Chapitre 26

17 3 0
                                        

J'avais rendu son téléphone portable à Séraphine et j'avais abandonné l'idée de retrouver l'assassin d'Anastasia. J'avais décidé de profiter de l'instant présent. Je venais enfin de faire mon deuil pour la mort d'Anastasia. Ce n'est pas en attrapant son tueur qu'elle reviendra.

J'avais bien trop peur de le montrer à Hash alors je ne suis pas retourné le voir. Le trois février était un jour merveilleux enfin, une partie. Après un long travail de groupe que j'avais passé avec Brad, ma colère refit surface. Quatre heures de travail, il arrive que certains soient à cran plus que d'autre mais quand on nous parle mal toute l'après-midi, on comprend bien mieux la colère qui me rongeait. Chaque geste que je faisais m'étaient dictés par lui. Il n'avait jamais été comme ça au par-avant.

De fil en aiguille, il me bousillait l'après-midi. C'était pourtant un très bon ami avant, cela ne pouvait pas se passer comme ça... Mais qu'avais-je fais ? Avais-je trop rêvé ?

Mais, à la fin de la journée, après notre travail de groupe, il me rendit mes affaires violemment. Mais l'un d'eux était manquant. Un livre, un simple livre manquait à l'appel. Quand soudain, Azraël me l'apporta gentiment. Mais, ce n'étai pas à lui de me le rendre.

_ Ce n'est pas à toi de me le rendre ! C'est lui qui doit me l'emmener en main propre !

Aussitôt, il reparti en direction de Brad et le lui tendis. Mais, le livre revint à moi dans les mains d'Azraël.

_ Brad ne veut pas te le rendre...

_ Tu te fous de moi là ? Dis-moi ce qu'il se passe !

_ Tu veux la vérité ?

_ Bien sûre que je veux la vérité Azraël !

Il y eut un léger temps de silence juste avant qu'il ne me réponde.

_ Ce n'est pas Brad qui ne veut pas te le rendre... Séraphine m'a dit qu'il valait mieux éviter que vous vous voyiez étant donné votre situation... Vu que vous ne vous parlez plus trop...

_ Attend, Séraphine a dit quoi ?

D'un ton énervé, je récupérai le livre qu'Azraël tenait dans ses mains et m'approcha d'un pas énervé de Brad et Séraphine. Azraël tentait bien que mal de m'arrêter mais en fut incapable.

_ Attend... T'es énervé là ? Non, non, non ! Olwen, arrête-toi !

Séraphine, qui venait de prononcer ses mots s'approcha de moi pour m'arrêter mais je lui lançai le livre en pleine tête. Ses lunettes glissèrent de son visage et elle me mit un coup de pied entre les jambes.

_ T'es sérieux là ?

_ Dégage de là ! Ce n'est pas toi que je cherche !

Après avoir prononcer ces mots, je la repoussai et attrapa le bras de Brad.

_ Tu te fou de moi ? Azraël n'est pas ton pigeon !

Mes ongles se plantèrent dans son bras avant que mon point ne le cogne au visage mais il affichait toujours un sourire que je ne pouvais effacer de ma mémoire. Il semblait vouloir que ce moment arrive, il semblait l'attendre depuis longtemps. Son sourire hanta mes pensées avant même que je ne me sois calmé.

Lorsque mon point le cogna une seconde fois, j'atteignit ses lèvres que j'avais envi d'arracher. Mais il gardait son sourire. Je continuai donc à m'acharner sur lui puisque, de toute façon, il ne pourrait rien m'arriver. Ce jour-là devait être mon dernier.

Mais tout le monde se mêla à cette histoire et certains essayaient de nous séparer tendis que d'autre commençaient à se blesser les uns, les autres.

Azraël s'approcha de moi et me fit signe de le suivre. Ce que je fis en tentant de me calmer.

_ Si quelqu'un te voit, on risque de te tomber dessus alors suis-moi. Ils sont en train de te couvrir en simulant une bagarre générale.

_ Mais pourquoi tout le monde fait ça ?

_ Parce que tu seras renvoyé si un adulte voit ce qu'il s'est réellement passé ! Mais tout le monde ici a besoin de toi pour arrêter l'assassin d'Anastasia !

_ Je vois, donc tout le monde se repose sur moi pour les protéger du tueur... Dis-moi Azraël, si tu étais dans ma situation, qu'est-ce que tu ferais ?

_ Je ne sais pas... Je crois que je ne le supporterai pas...

_ C'est bien ce que je pensai.

Après ces mots, je suis parti en courant le bras en sang. Je ne ressentais pas la douleur que j'aurai dût ressentir mais je ne m'en souciais gère. De toute façon, il me restait moins de vingt-quatre heures. Que se serait-il passé si j'avais trouvé le véritable tueur plus tôt ?

Une mort sur la conscienceOù les histoires vivent. Découvrez maintenant