Après avoir passé ces quelques heures horribles chez moi toute seule, ne sachant plus quoi faire, je m'étais tout simplement dirigée vers mon arrêt de métro pour aller à l'aéroport. J'étais arrivée avant l'heure étant partit plus tôt et avais ainsi eu largement le temps d'écrire ma fiction "Sauvée de moi même" tranquillement dans mon petit carnet assise sur un des sièges de l'aéroport.
J'étais ensuite rentrée dans l'avion et étais placée à côté d'une petite mamie qui avait l'air mignonne comme tout. Ne sachant pas trop quoi lui dire, je ne lui avais pas parlé beaucoup durant le vol et avais plutôt écrit. Une fois presque arrivés, alors qu'il nous restait plus ou moins 20 minutes de vol, je lui avais demandé si elle allait voir sa famille pour faire un peu la conversation. Cette petite dame était portugaise et allait voir sa fille et son petit fils qui venait de naître, en Allemagne. Comme ma grand mère habitait en Alsace, j'avais pris un vol Porto/Baden-Baden ce qui avait surpris la dame mais comme j'en avais le pressentiment depuis le début, cette petite madame était vraiment super gentille.
Dans la dernière demie heure du vol, alors que j'avais arrêté d'écrire, j'avais commencé à essayer de démêler deux de mes colliers que Fabio avait fait tomber par terre dans ma chambre avant de partir et qui s'étaient donc complètement entortillés l'un à l'autre. Il m'avait bien fallut une demie heure pour réussir à enfin les séparer, et j'avais donc discuté avec ma voisine en faisant ça. On avait bien rit quand j'avais fini par réussir ma mission. Aucune de nous ne s'y attendait déjà plus. Et heureusement dans mon malheur qu'un des deux colliers était en or et l'autre en argent parce que cette galère aurait été tellement plus compliquée s'ils avaient étés de la même couleur...
Le soir même, alors que l'avion était arrivé en avance, mes parents et Fabio avaient été en retard pour venir me chercher à l'aéroport et alors que j'étais déjà devant le parking en train de les attendre, je m'étais vraiment fait peur quant à un mec qui s'était garé juste en face de moi de l'autre côté de la rue et qui n'arrêtait pas de me fixer. J'avais vraiment failli ré-entrer dans l'aéroport juste quand mes parents étaient arrivés. Après que je leur ai dit, ils m'avaient engueulés parce qu'ils m'avaient dit de rester dedans et je leur avais dit qu'ils avaient qu'à être à l'heure. Ils m'avaient dit au téléphone quand je les avais appelés qu'ils arrivaient dans 5 minutes et ça faisait déjà 15 minutes que j'étais dehors.
Après ça, on avait prit la route pour se diriger tous les quatre jusqu'à chez ma grand-mère et le lendemain, alors qu'on était samedi, c'était le jour du mariage de ma cousine. Alors qu'il faisait une chaleur terrible et qu'on avait étés les premiers à arriver, on avait attendu dans le calme, le temps que tout le monde arrive à la mairie. Les parents de Nicolas (le marié) avaient, comme toujours, eu 10 minutes de retard ce qui avait évidemment retardé la cérémonie. Son frère (Julien) qui était aussi le témoin, avait été à l'heure et sa sœur (Marie numéro 2) était arrivée avec ses parents.
Le passage à la mairie fut à la fois super émouvant et super lourd puisqu'il devait faire environ 34ºC dans la salle dans laquelle on se trouvait. En plus de ça, j'avais eu la bonne idée de mettre des talons aiguilles de 13 cm ce qui, en ce moment précis, n'arrangeait rien à la situation, même si j'étais présentement assise.
Après la mairie, on s'était dirigés vers l'église en voiture, guidant des amis de Nicolas qui ne savaient pas où c'était. Une fois arrivés, le pire avait été la pente sur le chemin de l'église, dans laquelle j'avais été à plat de par mes talons (oui la pente était vraiment grande).
L'église, à notre grand malheur, n'était pas aussi fraîche qu'on aurait pu le penser mais faisant environ 2 à 3 degrés de moins que dehors, on était déjà contents. Une table avait été disposée à l'entrée pour qu'on puisse boire de l'eau et ne pas faire de malaise.
Pas comme moi au mariage de mon autre cousine 3 ans plus tôt n'est-ce-pas ? Faut dire que j'avais peut-être un tout petit peu poussé en restant debout durant les 20 minutes à la mairie sous l'applique murale à 15 cm au dessus de ma tête, collée au mur sans un brin d'air avec 9 cm de talons. Oui effectivement, j'apprends pas la leçon avec les talons, comme je l'ai dis il y a un moment, j'adore les talons et à mon âge, c'est pas vraiment le truc qu'on peut se permettre tous les jours s'il n'y a pas d'occasion, alors je saisie ma chance aux mariages auxquels je me rends.
Au mariage de ma première cousine, mon père m'avait rattrapé au vol quand je m'étais sentis tomber et ma tante Claudine avait comme toujours, tout ce qu'il fallait dans son petit cluch de 6 centimètres carrés. Elle avait réussi à caser un stick d'huile essentielle de menthe je ne sais trop où dedans et m'avait passé de l'eau froide sur le front. On avait ensuite fait en sorte que je puisse rester assise un moment avant de suivre les autres pour aller à l'église qui était à 200m en face (pour mon plus grand bonheur, c'était cette fois-ci sans pente et en ligne droite).
VOUS LISEZ
Alias "Oh Babe"
Non-FictionVie d'une ado française expatriée au Portugal, cette histoire raconte les difficultés de la présence de la solitude, mais aussi des choix douteux de l'héroïne de l'histoire en terme de vie amoureuse et permet d'obtenir quelques conseils judicieux po...
