« _ Dis-moi, tu veux faire quoi plus tard ?
_ Pourquoi cette question Anastasia ?
La jeune fille me regarda souriante et pencha légèrement la tête sur le côté.
_ Parce que moi je veux devenir chanteuse ! Je chanterai toutes les chansons que m'a écrit un ami d'enfance. Ses chansons parlent de nous deux. Je veux juste lui faire plaisir en espérant qu'il m'entende de là où il est.
_ Ha... Je vois...
Ma voix montrait si bien ma tristesse qu'elle effaça son sourire avant de reprendre en regardant le ciel.
_ Une fois que j'aurai chanté toutes ses chansons, je chercherai quelqu'un pour écrire les prochaines que je chanterai. Et toi, tu feras quoi ?
_ Moi ? Je ne sais pas vraiment... »
_ J'écrirai tes prochaines chansons... Alors, s'il te plaît, réveille-toi...
Je le regardai dans ce lit d'hôpital. Je l'imaginai se réveiller et accepter ma proposition, me prendre dans ses bras et me sourire. Je l'imaginai plus vivant qu'il ne semblait l'être dans ce lit.
_ Je sais que c'est avec toi que j'aurai aimé grandir et sourire... J'aimai la fille dangereuse qui se battait à mains nues pour m'arrêter mais je préfère le garçon malheureux que tu me cachais... Anastasia est peut-être morte mais Anastasia lui est bel et bien vivant ! Je ne veux pas le perdre !
Malheureusement, il ne se réveilla toujours pas. Était-il temps de dire adieu à celui que j'ai toujours aimé ? Au moins, cette fois-ci j'aurais pu lui dire au revoir avant sa mort...
_ Si tu peux m'entendre, j'aimerai te dire que tu as été une personne grandiose et que, jamais je ne pourrai t'oublier. Je connais tes deux facettes et je suis heureux d'avoir été ton seul camarade à te connaître aussi bien.
Après ces mots, je suis reparti sans me retourner. Tant pis pour l'amour et l'amitié. Plus rien ne me traverserai le cœur parce que j'avais pris une décision. Le quatre février je devais perdre la vie. Personne ne savait que j'étai encore en vie, alors j'avais décidé de partir.
Je ne savais pas vraiment où j'allais mais je suivais la route seul dans la nuit en m'aidant d'un morceau de bois que j'avais trouvé sur le bord d'un chemin. Il faisait nuit et le froid me brûlait les mains. Je n'avais nulle part où aller, j'allais où le vent me menait.
Mais où va le vent quand il s'arrête ? Et la pluie, quand allait-elle s'arrêter de tomber ? Mes cheveux étaient trempés et l'eau avait déjà réussit à traverser la fine couche de vêtement que je portai. Une blouse d'hôpital n'était pas la tenue idéale pour se promener sous la pluie.
Alors que j'avançai un peu plus sous cette pluie, le tonnerre se mit à gronder. Quelque chose était en train de se passer, j'en étai certain mais il était hors de question de faire demi-tour.
Cela faisait quelques jours que j'errai sans but dans des rues d'une ville dont j'ignorai le nom. Mais, soudain je vis un journal au sol sur lequel je vis six photos qui m'étaient familières...
Je ramassai le journal et reconnu les quatre personnes sur la page de couverture. Sur la première, on pouvait voir la photo qui apparaissait partout le jour de la mort d'Anastasia, la deuxième était toujours une photo de lui mais à l'hôpital. Il était réveillé et souriant. Sur la troisième photo, on pouvait voir mon père à l'hôpital remplit de brûlures et de cicatrices. La quatrième était une photo apparût dans les médias lors de la disparition du petit Hash Mavi-Urdina. La cinquième photo n'était autre que celle que mon père tenait entre ses mains lorsqu'il m'a parlé de lui... Et la sixième est la photo la plus récente de moi... Celle qu'Hash avait pris lorsqu'on s'était réconcilié... Mais toutes ces photos commençaient à m'intriguer... Qu'est-ce qui pouvais bien y être écrit ? Je me mis donc à lire les quelques lignes du journal qui concernaient ces six photographies.
« Ces deux histoires, avaient elles un lien à l'époque ? Personne n'y avait pensé alors que ce lien est bel et bien réel et refait surface aujourd'hui. "Un innocent a payé le prix que mon assassin devait payer. Je ne suis peut-être pas mort mais quelqu'un a bel et bien tenté de me tuer" sont les propos d'Anastasia bel et bien en vie. Après avoir perdu la mémoire il a récupéré le prénom de son amis d'enfance Hash Mavi-Urdina. Mais comment avons-nous pu passer à côté de cela ? "Je ne me souviens pas du visage de mon agresseur mais Olwen n'est pas le coupable... Ce n'était pas sa voix. Et pour son père, ce n'est pas vraiment lui qui a tué Hash." Mais dans ce cas, qui l'a tué ? Hash est donc réellement mort ? "Quelqu'un me poussait à le noyer mais je ne pouvais m'y résoudre... Mon propre fils avait son âge ! Je l'ai donc emmené avec moi en prévenant ses parents. Il est mort d'une maladie quelques années plus tard." Mais qui voulait le tuer et pourquoi ? "Il savait ce que je vivais... Mais je n'étais pas le seul à vivre ça..." De la maltraitance ? La réponse n'est autre que oui. Mais pourquoi avoir prévenu ses parents ? "Je ne savais pas ce qu'il vivait... Mais ce qu'il faut plutôt se demander c'est pourquoi ils n'ont jamais rien dit aux médias ?" La réponse était toute trouvée : s'ils en parlaient, tout le monde aurait su ce que leur fils vivait chez eux. Mais où se trouve Olwen ? Le fameux garçon qui a été accusé à tort du meurtre de sa camarade de classe ? Il était à l'hôpital lui aussi mais après avoir rendu visite à son père et Anastasia, il est parti. Contactez le numéro ci-dessous si vous le voyez. Il porte une blouse d'hôpital et sa photo est la dernière se trouvant sur cette page de journal. »
Lorsqueje relevai la tête, je vis des photos de moi accroché sur les murs. Un numérode téléphone était inscrit en dessous de ces photographies. Quelqu'un allaitforcément me reconnaitre et je rentrerai dans mon petit village où tout lemonde se connaissait. Mais, à ma surprise, un garçon que je connaissais vint àmoi... La peur prit possession de mon corps lorsque je le reconnu... Commentétait-ce possible ? Je pensai ne plus jamais le revoir !
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Une mort sur la conscience
Mystery / ThrillerAlors que je vivais paisiblement ma vie de collégien, ma camarade de classe fut assassinée. Dès lors, j'ai été accusé de son meurtre. Lorsque je suis retourné dans mon établissement trois ans plus tard, Azraël était le seul à croire à mon innocence...
