Élevée pour tuer.
Layana est devenue l'une des tueuses à gage les plus redoutées du pays. Froide. Précise. Intouchable.
Jusqu'au jour où tout bascule.
L'homme qui l'a élevée... lui a menti toute sa vie.
Manipulée depuis l'enfance, Layana va devoir c...
- Vous ne pensez pas que c'est un peu trop tôt pour vous envoyer en l'air ?
Vous savez ce qu'il y a de pire quand vous êtes amis avec un débile profond ? Ce sont ses remarques incessantes et ses blagues totalement débiles, face à mon regard, il lève les bras en signe d'innocence, fatigué par ce manque de maturité, je finis par prendre place sur le fauteuil, tout en basculant la tête en arrière.
- On y va quand ?
Je reporte mon attention sur Layana, elle me regarde intensément, attendant une réponse.
- Partir où ?
- Ne fais pas comme si, Livia m'a dit que tu avais trouvé des informations.
- Tu n'es pas en état de participer à cette mission.
- Tu n'es dans aucun cas qualifié à me dire si je suis en état ou pas.
- J'ai dit, tu ne viens pas.
Elle se rapproche de moi rapidement, se maintenant aux objets aux alentours, met ses mains de part et d'autre de mon corps, son corps au-dessus du mien. Nos têtes à quelques centimètres l'une de l'autre, j'appuie ma tête sur le bord du fauteuil de sorte à rapprocher mes lèvres des siennes, elle commence à parler, mes yeux fixent ses lèvres.
- Je vais venir, que tu le veuilles ou non. Sans moi, tu serais encore en haut de cette falaise.
J'approche ma bouche près de son oreille.
- Sans moi, tu serais morte dans ce lac.
- Sans moi, tes douches seraient beaucoup moins excitantes.
Elle rapproche à son tour, sa bouche de mon oreille, pour me chuchoter.
- Tu as oublié que ma chambre est à côté de la tienne, tes murs sont très mal isolés, je t'entends gémir mon nom. Je suis sûr que tu imagines mes mains sur ton corps...
Elle laisse traîner son doigt le long de mon bras.
-....ma bouche sur ta peau.
Et elle reprend sa place comme si de rien n'était.
- Ça va, Emy ? Tu es tout rouge.
Je me lève et regagne mon bureau encore chamboulé par cette Grecque à l'ardeur brûlante.
Layana
Satisfaite, je m'assois sur le canapé, les autres me regardent cherchant à comprendre ce qu'il vient de se passer, quant à Emylio lui devient de plus en plus rouge, alors que Tilio lui fait une remarque par rapport à ça, il se lève et quitte la pièce.
- Je ne veux même pas savoir !
Sur ces paroles, Maria part en amenant sa fille avec elle, les garçons explosent de rire tous les deux à leurs tours.
- Je ne l'ai jamais vue aussi gênée.
Je m'éclipse à mon tour et rejoins le rouquin, assis à son bureau, la tête entre ses mains, il semble totalement désemparé.
- Je ne pensais pas que ça te mettrait dans un état pareil.
Son regard brûlant dans le mien encore une fois, je me perds dans ses yeux gris tellement clair, je n'ai jamais vu cette couleur sur qui que ce soit.
- Comment ?
Je lève un sourcil, lui faisant comprendre que je ne vois pas où il veut en venir.
- Comment t'arrive à me faire bander rien qu'avec une simple phrase ?
- Ho, tu sais, je suis doué pour pas mal de choses.
Il se rapproche rapidement de moi, son corps contre le mien, je ne peux que confirmer ce qu'il vient de dire.
- Dieu seul sait ce que j'ai envie de te faire, là, maintenant.
- Mais tu ne feras rien, parce que il ne passera jamais rien entre nous, t'as oublié ?
Énervé de ma remarque il se rapproche de moi et pose ses mains sur mes hanches, trois coups se font entendre, trois petits coups à la porte.
- Tonton, Laya, maman, m'a demandé de venir vous chercher.
Je reprends mon souffle que j'avais retenu sans m'en rendre compte. Une fois qu'il a repris constance, il ouvre la porte et s'adresse à la petite princesse devant nous.
- Qui a-t-il ?
- Maman a dit qu'il fallait que je vous empêche de vous tuer.
Je me place au côté d'Emylio me montrant aux yeux de Livia.
- Tu peux dire à ta mère que ce n'était pas dans nos projets, du moins pas en cet instant.
La petite contente de ma réponse repart en sautillant, lui, referme la porte et va s'installer à son bureau.
- Bon, tu me voulais quoi ?
- Seulement avoir les informations sur notre prochaine mission.
Emylio, son regard transperçant, me répond.
- Donc, je viens.
- Je ne te sauverai pas deux fois.
- Moi non plus.
Un léger sourire prend rapidement place sur son visage, s'effacent tout aussi rapidement, mais pas assez pour que je ne le remarque pas.
- Allez, dégage de là.
- C'est si gentiment demandé.
Je finis par sortir de moi-même évidemment, de ce bureau, rejoignant les autres.
- Alors ?
- Alors quoi ? Évidemment, j'ai eu le dernier mot.
Après avoir passé le reste de la journée à préparer la prochaine mission, on se retrouve tous à partager un repas, nous rappelant qu'avant tout, ce qui compte le plus, c'est la famille et non la vengeance. Je pourrais me sentir comme un intrus au milieu de ses amis et membre de la même famille, mais non, ils me l'ont fait sentir, ils me l'ont dit, à présent, je fais partie de leur famille, aussi simplement que ça l'est.
- Laya, dit, tu restes avec nous pour toujours ?
Tout le monde se concentre sur la réponse que je vais donner à cette petite perle d'amour, je lui réponds donc aussi sincèrement que je peux.
- Aussi, longtemps, que je pourrai, je resterai.
Ma réponse a l'air de lui suffire, vu qu'elle se concentre sur son assiette, toute joyeuse, Maria me sourit, m'indiquant que j'ai donné la bonne réponse, je ne ferai pas de promesses que je ne pourrai tenir, mais je n'ai aucune envie de partir.
Quelque semaine passe durant lequel je me repose et m'entraîne pour retrouver la forme que j'avais avant de venir ici. Maria s'entraîne avec moi de temps en temps. J'évite Émylio autant que je peux son attitude contradictoire me fatigue au plus au pont, je préfère donc ne pas le voir.
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Émylio
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