Le nouvel an avait été à la fois une réussite et un fiasco.
Une des fêtes que j'aimais le plus dans l'année après Noël et pâques était le nouvel an. J'avais toujours aimé le fait de se mettre sur son 31 au vrai jour du 31 décembre. J'adorais le fait de mettre les petits plats dans les grands ce jour là et j'aimais en faire presque trop pour être satisfaite. C'était un peu le seul jour de l'année qui en valait la peine au final.
L'apéro avait été parfait, et le début du repas s'était bien passé, jusqu'à ce que Fabio ait la "bonne" idée de vouloir me montrer comment on faisait couler du sel plus vite d'une salière. La chose à retenir avant de continuer cette histoire est que je déteste les épices et que je suis allergique au poivre. Pas gravement mais je n'en mange donc pas.
Je disais donc, il avait eu la bonne idée de me montrer une astuce par-dessus ma salade, sauf que premièrement cette salade ne manquait pas de sel (et encore moins de poivre) et qu'en plus, notre salière étant une salière de salle à manger et étant donc presque jamais utilisée et neuve, elle n'avait pas de problème d'écoulement limité. Mais bien sûr je n'eu pas le temps de parler que le mal était fait. J'avais une montagne de poivre dans mon assiette.
Je lui ai donc crié dessus parce que premièrement je ne lui avais rien demandé, deuxièmement il l'avait fait dans mon assiette alors qu'il savait pour le poivre et qu'il aurait très bien pu le faire dans la sienne, troisièmement il n'avait pas fait attention que ce soit le sel ou le poivre et quatrièmement je l'ai déjà dit, cette astuce était inutile vu l'état de notre salière et poivrière. J'étais finalement allée dans ma chambre, m'étais calmée et étais redescendue.
J'avais viré toute la salade de mon assiette pour la mettre dans celle de Fabio, ma mère était énervée que j'ai réagis comme ça et plus personne ne parla jusqu'à ce qu'elle retente une approche. Une fois le dessert fini, j'étais monté dans ma chambre et Fabio était venu me rejoindre.
Après s'être réconcilié, on avait décidé de regarder une série et ça avait dérapé en chemin. Sans que je m'en rende compte il avait fait un pari à la con que je devais le sucer pendant une demie heure et voir s'il résistait ou pas mais j'avais fini par m'énerver parce que ça se terminait jamais. Je déteste perdre mon temps et ça, pour moi, c'était une perte de temps. Ce qui était important pour moi était la finalité, le fait de se sentir plus libre après, pas tant ce qu'il se passait pendant même si c'était grâce à ça qu'arrivait la finalité.
Il avait finalement terminé après m'avoir expliqué que c'était le pari et je l'avais engueulé lui disant que j'avais jamais rien parié puis on était descendu quelques minutes plus tard puisque ma mère nous avait appelé alors qu'il était presque minuit.
Malgré ce mini fiasco qu'avait été notre soirée, tout était resté comme d'habitude entre nous, nous n'avions toujours pas décidé de nous séparer.
Le mois de février était arrivé assez rapidement et il annonçait comme l'année d'avant, un mois de mars compliqué. Le 24 février était l'anniversaire de Fabio et il allait avoir 20 ans, ce qui pour moi était une grosse étape. Grosse étape l'entend bien sûr, il ne voulait pas juste un jeux de ps4 comme n'importe quel mec, il voulait un iPhone XR. Il avait passé un mois et demi entier à voir s'il valait vraiment la peine d'acheter celui là plutôt que le XS et avait finit par conclure qu'aux états-unis, il valait mieux acheter un XS mais que chez nous, il était plus avantageux d'acheter un XR. Était alors arrivé le problème de la couleur que je n'avais pas compris étant donné qu'il était daltonien mais il avait décidé que dans l'ordre, il préférait le noir puis le blanc et enfin le bleu.
On en avait longuement discuté et je voulais lui acheter le bleu puisque c'était le seul iPhone depuis l'iPhone 5C qui était disponible dans des vraies couleurs et que je trouvais ça complètement con d'acheter un téléphone juste blanc ou noir qui n'avait pas d'âme mais avait fini par lui acheter un noir me disant que ça n'était pas à moi de choisir si c'était celui qu'il voulait. Et puis aussi parce que j'avais fait une affaire de malade sur leboncoin à peine 3 jours avant son anniversaire mais n'avais pas réussi à lui faire une surprise parce que j'étais trop stressée de voir sa réaction.
J'avais l'impression horrible que toutes mes conversations étaient liées à ce téléphone et que je pouvais faire une gaffe à tout moment.
Je lui avais dit le jeudi soir que je lui avais finalement acheté le téléphone et il ne m'avait pas cru après que je lui ai envoyé la photo ce qui m'avait vraiment vexée. Le lendemain il était venu chez moi comme tous les vendredis après-midi et m'avait juste demandé où il était sans ne rien rajouter et une fois qu'il l'avait eu dans les mains, il n'avait rien dit de plus.
Le dimanche midi, j'en avais parlé avec sa mère au restaurant après qu'on ait tous offerts nos cadeaux. Son frère lui avait acheté deux cartes de trois mois d'abandonnement à Spotify et ses parents lui avaient acheté des Airpods. Les mêmes Airpods qui avaient justement étés la raison pour laquelle Fabio voulait un iPhone. Il voulait aussi un iPhone depuis plus de deux ans mais son père avait préféré lui acheter un Samsung plus cher que l'iPhone du moment à ce moment-là juste parce que lui-même n'aimait pas Apple. C'était en fait un peu comme mon père, je pense que c'est un truc de père en fait.
VOUS LISEZ
Alias "Oh Babe"
SachbücherVie d'une ado française expatriée au Portugal, cette histoire raconte les difficultés de la présence de la solitude, mais aussi des choix douteux de l'héroïne de l'histoire en terme de vie amoureuse et permet d'obtenir quelques conseils judicieux po...
