Chapitre 5

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Lorsque j'y remis les pieds, Azraël m'attendait avec le plus grand des calmes. Mais lorsque je vis son visage, son cou et ses mains, la peur m'envahit.

_ J'espère que tu vas bien, je t'attendais. Je suis heureux de voir que tu es de retour.

Sa joie était tellement présente que je croyais voir un arc en ciel se dessiner au-dessus de sa tête. Il était devenu le soleil de ma vie, si chaleureux qu'il me rassurait et m'apaisait, mais si chaud qu'il brûlait chaque mauvaise intention visée vers moi.

Son visage semblait si apaisant malgré toutes ces blessures qui recouvraient son corps. Cela finit par me remplir de rage... Alors qu'il était si serein, je me suis approché de lui les poings sérés et je lui mis un coup. Il s'agissait du premier coup que je portais à quelqu'un depuis plus de trois ans et cela me libéra un tant soit peu.

_ Pourquoi t'as fait ça !?

Alors que tout le monde nous regardait, il gardait son sourire. Le sang coulait sur son visage mais, malgré tout, il n'y avait aucune once de colère envers moi ni qui que ce soit d'autre. Je croyais l'avoir retrouvée, Anastasia était là. Elle me regardait à travers ses yeux, les larmes qui coulaient sur son visage étaient les même que les siennes.

_ Je sais à quel point tu dois m'en vouloir... Malgré tout, j'ai décidé de lui faire regretter ce qu'elle t'avait fait. Tu sais, je rêve de toi chaque nuit. Mon cœur ne fait que penser à toi, mes mains sont constamment dans l'envie de te serrer contre moi. Mon amour pour toi est tel que je suis capable de n'importe quoi pour toi ! Et si tu n'en veux pas, cela ne me touchera pas ! J'ai toujours eut du mal avec ce sentiment impossible à décrire, inécrivable dans les lignes que dessinent chaque lettres de l'alphabet. De cette raison sort mon sentiment pâle de vie. La flamme brûle et la passion aussi. Si tu me refuse, je n'y verserais aucune larme, je ne l'étoufferais pas car je sais que je n'aimerais jamais quelqu'un autant que je ne t'aime toi ! Je resterais à tes côtés quoiqu'il arrive même si après cette déclaration tu fini par ne plus me supporter ! J'ai vécu assez longtemps à tes côtés pour en être certain ! Voilà ce que cherchais à te dire depuis tout ce temps ! C'est pour cette raison que je t'ai tout de suite cru lorsque tu as déclaré ne pas être un assassin ! Seulement, moi je suis un assassin ! J'ais détruit le cœur de certain juste pour être à tes côtés !

La foule nous regardait et écoutait attentivement chaque passage de ce qui se passait. Personne n'en avait perdu une miette ! A présent, ils n'attendaient plus qu'une seule chose... Ma réponse face à ce discours.

Mes larmes commençaient déjà à couler alors que ma voix ne pouvait plus s'échapper de moi.

_ Vas-y ! Réponds-lui !

_ Assassin ! Tu comptes aussi détruire le cœur de quelqu'un ?

_ J'ai dans le cœur un sentiment impossible à décrire... Je suis incapable de discerner de quoi il s'agit... Voilà ma réponse ! Je ne sais pas si je t'aime de la même manière mais ce que je sais c'est que je t'apprécie grandement ! Ma colère, tu la change en tristesse... Ma tristesse, tu la change en mélancolie... Et cette dernière, tu la change en joie ! De la colère à la joie, l'amour n'est rien de plus qu'un sentiment égaré qui aide à cette transformation mais qu'est-ce qui peut nous dire si ce sentiment est ressenti de la même manière pour toi que pour moi ? Il est quasiment impossible de dire que l'on s'aime tout deux ! Le plus simple est de dire si l'on se déteste ou non. Je ne sais plus comment aimer quelqu'un et, au fond, il est plus que probable que personne ne puisse me montrer à nouveau les couleurs que j'avais perçut au par-avant ! Il y a la vie dont on rêve et la vie que l'on a... La couleur que j'avais perçut auprès de celle que j'aimais avant ne remontera plus jamais à la surface de mes yeux mais celle d'un nouvel amour sera peut-être bienvenu ! Seulement est-ce vraiment de l'amour si je ne ressens pas la même passion qu'avec le précédant sentiment ? Je ne veux pas détruire tes sentiments mais je ne veux pas non plus croire que les miens n'existent pas... Je ne sais vraiment pas quoi te répondre alors... S'il te plaît, laisse-moi un peu de temps pour réfléchir.

Azraël me regardait avec peine mais il souriait quand même. Malgré ce discours négatif que je venais de lui servir sur un plateau d'argent, il se mit à rire.

_ Ecoute,je rigolais. Je ne voulais pas sortir avec toi. C'était juste pour changer un peu l'ambiance menaçante qui s'était jetée sur nous. Et puis... Comme je t'ais fait croire à cela, je me tenais prêt à sortir avec toi si jamais tu en avais l'envie...On ne joue pas avec le cœur des autres mais je n'aurais pas su quoi faire d'autre. Aller, vient on va être en retard en cours...

Une mort sur la conscienceOù les histoires vivent. Découvrez maintenant