Assassin's Creed Syndicate - Original Character (cosplay en projet)
Projet de Fanfiction
- Tiens, gamin ! Dix Livres pour ta journée, tu peux rentrer chez toi, autorisa-t-il en donnant la somme dans la main de son employé.
- Merci m'sieur Henderson ! répondit le garçonnet de huit ans en prenant l'argent.
Puis il se précipita vers le rez-de-chaussée du journal où il travaillait. Il gagnait la misère pour aider son père, épuisé par son travail si mal payé pour tous les efforts qu'il faisait. Bolton Reid travaillait en usine, plus de douze heures par jour, exposé au feu brûlant le charbon. Son travail ruinait sa santé, mais il voulait le meilleur pour son enfant. Il savait que son enfant travaillait pour un journal de Londres: le Times. Il n'avait rien pu dire du projet de la prunelle de ses yeux, car cette dernière ne lui avait pas donné le choix. Quand Ernest avait quelque chose en tête, il était impossible de le lui enlever, c'était un enfant tenace.
Le jeune garçon déambulait dans la rue en rangeant son salaire dans la poche de son pantalon gris arraché au niveau des chevilles. Il marchait pieds nus, ne se souciant même pas de se les salir. Après tout, il y avait des flaques d'eau pour les nettoyer. Puis repensant aux dix livres qu'il venait d'avoir, il se mit à sautiller tout en continuant à marcher. Il finit même par s'arrêter auprès d'un sans-abri jouant de l'accordéon et danser sur l'air joué. Cela donnait le sourire à l'homme qui utilisait avec brio son instrument.
D'autres enfants, autant dans la misère que lui, se joignirent à Ernest pour danser avec lui. Des bras s'accrochèrent par les coudes tandis que les pieds sautillaient au rythme de la musique. Des passants jetais quelques penny dans le chapeau du sans-abri. C'était aussi pour cette raison que Ernest dansait après avoir travaillé. Il adorait aider les autres, et son père n'y était pas pour rien. Bolton lui avait appris la solidarité, autant qu'à aimer son prochain. On pouvait dire que Ernest avait le cœur sur la main. C'était un enfant sage et dynamique, de quoi donner le sourire aux autres de son âge ou non. Les gamins et gamines riaient pendant leur danse, réchauffant le cœur de quiconque passait à proximité.
Le morceau fini, les enfants cessèrent de danser et saluèrent le sans-abri. Ernest se permit même de donner deux Livres. Le joueur d'accordéon reprit les pièces qu'on venait de lui donner et les posa dans la main du jeune brun.
- Garde ça pour toi mon grand, dit-il en posant sa main sur le poing d'Ernest. Tu fais assez pour moi quand tu viens t'amuser sur mes musiques, alors que tu n'es pas obligé.
- Mais Archie, vous en avez besoin, contesta le gamin du Times.
- Toi et ton père encore plus que moi, insista-t-il en resserrant ses doigts sur la main d'Ernest. Va maintenant!
- Je te revaudrai ça, Archie, promit-il.
Le joueur d'accordéon ne put que sourire à la promesse d'Ernest tant il était attendri. Il accepta les dires du jeune garçon. Les deux amis se saluèrent et se quittèrent. L'enfant au béret gris se remit en route vers la maison.
Une fois devant chez lui, Ernest ouvrit la porte puis la ferma soigneusement après avoir mis les pieds dans la maison. Son père allait rentrer dans une petite heure. Cela laissait le temps à Ernest de se laver mains et pieds avant de ranger la maison. Après s'être décrassé les mains et les pieds, il retira son béret et le ruban ainsi que l'épingle qui maintenaient sa chevelure brune sous son couvre-chef. Ses cheveux descendirent jusqu'en dessous-des omoplates. Après avoir posé le béret sur la table, Ernest assouplit sa tignasse avec ses doigts. Il tira aussi sur les bretelles de son pantalon et les laissa tomber sur ses jambes. C'était pour lui une libération.
Il prit ensuite une chaise pour atteindre les placards du haut de la cuisine pour prendre une boîte de biscuit. Une fois l'objet de convoitise en main, il prit un gâteau et le coupa en deux avant de mettre l'autre moitié dans la boîte et de ranger cette dernière à sa place. Il prit la douceur sucré dans sa bouche avant de descendre prudemment la chaise et la remis devant la table. C'était assis sur cette chaise que Ernest savourait son goûter et attendait son père, qui rentrera d'une dure journée de labeur, épuisé.
Le biscuit terminé, Ernest posa à plat ses deux mains, l'une sur l'autre, sur la table et plaça sa tête sur le dos de la seconde main. Il regardait avec tristesse et regret le portrait d'Amelia Reid, sa mère morte en couche. Il espérait qu'elle était fière de lui, de là où elle était.
Plus tard, les pensées vagabondes du jeune garçon aux cheveux longs furent perturbées par un bruit de porte. Ernest releva la tête et se remit droit. Son père était revenu de son travail.
- PAPA !! hurla joyeusement l'enfant se précipitant vers Bolton.
- Victoria ma chérie ! sourit le père heureux de voir l'enthousiasme de sa fille.
Père et fille s'enlacèrent, se serrant l'un et l'autre aussi fort que possible pour comparer la force de leur amour.
- J'ai gagné! Je te serre plus fort que toi ! Je t'aime plus que toi aujourd'hui!
- Demain, je t'aimerai encore plus, ma fille, promit le père avant d'embrasser la chevelure d'Ernest.
Ils se séparèrent quelques instants à distances de bras. Pour Bolton, Victoria était le portrait craché de sa mère, et il n'hésita pas à le dire à sa fille, qui ne se lassait pas d'entendre cela.
- Tu crois qu'elle est fière de moi, même si je me fais passer pour un garçon pour t'aider?
- Quoi que tu fasses de bien, ma chérie, ta mère sera toujours fière de toi, rassura-t-il les larmes aux yeux.
Le père et la fille Reid se serrèrent à nouveau dans les bras, profitant de l'un et de l'autre pour se réconforter de cette dure journée de survie dans la misère.
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Imaginary [OS]
De TodoCe que vous lirez est un recueil de One-Shot. Vous verrez beaucoup d'univers DC (mon univers de prédilection), du Assassin's Creed, et d'autres univers plus ou moins varié. Il y aura aussi plusieurs crossover dans mes univers. Certains textes seront...
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