Chapitre 19: Vacances de Noël

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Suite à l'annonce des résultats, j'étais sur un petit nuage, comme au paradis en fait. J'étais tellement heureuse, je crois que ça n'a pas été le cas depuis un sacré bout de temps. Malheureusement, dans ce genre de situations, il y a toujours une ombre au tableau. Si vous êtes en PACES ou dans n'importe quelles autres études ayant un concours de sélection, vous savez de quoi je veux parler.

Le fait de réussir alors qu'un de vos amis non.

C'est extrêmement dur dans le sens où vous êtes très heureux de votre résultat mais vous ne pouvez pas le fêter avec la personne qui a échoué, tout simplement parce que celle ci est déprimée. Le plus dur encore je pense, c'est quand on doit essayer de soutenir la personne et éventuellement la consoler.

Cette dernière utilisera votre classement comme une autorisation pour vous en vouloir. Je m'explique: j'ai un peu parlé à ma meilleure amie après un silence radio de 3 jours (elle ne répondais à aucun de mes appels et je me doutais bien qu'elle n'avait pas encore digéré la nouvelle). Lorsque que j'ai essayé de lui dire qu'elle n'était pas si bête que ça et qu'on avait le même niveau, elle m'a renvoyé un:

-Si c'était le cas je devrais pas être 2400!

Bref, c'était d'autant plus dur pour moi car avec tant de places d'écart, j'avais l'impression d'être moi-même responsable de l'état de ma meilleure amie.

A part ça, mes vacances commençaient plutôt bien. Enfin, ça s'est vite dégradé.

Je vous avais déjà parlé de la maison de mon arrière grand-mère qui est décédée en juin dernier. Et bien, comme maintenant la nouvelle de la vente de la maison familiale n'était plus un secret pour personne, nous avions tous décidé de fêter Noël là-bas une dernière fois.

Sur le chemin d'Herblay (c'est là-bas que se trouve la maison), je me demandais comment j'arriverais à gérer le fait que je ne pourrais plus y retourner dans 1 semaine. J'essaye d'avoir des pensées positives mais je n'y arrive pas trop alors je préfères m'assoupir pour oublier.

Arrivée là-bas, l'ambiance n'est pas au beau-fixe. La moitié de la famille n'est pas venue, ayant vécu la vente de la maison de mémé comme une trahison. Honnêtement, j'étais moi-même en colère contre mon grand-père. Il aurait pu attendre que nous ayons tous fait le deuil de mémé avant de la vendre mais non. A peine 6 mois plus tard, on disait déjà au revoir au pilier de la famille.

Je descends de la voiture, las, tout comme mon père. Notre grand-père nous accueille, l'air meurtrit, en nous disant que l'on pouvait fouiller la maison et voir ce que l'on aimerait emporter. J'acquiesce et monte à l'étage. Depuis que Tess, ma petite sœur de 11 ans , est arrivée dans la famille, j'ai pris la chambre de ma grande tante qui est un peu devenue la mienne. Elle est petite, avec une fuite au plafond mais je l'adore.

Je vérifies en rentrant si Gipsie est encore là depuis la dernière fois

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Je vérifies en rentrant si Gipsie est encore là depuis la dernière fois. Je souris quand je vois des petites pattes velues dépasser du plafond. Pour ceux qui ne l'aurait pas encore compris, oui, Gipsie est une araignée. Je sais que c'est étrange, mais comme étant petite j'en avais peur, je me suis dit que si j'apprenais à les aimer, je n'aurais plus peur. 

La PACES et moi (Wattys2019)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant