Timothé Blacke
Flashback, 17 ans
Les vacances ont commencé depuis déjà trois semaines, tout le monde est parti, la ville est vide. Je dois partir dans une semaine avec les autres. Elliana m'a appelé pour me dire que Louis devait venir chez elle mais qu'il n'est pas venu et qu'il ne répond pas à ses appels ni à ses messages. J'ai donc profité de ça pour sortir de la maison et aller le chercher au vue de l'inquiétude de ma meilleure amie.
Même si nous nous sommes " réconciliés" il y a quelques semaines disant qu'on ferait comme si de rien était et d'oublier cette soirée le malais persiste. Je suis toujours mal à l'aise quand il me regarde me rappelant cette soirée, ce n'est pas le fait que ça soit lui qui me mette mal à l'aise mais ce qu'il est censé représenter. Ça doit être mon meilleur ami. Pas plus.
On est donc resté un peu distrait malgré tout, nous ne sommes pas retournés à la plage depuis. C'est comme...une dispute silencieuse.
Je parcours dans la ville en vélo passant par ses endroits préférés et par chez lui mais il n'est pas là. Il ne reste qu'un endroit.
Je prends la route et pédale jusqu'à la plage. J'arrive à la crique et découvre, dos à moi Louis assis par terre ses genoux repliés contre sa poitrine. Je reste quelques secondes sans bouger pour voir s'il m'a entendu arriver mais non. Il ne se retourne pas, cependant, je vois son corps trembler et très vite je comprends qu'il pleure.
Je m'approche donc de lui en silence, il ne réagit même pas quand je m'assois à sa droite les jambes pendant dans le vide sur les rochers. Je reste silencieux un petit moment en regardant la mer se déchainer à nos pieds.
- Elliana est inquiète, dis-je pour commencer, tu devrais l'appeler.
- Je viens de le faire.
Malgré ma présence il ne cesse de pleurer, à l'époque je l'aurais pris dans mes bras pour le réconforter mais aujourd'hui je suis figé à côté de lui.
- Pourquoi est-ce que tu pleures Louis ? je demande d'une voix douce.
- Pourquoi tu es là ? Si c'est parce qu'Elliana t'a envoyé tu peux partir.
- Au début c'était pour elle mais
- Alors bouge.
- Ne dit pas ça. Je ne pars pas.
- Alors c'est moi qui pars, réplique-t-il en commençant à se lever.
Je lui attrape le bras et le force à se rassoir.
- Reste ici.
- Pourquoi ? A quoi ça servirait ? Tu m'ignores depuis des semaines et aujourd'hui que tu me dis de faire quelque chose je dois obéir comme ça ?
- Tu m'ignores aussi.
- Super ! Ça nous avance vachement ! On fait quoi maintenant ? Je t'ignore parce que tu m'ignores. On s'ignore jusqu'à notre mort ?
- Ce n'est pas ce que je veux.
- Spoil alert moi non plus ! Et je suis désolé qu'on ait couché ensemble d'accord ! Parce que oui c'est arrivé et même si tu dis qu'on doit passer au dessus tu ne fais aucun effort ! Tu laisses mourir notre relation sans rien faire. Est ce que je compte ne serait-ce qu'un pour toi ?!
- Bien sûr que oui ! Tu ne peux pas dire ça, je tiens à toi plus que ma propre vie.
- Alors parle moi putain ! Je sais pas explose ! Dis moi ce qui ne va pas ! Dispute moi je sais pas mais parle ! Ressens quelque chose, partage le moi qu'on en finisse avec cette gêne !
- Je ne sais pas quoi dire.
Et c'est vrai. j'ai toujours appris à ne jamais ménerver et à rester silencieux. Il me demande le contraire. Je suis perdu.
- Commence par me dire ce que tu ressens par rapport à nous.
- Je sais pas, je suis juste confu et...gêné je suppose. Je ne veux pas te perdre en tant qu'ami mais dès que je te regarde je pense à cette soirée.
- Moi aussi.
- Ah.
- Tu es vraiment un handicapé des sentiments c'est fou, soupire-t-il en se rasseyant à côté de moi.
- Si tu le dis.
- Pourquoi tu es parti comme ça ce matin là ?
- Je..., j'ai eu peur je pense. Tu...ressens les émotions toi, j'avais peur de te voir pleurer ou crier à cause de moi, à cause de ce que j'avais fais.
- De ce qu'on a fait. On était deux. Abruti. Et c'était stupide de partir comme ça. On a gâché presque deux mois de notre vie.
- Je sais. Je suis désolé, je te promets de faire des efforts et que tout redeviendra à la normal. Maintenant dis moi pourquoi tu étais en train de pleurer.
Il souffle en levant les yeux au ciel avant de commencer.
- Mes parents déjà, ils me saoulent avec mes notes elles se sont améliorés donc ils me laissent tranquille mais ils me mettent une grande pression, c'est épuisant. Ensuite j'ai tellement peur du futur bordel, je ne veux pas grandir, je ne veux pas passer de voir tout le monde tous les jours à une fois tout les deux mois, je ne veux évoluer, je ne veux pas grandir.
- Mais on est obligés.
- Je sais. Mais c'est horrible.
- Je serai toujours la moi.
- Et puis il y a toi, tu étais tellement distant, je pensais réellement t'avoir perdu et c'était vraiment, hyper, douloureux. C'est comme si j'avais perdu tout mes sens. Comme si j'avais tout perdu en quelques secondes à peine.
- Je suis désolé. Ça ne se reproduira plus.
Je me tourne vers lui alors que nos jambes pendent dans le vide au dessus de la mer, pose ma main sur la sienne attirant son regard dans le mien et souffle:
- Je ne peux pas te donner le monde, mais je peux te donner le mien.
Et c'est ce que je fis dans le futur cachant les recoins sombres de mon monde pour lui offrir de la joie constante.
À partir de ce moment, je me suis promis de ne plus jamais lui faire de mal en étant distant avec lui ou en lui exposant mes problèmes.
—--
On a atteint la fin des flash back ! Prochain chapitre dans le réel du coup c'était le dernier !
Vos avis ?
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quicswallowww
Bye bye
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Les ombres du lendemain
Romance"Je crois qu'à l'instant où tes yeux ont rencontré les miens, mon âme t'appartenait déjà " Leur rencontre s'est faite un jour de pluie, leur histoire sera-telle faite de pluie elle aussi ? Timothé et Louis, deux âmes sœurs, une âme dans deux corps...