32. Egalité.

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Des dizaines de cris, des dizaines de personnes m'entourant, me serrant, me félicitant, me parlant d'évènement incroyable. Comprenant un mot sur deux, je cherche mes amis du regard, les trouvant au côté d'Emylio, le prenant dans leurs bras. Toute l'adrénaline quitte mon corps, me plongeant dans l'incompréhension.

Je bouscule quelques personnes afin d'enfin pouvoir respirer correctement. À l'opposé du rouquin, je cherche mon téléphone et envoi un message à Tilio lui demandant comment tout se passe. En relevant les yeux de celui-ci, je tombe sur Sarah.

— On te cherchait partout, c'est incroyable, jamais personne n'est arrivé en même temps, une égalité parfaite, c'est impensable !

Un souffle me frôle la nuque, une main saisit ma hanche.

— Il faut croire que personne n'a gagné.

Je me retourne de sorte à n'être qu'à quelques centimètres de lui.

— Ce n'est que partie remise.

Je le quitte, le laissant avec son ami, continuant avec Sarah. Au fur et à mesure qu'on se redirige jusqu'à notre véhicule, elle m'explique le déroulé de la course du côté des autres. Les garçons à l'avant, on regagne le bar.

La musique à fond dans la salle de bain, je me lave tout en profitant de la fraîcheur de l'eau. Une dizaine de minutes plus tard, je sors et m'enroule dans la serviette , j'observe ce qui pourrait me servir, le t-shirt d'Emylio traine au sol, je décide de le mettre, son odeur si caractérielle envahit mes narines pour mon plus grand bonheur. Après quelques secondes d'hésitation, je décide de ne pas mettre de bas, seulement mes sous-vêtements, et c'est donc dans cette tenue que je me glisse dans le lit.

Emylio

Allongé dans le lit, j'observe le plafond, cherchant des réponses, mais faudrait-il que je veuille les entendre ? Après des dizaines de discussions avec Maria, je n'ai toujours aucune idée de ce que je ressens, comment on peut être autant perdu. Le bruit de l'eau me berce lentement. Dans un demi-sommeil, je perçois à peine le bruit de l'eau qui s'arrête et ses petits pas qui me rejoignent. Ce poids à côté de moi finit par me réveiller, réveillant ma curiosité. Je me retourne de sorte à être sur mon flan, son dos me faisant face. Je ne peux qu'imaginer son magnifique corps. Ce même corps qui envahit mes rêves, ravivant mes fantasmes les plus sombres, ravivant mon corps surtout.

Je décide d'aller moi aussi me doucher, espérant calmer la montée de chaleur qui m'anime. Alors que je passe devant elle, une main me retient, me forçant à m'allonger dans le lit, son corps au-dessus du mien, sa jambe entre les miennes qui remonte progressivement.

Son regard brulant exprime tout ce qu'on n'arrive pas à prononcer. Ma main qui était posée sur sa hanche remonte doucement jusqu'à atteindre sa joue, nos lèvres à quelques centimètres se narguent. La tension submerge la pièce en devenant presque irrespirable.

- Au point ou on en es.

 Layana cède la première et cèle nos lèvres. Tout mon corps explose sous les sensations que me procurent ses lèvres, sa main glisse le long de mon abdomen, me faisant frissonner. Son corps se mouvant contre le mien, je profite de chaque instant, de chaque ressenti, ses courbes s'emboitant parfaitement à mon corps, comme s'ils étaient faits l'un pour l'autre, comme si ce moment devait arriver, qu'il était inévitable. En voulant plus, je fais basculer son corps de sorte de me retrouver au-dessus d'elle. Ma main glissant jusqu'à son string, plongeant à l'intérieur, la caressant lentement, ses jambes bougent au rythme de mes doigts. Nous lançant dans une danse endiablée, sa bouche quitte la mienne pour laisser de légers gémissements combler le calme de la chambre. Ses ongles, dans ma peau, me lacèrent le dos, tandis que son autre main s'introduit dans mon caleçon, soulageant toute la frustration accumulée. Mes sens totalement embrumés par le plaisir, je suis incapable de réfléchir. Nos regards accrochés, on atteint l'extase en même temps. Nos corps, l'un à côté de l'autre, épuisés, essayant de reprendre nos respirations.

— Qu'est...qu'est-ce qu'on vient de faire ?

Elle se tourne en attendant ma réponse.

— Je n'en ai aucune idée, mais qu'est-ce que c'était bon.

C'est un sourire aux lèvres qu'elle s'endort, à côté de moi, le corps encore transpirant.

********Le lendemain*****

Layana

Les évènements de la vielle, comme un film dans ma tête, me font réaliser que ça, c'est vraiment produit, sa chaleur, son odeur, tout est clair. Endormi à côté de moi, je l'observe quelque temps avant de quitter la chambre et de rejoindre les autres au bar. Arrivé en bas, Sarah m'accueille avec un sourire chaleureux. Une heure plus tard, Emylio descend et nous rejoint. Nos regards se croisent toujours chargés de tension, mais cette fois différents.

Rayan vient à sa rencontre, l'insistant à nous rejoindre à table.

— Bon, je vous ai trouvé une petite maison dans les montagnes, entourée d'une forêt. Vous disposez de votre propre réseau sans fil sécurisé. Un sous-sol rempli d'armes et de munitions en tout genre. Si besoin, vous m'appelez et je vous rejoins dans l'immédiat.

Quelques heures plus tard, nous disons au revoir à nos amis et prenons la route afin de rejoindre les autres. Après quelques brefs messages échangés avec Maria, j'en déduis qu'elle est encore pas mal chamboulée par les évènements récents, ne répondant que brièvement à mes messages, presque froidement. Les heures défilent assez rapidement, arrivé à mi-chemin, on décide de s'arrêter manger dans un petit snack.

Assis l'un en face de l'autre, je décide de briser ce silence qui dure depuis bien trop longtemps.

— Tu regrettes ?

Ses yeux gris me sondent, cherchant la réponse. Sa langue passe sur sa lèvre inférieure, mes yeux suivant ses mouvements.

- Et toi ?

- Répondre à une question par une question, c'est petit.

Son sourire si charmeur, me ferait presque oublier ma question.

- Je ne suis pas du genre à regretter mes actes.

Sa réponse me fait automatiquement sourire. Me rabattant sur ma chaise, légèrement gêné, je finis mon assiette. Mais je ne peux m'empêcher de répliquer.

- Juste tes paroles.

Deux heures après avoir repris la route, je commence à m'ennuyer fortement. Je décide donc de tester quelque chose. La main d'Emylio reposant sur sa jambe, j'approche ma main de celle-ci, doucement mes doigts effleurent sa peau, j'observe ses réactions, rien, littéralement rien. Alors que je m'éloigne, déçu, il attrape ma main, la scelle à la sienne, je tourne la tête vers la fenêtre afin qu'il ne voie pas mes joues rougies.

Je profite de ce moment, car je le sais ça ne durera pas, demain il fera comme si de rien ne s'était passé.

Arrivé au chalet on rassemble nos affaires et quittons les lieux.

Je fais mes adieux à cet endroit, cet endroit si chaleureux, cet endroit qui recueille tant de souvenirs.
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Bon petit rapprochement...c'est des humain après tout

c'est des humain après tout

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