Et là, Karma dégaina son arme avant de la planter en pleine bouche sur Jung. Ce dernier se mit alors à rire nerveusement, tout en le regardant d'un air moqueur.
- Assez pour que j'obtienne ce que je veux, murmura alors Karma, un air glacial sur son visage.
Son expression était tellement effrayante que même Jung se figea de peur. Il lui répondit seulement quelques secondes après :
- Tu vois, t'es comme eux. T'es exactement comme tes parents.
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Hayran KurguDEAD.com : Filmez, Tuez, Publiez. Voilà comment ça marche. Plus vous publiez, plus vous gagnez. Le nombre de vues dépend de votre somme d'argent. Alors, prêt à commettre des crimes pour de l'argent ? Kirua, Karma et Manon, eux, sont prêts. Et ent...
