Chapitre 38

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tw : un peu de chaleur dans ce chapitre (comme toujours, la scène est entre ~~)

Les yeux de Matthew étaient écarquillés. Quelque chose à régler ? D'accord ... peut-être ... s'il le disait. Le problème était plutôt que la proximité de Léo l'empêchait de réfléchir à quoi que ce soit. Il aurait pu lui demander, à cet instant, n'importe quoi que le plus jeune n'aurait réussi à focaliser son attention sur rien d'autre que sur le corps de Léo pressé contre le sien et étrangement, la prise qu'avait le Français sur ses mains ne faisait qu'accroitre son trouble.

— Je n'ai rien dit concernant mon frère puisqu'il s'agissait de bouche à bouche, mais viens-tu expressément d'embrasser Klaus ?

Ah ... ça ... effectivement, il l'avait fait.

— Oh zut ... j'ai embrassé Klaus ? se rendit enfin compte Matthew. Wow ... s'il y a un mois on m'avait dit ça, je l'aurais pas cru. J'ai pris en assurance il semblerait, ajouta-t-il assez fier de lui.

Le jeune homme se sentit de plus en plus pressé contre le mur derrière lui. Une jambe passa entre les siennes pour réduire encore un peu la distance entre son corps et celui de Léo.

— Parfois je me demande si le Minus du début n'était pas mieux.

— Je sais que tu mens, répondit-il en faisant la moue. Tu l'as déjà dit qu'au début, je paraissait trop parfait sur moi et que tu détestais ça ! Et puis je te rappelle le look que j'avais quand on s'est rencontré.

— Un vrai premier de la classe ..., soupira Léo. Malheureusement, changer de look t'a rendu impertinent Matthew.

Impertinent ... il l'était peut-être, mais seulement depuis qu'il était ici, à St Petersburg, en compagnie de Léo, Théo et Klaus. Il avait changé et tant mieux. Maintenant qu'il repensait à son lui du passé, il se trouvait désolant. S'il remontait le temps et faisait sa propre rencontre, il ne se serait pas supporté.

— Impertinent ... mais canon nan ? lui fit-il alors remarquer avec un petit sourire.

— Sale Minus !

Léo commença à s'éloigner mais Matthew le retint et le tira jusqu'à lui pour un baiser. Il en avait envie _ comme toujours _ mais c'était aussi un moyen de s'excuser pour celui qu'il avait partagé avec Klaus.

— Pardon ... je te promets que je n'embrasserai personne d'autres que toi ...

Jusqu'à ce qu'on en soit plus ensemble, faillit-il rajouter avant de se retenir. Il ne devait pas y penser et seulement se concentrer sur le moment présent. Léo dût se retenir de faire une remarque puisqu'il ne contredit pas ses paroles. A la place, il leva les bras, emportant avec lui ceux de Matthew toujours maintenu, et approcha son visage du sien.

— Si tu crois qu'un simple pardon suffira, tu dois sûrement rêver. Demain, nous sortons, tu n'as pas le choix. Et cette fois-ci, je serai celui qui décidera de la destination.

— C'est un rendez-vous ? demanda Matthew.

Léo pouffa simplement, sans répondre, et s'éloigna enfin de Matt. Il attrapa une de ses mains et le tira pour qu'il passe devant lui. Matthew se dirigea automatiquement vers leur chambre. Une fois arrivé, il se changea et s'installa sans perdre une seconde dans le lit de Léo.

Quand ils étaient tous malades, il avait essayé de redormir dans le sien pour ne pas embêter Léo en se tournant et retournant dans tous les sens. Résultat des courses, il n'avait pas réussi à fermer l'œil. Même pas le temps d'une micro-sieste. Il s'était senti seul, vide ... et frigorifié. Il avait essayé de tenir mais au milieu de la nuit, il avait fini par se lever de son lit pour rejoindre celui de Léo, tout en essayant de ne pas le réveiller. A peine sa tête avait touché l'oreiller qu'il avait rejoint le pays des songes, enveloppé de la chaleur des bras de son petit ami.

Le temps d'un étéOù les histoires vivent. Découvrez maintenant