Layana
La porte s'ouvre brusquement sur Ray et Tilio.
- Vous allez bien ?
Je croise le regard de Maria, elle comme moi ne comprend pas leur inquiétude.
- Oui ?
Les garçons soufflent de soulagement, on dirait qu'on vient d'enlever leur chat.
- On vous a entendu crier.
Maria et moi rions. Je peine à reprendre mon souffle pour parler.
- Ha ça, c'est à cause de la musique.
- Remets alors.
Maria prend son téléphone et remet la musique.
On est maintenant quatre cons à gueuler sur une musique, Ray vient vers moi et m'attrape les mains, réticentes au début, je ne bouge pas, mais je finis par céder à la bonne humeur qu'il dégage, Maria monte sur son lit, nous invitant à faire de même, quatre cons qui sautent sur un lit heureux d'être là. La porte s'ouvre, nous donnant une superbe vue sur Emylio désespéré, Ray, qui sautait toujours, me tombe dessus, me fessant tomber à mon tour, j'attends le choc avec le sol venir, mais à la place, j'atterris dans les bras de <Tonton Emy>, pour quelqu'un qui me déteste, il est vite venu à ma rescousse. Je descends de ses bras, en lui donnant une tape sur le torse.
-Bon réflexe <Tonton Emy> !
Emylio lève les yeux au ciel et croise les bras.
- J'aurais dû te laisser tomber.
Je prends un air outré en posant une main sur mon cœur.
- Ça aurait été dommage de me décoiffer, tu ne trouves pas ?
- Ce qui est dommage, c'est que tu l'ouvres autant.
Je lui tire la langue et retourne me maquiller, car oui, je n'ai toujours pas fini, j'applique donc mon rouge à lèvre, tout en regardant Emylio qui me fixe à travers mon reflet dans le miroir, celui-ci contracte la mâchoire et se tourne avant de partir de la chambre.
- On part dans 10 minutes, la folasse, tu sais conduire une moto ? Je n'ai aucune envie de te donner une de mes voitures.
Toujours en le regardant, je lui souris malicieusement.
- Il n'y a rien que je ne sache pas faire.
Emylio quitte la pièce, frustrer pour mon plus grand bonheur, comment je le sais me direz-vous ? C'est simple, son corps était tendu et son regard brûlant. Je peux vous affirmer qu'il est plus facile de savoir ce que les autres ressentent plutôt que ce que nous ressentons. Depuis petite, j'ai cette facilité à comprendre les autres, mais en ce qui concerne mes émotions là, je suis perdu, je n'arrive jamais à être sûr de ce que je ressens, mais on fait avec.
- Es-tu prête Laya ?
Je sors de mes pensées et souri à Tilio.
- Oui.
Je prends ma veste et mon sac, je vérifie si mes armes sont à leur place, un Glock à la taille, un couteau au niveau de ma poitrine et évidemment moi-même. On descend jusqu'à l'entrée, Livia nous rejoint en courant, elle prend sa mère dans ses bras, ainsi que les autres, puis vient dans les miens également, d'abord surprise, je reste stoïque, puis je fini par enrouler mes bras autour de son petit corps.
- Laya, fait attention, tu rentres vivante, il faut bien que tu récupères ton collier.
Mon collier, ma main vient à mon cou, il est vide, je fixe mon collier disposé sur son cou frêle, j'avais complétement oublié que je lui avais donné, je ne me suis jamais séparé de mon collier, déjà, je n'avais pas compris pourquoi je lui avais laissé, mais comment j'ai pu ne pas le récupérer ? Je me reprends pour ne rien laisser paraître.
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Sicario
RomanceÉlevée pour tuer. Layana est devenue l'une des tueuses à gage les plus redoutées du pays. Froide. Précise. Intouchable. Jusqu'au jour où tout bascule. L'homme qui l'a élevée... lui a menti toute sa vie. Manipulée depuis l'enfance, Layana va devoir c...
