8.Petit jaloux.

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Layana

L'eau glaciale dévalant, le long de mon corps, je suis totalement détendu, je crois bien que cogner cet homme m'a enlevé la rage que Pablo avait créée, du moins pour quelque temps. Le dos contre la paroi, je profite de l'effet de l'eau sur mon corps, enfin, j'aurais pu continuer si l'eau ne s'était pas arrêtée.

- Ça fait une heure que tu y es la folasse, tu sors maintenant.

Putain, j'attrape une serviette et m'enroule dedans, j'en prends une autre avec laquelle je me sèche les cheveux, toujours en train d'absorber l'eau de mes cheveux, je sors de la salle de bain, et donne un coup d'épaule à Emylio, je l'entends râler, mais n'y prête pas attention et me dirige vers le dressing, comme ce matin, ces chiens sont tous en train de me mater, ce genre de comportement me dégoute, les œuvre d'arts sont exposés pourtant on ne peut y toucher.

Arrivé en bas, je vois, Maria, Tilio et Ray qui se disputent sur la robe que je vais porter. Autant leur éviter une dispute inutile.

- Je ne porterai pas de robe.

Ils se retournent tous en même temps, ils sont assez surpris de mon intervention et je comprends, mais je ne changerai pas d'avis.

- Pourquoi ?

Bonne question Ray, à laquelle je n'ai pas à répondre.

- Je n'aime pas ça.

- On s'en fout de ce que tu aimes.

Est-ce que j'ai besoin de vous dire qui viens de parler ? Bon, je suis d'humeur charitable donc je vous le dis, c'est sans surprise <Tonton Emy>.

-Ce que veut dire Emy, c'est que si tu portes une robe, tu attireras plus facilement l'intention de Bart.

- Même avec un carton sur la tête, je le ferais bander.

Ray et Tilio pouffent de rire, quant à Maria, elle semble désespérée par mon attitude.

- C'est dans tes rêves ça, la folasse.

- Tu vois, dans mes rêves, c'est plus moi, sur toi, mes mains sur ton corps...

<Tonton Emy> lève un sourcil, pupille dilaté, veine ressortit, pincement des lèvres, mes paroles lui font de l'effet, ce mec exprime le désir à fond, le pire, c'est qu'il n'en a même pas conscience. Je me rapproche de lui, place mes mains sur son torse. Maria attend que je finisse ma phrase, quant aux garçons eux sont choqués par mes propos.

- Mon couteau dans ton cœur, η κοκκινομάλλα (le rouquin).

Je me replace là où j'étais, et lui souris. Bon là, je l'ai énervé, et putain, c'est jouissif.

- Tu as de la chance qu'on a besoin de toi la folasse, je vais me défouler, faite en sorte qu'elle soit moins dégueulasse.

Je suis assez fier de moi, jamais, je me lasserais de le rendre fou. Bon maintenant, il faut que je me trouve une tenue.

- Bon, il me faut un corset et ....

Qu'est-ce que je pourrais bien porter ?

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