Chapitre 7

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J'étais entièrement troublé. Un policier dans la salle de classe... Ce policier dans la salle de classe...

_ Nous aimerions interroger vos élèves au sujet de la jeune Anastasia. Même si nous avons déjà un suspect.

De quoi parlaient-ils ? Anastasia était morte et enterrée ! Pourquoi venir aujourd'hui ? Avaient-ils enfin compris que je n'étais pas l'assassin ?

_ Hier soir, aux alentours de minuit, un jeune garçon de votre âge se trouvait au cimetière.

Je ne voyais pas le rapport entre Anastasia et un garçon qui trainait dans un cimetière mais je commençais à croire qu'on allait m'accuser une nouvelle fois de quelque chose.

_ Ce garçon a pillé la tombe de votre ancienne camarade de classe. Nous avons retrouvé son cercueil ouvert et vide.

A peine avaient-ils prononcé ces mots que tout le monde me regardait déjà.

_ C'est lui le coupable ! Qui d'autre aurait pu faire ça ?

_ Pourquoi l'aurais-je fait ? Je me tue déjà à vous convaincre que je ne l'ai pas tuée !

_ Arrête avec ça ! Tu as déjà été jugé.

Le policier venait de m'empoigner le bras et commença à se diriger vers la sortie en m'entraînant avec lui.

_ On t'emmène au cimetière !

Je ne pouvais pas contester cette ordre... Je l'aurais fait j'aurais été accusé plus facilement. Je me suis juste contenté de suivre les ordres. Mais, une fois arrivé, je ne pus m'empêcher de détourner le regard... Cet endroit... Je n'avais jamais osé m'y rendre depuis sa mort...

Je craignais qu'on m'y voit. Que d'autres tentent de me trouver des raisons à sa mort brutale. Sa voix me manquait et c'est tout particulièrement cela qui me faisait le plus mal lorsqu'on m'y a emmené de force.

_ Arrête voir ton cinéma ! On sait très bien que tu es le fautif de sa mort et probablement de la disparition de son corps.

_ Mais puisque je vous dis que je n'y suis pour rien ! Cette fille, je ne l'ai jamais tuée ! Cela ne m'ait jamais venu en tête !

Au même moment, un bruit se fit entendre dans le cimetière. Un garçon se trouvait là, debout face à nous. Il nous regardait attentivement depuis un certain temps déjà. Il semblait chercher à nous écouter mais il ne ressemblait pas à quelqu'un de dangereux, comparé à moi.

Il portait un pull noir où une inscription à peine lisible recouvrait la partie la plus haute. Mais... Il semblait triste... De loin, je croyais apercevoir des larmes, surement de tristesse. Était-il un ami d'Anastasia ?

_ Si vous me cherchez... Je suis là ! Essayez de m'attraper !

Aussitôt, il se mit à courir. Le policier me lâcha et, avec l'homme qui nous accompagnait, ils se mirent à le poursuivre. Moi, je me retrouvais seul. Personne n'était resté pour me surveiller. J'aurais été le véritable tueur, ils auraient commis une grave erreur !

Mais... D'ailleurs... J'était où et je faisais quoi le jour de sa mort ?

Une mort sur la conscienceOù les histoires vivent. Découvrez maintenant