Le mois de mai avait mal commencé avec une dispute (entre Fabio et moi) qui concernait le fait que je voulais reparler à Benjamin et que celui-ci m'ait dit que je lui manquais. Fabio était donc persuadé que Benjamin voulait plus. Je lui avais dit que non et nous avions fini par nous crier dessus violemment mais tout avait fini par rentrer dans l'ordre et ça faisait maintenant 10 mois que nous étions ensemble.
Je ne pouvais pas dire que je me sentais à 100% épanouie dans ma relation puisque bien sûr, le fait de voir mon copain toutes les semaines 2 jours et demis entier sans intervalle n'était pas facile et que comme tout être humain, Fabio avait une tonne de défauts, mais j'étais satisfaite de ce que j'avais.
Il m'arrivait de douter de temps en temps, mais je vivais avec et je me sentais fière de moi. C'était ma première relation longue avec un mec et il fallait avouer que le truc du "les filles sont compliquées" s'applique aussi bien aux hommes.
C'est vrai, c'est fatiguant pour nous aussi d'avoir à leur dire 4 fois de faire un truc avant qu'ils ne le fassent ou tout simplement qu'ils se rappellent de le faire. Et puis on compte même pas le nombre de fois où il faut essayer de leur expliquer un truc tout con avant qu'ils comprennent. Quand j'y pense, même si je revois ma relation avec Naëla comme la relation la moins saine du siècle, je pense que certaines choses étaient quand même bien plus évidentes entre nous.
En mai, l'idée du moment ne fut plus le bébé (même si j'y pensais encore en permanence), mais le mariage.
Fabio m'avait parlé d'un post sur Reddit qu'il avait vu où des filles expliquaient pourquoi elles avaient refusé la demande en mariage de leur copain et la plupart étaient "parce qu'il m'a acheté une bague cheap qui lui à coûté que 1000€".
Il m'a demandé avant de me donner le contexte si j'accepterais de l'épouser même s'il m'achetait une bague pas chère et je m'étais mise à rire en voyant sa question mais j'avais répondu que bien-sûr que oui, la bague n'avait rien à voir avec la demande. Je lui avais après ça dis que je voulais la définition de ce qu'il appelait une "bague pas chère".
Après avoir eu le contexte j'étais encore plus morte de rire et je lui avais expliqué de la manière suivante que, tel qu'il le savait, je n'étais pas ce genre de fille qui évalue quelque chose à sa valeur en argent mais bien en beauté et en sentiments. Au final j'avais même fait complètement l'inverse et avais mit le budget maximum de cette fameuse bague à 500€ ne voulant carrément pas me balader dans la rue avec 2000€ au doigt.
Il m'avait ensuite demandé où est-ce que je pensais que la plupart des gens allaient en lune de miel et après m'être trompée ayant pensé que ce serait forcément des endroit chauds avec du soleil et des plages, j'avais été surprise d'apprendre que les destinations phares étaient en fait l'Asie avec le Japon, la Thaïlande et la Chine ou la Corée.
Cette après-midi là, j'avais commencé à essayer de trouver des salles où pourrait se réaliser le repas du soir de notre mariage et avais flashé sur trois de celles-ci.
Le problème était que celle que je préférais n'acceptait que les mariages qui avaient entre 70 et 300 invités mais nous ne serions que 50 au maximum et je n'allais pas inviter 20 personnes de plus au pif ce qui nous coûterait une blinde juste pour la salle. J'avais donc pris la deuxième option qui coûterait 7€ de plus par invité mais qui, au final, nous reviendrait moins cher.
Une semaine de plus et rien n'avait vraiment changé, si ce n'était que j'avais fini par apprendre qu'il ne me demanderait pas en mariage avant celui de ma cousine Aline qui se mariait le 29 juin de cette année (soit dans un mois et demi).
Juin s'était plutôt mal passé. Mes parents et moi étions rentrés dans un conflit de si oui ou non je devais faire le bac de français cette année ou l'année prochaine puisque la partie écrite était le 26 juin alors que l'oral était le 28 et le mariage de ma cousine était le 29. Mes parents avaient donc voulu prendre un autre billet d'avion puisque notre vol initial était le 28 à 7h du matin mais que mon oral était vers 10h. J'avais dis que je le ferais l'année suivante puisque c'était une possibilité au Portugal même sans redoubler mais mes parents avaient décidé que c'était trop "risqué" au cas où je me casserais je ne sais quoi d'ici l'année prochaine (comme si c'était probable alors que je ne sortais jamais et que je ne m'étais jamais rien cassé de ma vie).
Étant donné qu'ils étaient mes parents, j'avais pas eu le choix que de les laisser prendre ce fichu billet d'avion et je m'étais fait des frayeurs comme jamais toute l'après-midi en attendant que ce soit l'heure pour partir à l'aéroport. La maison, (sachant qu'il n'y avait personne et que j'étais vraiment "livrée à moi-même") me faisait bien plus peur que de naturel et je savais vraiment pas quoi faire de mes dix doigts.
VOUS LISEZ
Alias "Oh Babe"
Non-FictionVie d'une ado française expatriée au Portugal, cette histoire raconte les difficultés de la présence de la solitude, mais aussi des choix douteux de l'héroïne de l'histoire en terme de vie amoureuse et permet d'obtenir quelques conseils judicieux po...
