Chapitre 57

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Quelques jours plus tard, je le vis dans la rue portant une blouse d'hôpital. Il venait de relever la tête d'un journal et vit des photos de lui accroché sur les murs. Un numéro de téléphone était inscrit en dessous de ces photographies. Je me mis donc à m'approcher de lui mais la peur prit possession de son corps lorsqu'il me reconnut...

_ Tiens, mais ce ne serait pas le faible ? Comment ça va depuis le temps ?

Je commençais à le dévisager, c'était plus fort que moi. Je n'arrivais pas à me comporter comme quelqu'un de sensé face à lui. Comme je ne savais pas comment le regarder, le jugement et le dégoût prirent le dessus sur mes sentiments.

_ Je rêve ! Mais tu n'es vraiment pas doué toi ! Quand on est recherché on prend au moins le temps de changer de vêtements, d'autant plus s'il s'agit d'une tenue aussi reconnaissable. Bon, je crois qu'on a beaucoup à se dire...

Je lui tendis la main brusquement ce qui lui fit peur. Il se retrouva assis au sol la seconde d'après. Je ne savais pas vraiment comment réagir, je lui avais fait peur juste avec un geste, ceci résumait la violence que j'avais pour lui. Je me mis soudainement à rire alors que l'on pouvait voir sa peur et son chagrin dans ses yeux rouges de tristesse. Je pouvais même voir qu'il retenait ses larmes, sûrement pour ne pas me faire attaquer une nouvelle fois par moi. Je savais bien que je ne réagissais pas de la bonne manière face à lui mais je n'avais aucune idée de comment m'y prendre. La seule chose que je n'avais jamais appris était comment me comporter avec autrui.

_ Tu sais, je voudrai m'excuser pour ces trois années...

Il tourna immédiatement la tête en fermant les yeux, ce qui laissa échapper une larme qu'il ne sut me cacher. Dans l'espoir de gagner sa confiance, je m'étais accroupit et je commençais à essuyer sa larme avant d'ajouter quelques mots.

_ Ecoute-moi Olwen, je suis vraiment désolé pour tout ce que je t'ai fait vivre... D'accord j'ai détruit une partie de toi... Mais j'ai changé ! J'ai pris conscience de ce que j'avais fait et j'aimerai t'aider à présent. S'il te plaît, fais-moi confiance.

Je me mis à sourire en penchant légèrement la tête sur le côté tout en lui tendant la main. J'étais persuadé que ce geste le mettrait en confiance avec moi malgré tout ce que j'avais pu lui faire.

_ Et puis, je comprends un peu mieux ce que tu as pu vivre depuis que j'ai lu ce journal... Tu veux bien m'en parler ?

Il semblait vraiment hésiter et ce pendant un long moment, mais au bout d'un certain temps, il se mit à me regarder et il attrapa la main que je lui tendais. Cela me ravi, je venais enfin de gagner sa confiance !

Une mort sur la conscienceOù les histoires vivent. Découvrez maintenant