Bayezid regrette d'être parti seul en pleine nuit. Le garçon avance en essayant de faire attention où il pose ses pieds. La lumière de la lune est sa seule alliée à ce moment là. Le garçon serre les mains dans les poches de son kaftan en priant pour retourner au palais rapidement.
Il espère être sur le bon chemin.
Bayezid n'a pas réussi à avoir son cerf. Pour dire vrai, il n'a vu aucun animal en chemin. Il a seulement entendu des hurlements de loups au loin. La nuit est silencieuse. Il est le seul à générer du bruits notamment en marchant sur des brindilles ou des feuilles mortes.
Bayezid se promet à chaque centaine de mètres qu'il ne retentera plus une aventure de la sorte.
La nuit commence à entrer sous son kaftan. Le garçon a froid. Il claque des dents tout en essayant de se donner du courage à avancer.
Il ne comprend pas pourquoi il n'est pas encore arrivé au palais. Normalement depuis le temps qu'il marche, il devrait déjà être arrivé.
C'est alors que le Shezade aperçoit la lumière d'une lampe torche au loin. Le garçon sourit tout en accélérant le pas. Il se dit que la libération est proche.
Quel est son étonnement lorsqu'au lieu d'arriver au palais, il se retrouve dans un camp d'hommes habillés tout en noir. Les individus se tournent vers lui en le voyant. Ils portent des turbans noirs sur leur tête et leur visage est à moitié caché par un foulard recouvrant leur bouche.
Bayezid a un mouvement de recul et tente de se justifier :
– Excusez-moi, je me suis trompé...
Il va pour partir mais l'un des hommes lui barre la route en posant ses mains sur ses hanches. Bayezid lève la tête pour le voir et manque de tomber en arrière.
– Qui es-tu gamin ? Demande un homme derrière lui avec une voix grave.
– Je suis le Shezade Bayezid, répond l'enfant avec une voix qu'il espère confiante, je me suis perdu dans la forêt.
L'homme face à lui hausse les sourcils par surprise en entendant le mot « Shezade ». Il se penche en avant pour regarder l'enfant de près. Ses yeux tombent alors sur une broche en or accrochée à son turban bleu nuit. L'homme tend sa main pour la toucher mais Bayezid l'en empêche.
– Ne me touchez pas !
L'homme esquisse un sourire avant de s'adresser à ses compagnons :
– Je crois que nous avons trouvé notre monnaie d'échange les amis !
Bayezid se retrouve alors encerclé par trois hommes qui lui attachent une corde autour des mains avant de l'asseoir. Ses pieds sont par la suite menottés. Le Shezade regarde ses ravisseurs avec inquiétude.
– Qui êtes vous ? Qu'allez vous me faire ? Vous ne pouvez pas me faire du mal ! Je suis le fils du Sultan Mehmet ! Crie le garçon en essayant de se débattre.
L'homme qui avait voulu toucher sa broche s'approche de lui et se met à sa hauteur avant de lui dire :
– Nous ne reconnaissons pas le Sultan Mehmet, nous voulons être dirigés autrement. Grâce à toi, ton père va devoir céder à nos revendication s'il veut te retrouver vivant.
Une corde est alors placée dans sa bouche pour l'empêcher de parler. Bayezid se dit qu'il aurait vraiment dû rester au palais.
– On lève le camp, annonce alors celui qui semble être le chef du groupe.
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Sultane
RomanceLorsque Selena est arrachée à sa famille par des cavaliers de l'Empire Ottoman, elle ne s'attend pas à ce que le destin lui réserve. Timide et innocente, la jeune femme devra mûrir pour se faire une place parmi les autres concubines et protéger sa n...
