Suite à l'audience, Louisa décide d'inviter tout le monde chez elle pour fêter la défaite. C'est totalement contre-intuitif et illogique, je le conçois, mais on peut dire qu'on fête plutôt le bon déroulement du plan et la retombée de la pression.
Sont conviés Flavie, le trio composé de Luc, Charlotte et Océane (malgré la jalousie de Louisa à son égard) et Maria et Victor du cabinet.
Je sens un certain malaise entre les différents « clans ». Entre Louisa et son assistante, mon trio d'amis et mes collègues du cabinet, personne ne se connaît. Je décide donc de présenter chacun à toute l'assemblée de manière humoristique pour détendre l'atmosphère. Par exemple, je ne manque pas de vanner la façon de parler de Luc, parfois déplacée. Les présentations ont l'effet escompté et l'ambiance se décontracte enfin. Il faut dire que les verres de vin rouge et les pintes de bière consommés sans grande modération ne doivent pas non plus y être étrangers.
Tandis que d'un côté le duo Charlotte et Océane est en pleine discussion avec Flavie, de l'autre côté Luc et Victor chantent à pleins poumons sur les Lacs du Connemara de Michel Sardou. C'est donc le moment parfait pour Louisa et moi de nous éclipser.
Je l'aperçois subtilement fuir vers les escaliers, je lui emboîte alors le pas, tout aussi discrètement. À chaque étage, je pense que son ascension est enfin terminée mais elle continue à grimper et grimper, tout en prenant soin d'éteindre les lumières derrière elle. Désormais au dernier étage, je suis assuré qu'elle ne montera pas plus haut.
Nous nous enlaçons. Cette étreinte est très profonde, j'arrive à percevoir dans la façon dont nous nous serrons tout le manque que l'un a perçu de l'autre durant ces derniers jours. C'est tellement difficile de se voir et de devoir cacher sa relation au grand public.
Puis au fur et à mesure, la tendresse s'efface pour laisser entrer en scène le piment qui caractérise notre relation. Son visage, collé à mon torse, glisse bientôt le long de mes abdominaux, jusqu'à s'arrêter à l'extrémité basse de mon bassin.
Dans le même temps, son centre de gravité s'abaisse également, au point où ses genoux sont désormais en contact avec le sol. Elle me regarde d'en bas, les yeux vers le ciel, le menton collé à ma ceinture, silencieusement, en se mordant les lèvres, comme à son habitude.
Sans un mot, elle prend peu à peu de la distance avec moi et la chaleur de son corps collé au mien est remplacée par la torridité et l'impétuosité de ses mains qui remontent le long de mes jambes. Maintenant parvenues au niveau de ma ceinture, elles s'attellent à l'enlever. Ses mains si fines et d'apparence si frêles n'ont aucun mal à la défaire, guidées par une intense volonté.
Comme elle l'a appris, à ses dépens d'ailleurs, sa bouche s'approche prudemment du bouton de mon pantalon pour défaire le défaire, et sans reculer, délier ma braguette. Ses mains entrent de nouveau en action pour baisser mon pantalon et mon boxer tout juste ce qu'il faut pour que mon sexe soit dehors.
Elle reprend sa place, agenouillée, ses fesses reposant sur ses talons et elle met ses mains derrière son dos. Elle me regarde fixement en bougeant légèrement la tête, comme pour me demander muettement l'autorisation de me satisfaire.
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Vous savez ce que je veux maître...
- Absolument pas.
Elle a l'air dépitée par mon stoïcisme à l'égard de la situation. De mon côté, j'en joue et je suis plutôt amusé.
- J'aimerais pouvoir... vous sucer maître.
Je feinte d'être surpris, ce qui la fait assurément sourire, elle sait que je rigole avec elle.
- Alors suce-moi, mais fais-le bien, soumise.
J'aime ces moments où l'on arrive à être complices tout en ayant cette relation de subordination. Je pense d'ailleurs que c'est ce que je préfère, ressentir l'amour à travers la domination, et non seulement le plaisir.
Aussitôt ces mots prononcés que Louisa se rue sur son dévolu. Ses lèvres bien rouges entourent désormais ma queue, que je ne peux même plus distinguer tellement elle est profondément enfouie dans sa gorge. Son regard est uniquement concentré sur son action, la vue plongeante que j'ai d'elle est magnifique.
Si je devais la décrire en un mot quand je la vois ainsi, ça serait majestueuse. J'ai toujours du mal à comprendre comment un être à la beauté divine peut être ainsi agenouillé devant moi. Ce sentiment de puissance et de confiance est indescriptible.
Son gloss rouge s'efface au fur et à mesure que la salive accumulée lors de ses gorges profondes passe sur ses lèvres. Doucement, elle extrait ma queue de sa bouche et opte pour plus de délicatesse. Pour ce faire, elle m'embrasse les testicules ou encore me lèche délicatement le gland.
Alors qu'elle comprenait de mieux en mieux les zones qui m'étaient les plus érogènes et se concentrait dessus, nous sommes interrompus par un bruit de craquement dans les escaliers.
Instinctivement, elle se révèle et essuie ses lèvres. De mon côté, je remonte ce qu'elle avait baissé. Puis... nous restons statiques, à l'affût du moindre bruit. Finalement, d'autres craquements se font entendre, à l'étage du dessous, ça signifie qu'il y a quelqu'un dans la chambre ou la salle de bain. Puis quelques secondes plus tard, le bruit de l'écoulement de l'eau contre l'évier nous aiguille sur la localisation précise de la personne. Peut-être se lave-t-elle les mains après être passée aux toilettes.
Toujours est-il que cette personne a forcément remarqué notre absence et a dû entrevoir le faisceau de lumière de la bibliothèque en haut des escaliers du fond de la chambre. Elle se doute alors que nous y sommes. Ainsi, sans un mot, je fais comprendre par quelques soudains gestes à Louisa, notamment en lui montrant son bureau et les sièges, que nous devons faire comme si nous étions dans une discussion somme toute normale.
- Très bien maître, dit-elle d'une voix forte, donc à combien estimez-vous nos chances de gagner en appel ?
- Madame Decherf, je pense honnêtement qu'avec les éléments que je vais donner, nos chances de victoires sont très minces, pour ne pas dire inexistantes. Elles seront cependant de 50% devant la Haute juridiction qu'est la Cour de cassation.
- Très bien, vous avez mon entière confiance Maître Martinez. Maintenant si vous le voulez bien, il nous faut redescendre pour retrouver le reste des invités.
- Naturellement.
L'aisance avec laquelle nous avons su créer de toute pièce cette fausse conversation me surprend. Peut-être avons-nous un avenir dans le cinéma, les jeux d'acteur, ou peut-être le théâtre.
En descendant, nous nous apercevons que c'est finalement Flavie qui frotte hargneusement une tâche sur son haut. Sans aucune parole, nous nous dirigeons vers le rez-de-chaussée.
La soirée suit son cours et vers 1 heure du matin, je repars avec Océane et Charlotte pour ne pas les laisser rentrer seules. Vu l'état de Luc, je pense qu'il est plus prudent que je m'en charge. Je demande à Louisa de bien vouloir le laisser dormir sur son canapé et de ne surtout pas le laisser reprendre la route dans cet état.
Les filles enfin raccompagnées et les huit étages de mon immeuble gravis, il est maintenant 2 heures et demie. Il est plus que temps de me coucher. J'envoie un message rapide à Louisa pour lui souhaiter bonne nuit, et m'endors sans tarder.
Le lendemain matin, je suis réveillé par la sonnerie d'un téléphone. C'est bizarre, mon portable est toujours en mode « ne pas déranger » la nuit et je n'ai mis aucun réveil. C'est mon portable professionnel !
Louisa... ça doit être urgent, je décroche et l'entends larmoyer à l'autre bout du fil.
- Qu'est-ce qu'il y a Louisa ?
- Regarde tes messages, je t'en supplie...
Je déverrouille mon portable personnel et découvre des captures d'écran que m'a envoyé Louisa quelques minutes auparavant. C'est une conversation avec Flavie, qui lui dit :
Louisa hier je vous ai surpris dans ton bureau, j'ai la vidéo, tu peux vérifier par toi-même je vais te l'envoyer. Tu mérites que je te mette à genoux et que je te fasse me supplier de pas la faire tourner. À partir d'aujourd'hui tu vas gentiment faire tout ce que je te dis si t'as pas envie que je la fasse tourner sur tous les réseaux. On est ok ma puce ?
Ce message, rédigé dans un français peu éloquent, est bien suivi par une vidéo, je ne peux pas en voir le contenu, mais sur la miniature de celle-ci, on vient bien Louisa agenouillée devant moi, ma queue dans la bouche.
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Mienne
Fiksi UmumLouis est en apparence un avocat novice, à la vie monotone et inintéressante. D'abord au service des avocats plus expérimentés, un dossier très important va lui être confié. Sa première cliente, Louisa, va bouleverser sa façon de vivre en lui faisa...
