Prologue

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Assis sur mon lit, entouré par une dizaine de robes, je cherche celle que papa préfère. Aujourd'hui, on va à son travail, papa dit qu'on va voir des gens importants. Ha, je l'ai trouvé !! La bleue à paillettes. Une fois habillé, j'appelle Rosa, la domestique que papa a engagée quand on est arrivé en Italie, pour qu'elle me coiffe. On habite en Grèce, comme papa est...c'est quoi déjà le nom...Ha oui, il fait partie du Parlement, je ne sais pas vraiment ce que c'est, mais c'est important, du coup pour son travail, on a dû venir ici.

Je suis enfin prête et rejoindre papa, il est au téléphone.

- Oui, je comprends.

-..................

- Je ne pense pas que la menace soit sérieuse.

-.............

- Bien sûr, je vous tiens au courant.

Papa raccroche et s'approche de moi, puis me prend dans ses bras, me fessant tournoyer dans les aires.

- Πριγκίπισσα (princesse), t'a mis la jolie robe !

- Oui, je sais que tu l'aimes beaucoup Μπαμπάς (papa);

- Aller vient, on y va, on va être en retard.

On rentre dans la voiture, notre chauffeur me sourit, lui, je l'aime bien, je crois qu'il s'appelle Roberto. On traverse les rues, c'est très joli, avec le travail de papa, on voyage souvent, avant, je restai avec maman, mais elle partit au ciel l'été dernier, le jour de mon anniversaire. Papa a dit que c'était une bonne chose, maman souffrait beaucoup, maintenant elle a plus mal.

- Πριγκίπισσα (princesse), ta mère m'a donné ceci, dans ses doigts se trouve le collier que maman portait tout le temps, elle voudrait que tu le portes.

Papa m'accroche le collier, c'est un médaillon, une horloge est gravée sur cette petite plaque ronde.

- Il te suivra où que tu sois, jamais, il ne te quittera. Rappelle-toi de ce que maman disait.

Nos regards plongeaient l'un dans l'autre, on cite cette fameuse phrase.

- Ce médaillon me rappelle que le temps à tes côtés est précieux.

On arrive devant un grand portail, papa sort en premier, fais le tour pour m'ouvrir et me tend sa main pour que je sorte à mon tour, alors que j'allais la prendre, un bruit sourd m'arrive aux oreilles, papa tombe au sol. Pourquoi...pourquoi il y a du rouge partout ?

- Papa ! Papa !

Je sors de la voiture et vais à ses côtés, il ne bouge plus.

- Papa, réveille toi !!

Papa tourne la tête vers moi, son regard est lourd, je comprends, ce regard, je l'ai déjà vu dans les yeux de ma mère.

- Πριγκίπισσα (princesse), papa, va partir comme maman, n'oublie jamais, n'accord ta confiance qu'à ce qui le mérite. μου αρέσεις Πριγκίπισσα (je t'aime princesse).

Maman m'avait dit pareille avant de partir au ciel. Mon papa vient de mourir.

-Μπαμπάς (papa), non !! Ne pars pas !

Avachie sur son corps, j'essaye de ramener papa, mais rien, il ne bouge plus, il m'a abandonné, comme maman, pourquoi tout le monde finit par m'abandonner ? Je suis pourtant sage, je ne fais pas de bêtise, je suis gentille. Alors pourquoi je suis tout seule ?

- Petite !

Les larmes dévalent mes joues, je relève la tête vers l'homme qui vient de me parler. C'est un homme grand avec les cheveux longs, il semble âgé, son regard me crie de m'en aller, mais mon corps lui ne bouge pas.

- Petite, tu veux que je t'aide, quelqu'un a fait du mal à ton père, tu es tout seule maintenant, plus personne est là pour toi.

Je hoche la tête, papa n'est plus là, ce monsieur n'a pas vraiment l'air méchant. L'homme me tend la main, comme papa il y a quelques instants, cette fois-ci, je la prends.

- Maintenant, c'est toi et moi, je vais faire de toi, la plus puissante des femmes.

Je l'observe, il a l'air déterminé.

- Qu'elle est ton prénom petite ?

- Layana monsieur.

- Appelle-moi Pablo.


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C'est ainsi que j'ai rencontré, l'homme que je pensais être comme mon père. Malheureusement, lui me voyait comme un projet, créer la plus puissante et dangereuse des tueuses à gages d'Italie, cependant cela, je l'ai compris que dernièrement. Et il a réussi, je ne suis plus Layana la fille de l'un des membres du parlement, je suis maintenant Layana, la plus redouté des Sicario, celle qui n'a jamais froid aux yeux, celle qui a été élevée dans le but de tuer sans ressentir, celle à qui sa vie ne lui appartient plus, du moins jusqu'à cette mission.

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