Rotimi feat Wale
Quand je me réveillai, la nuit était tombée sur l'île espagnole, et je me trouvais seule dans la chambre. En m'étirant, je ne pus m'empêcher de partir à la recherche des traces de morsures et des bleus que Max avait laissés sur ma peau. Un sourire idiot vint se figer sur mon visage. Nous avions couché ensemble. Max et moi avions couché ensemble.
Je refusais de laisser la part de moi la plus défaitiste prendre le contrôle de mon humeur. Il n'y avait plus de retour en arrière. Maintenant que nous avions couché ensemble, Max et moi ne pourrions plus cacher l'attraction entre nous.
J'avais lancé une pièce, et elle allait tomber d'un côté ou de l'autre. Le cœur brisé ou réparé.
Dans un coin de la chambre, je repérais ma valise ainsi que mon sac à main, ce qui me poussa en direction de la salle de bain. Je repoussais peut-être intentionnellement le moment de découvrir de quel côté la pièce était tombée. Je voulais apprécier la légèreté qui s'était emparée de mon corps. Le calme dans mon esprit.
Je pris une douche rapide, regrettant de me débarrasser de l'odeur de la peau de Max sur la mienne. Regret de courte durée quand je sentis celle de son gel douche m'envelopper.
Une fois habillée, je m'aventurai en dehors de la chambre à la recherche du pilote. J'empruntai les escaliers à proximité, imaginant que nous nous trouvions dans un duplex, et suivis la voix familière de Jos quand je l'entendis :
— Jos, dis-je en pénétrant dans le salon.
Installé dans un grand fauteuil face à moi, son visage se tourna dans ma direction, m'observant avec un air inquiet. Presque paternel ?
— T'es réveillée, dit-il en se redressant avant de traverser l'espace entre nous pour me prendre dans ses bras. Tu nous as fait une belle frayeur.
— Je suis désolée, je n'aurais pas dû appeler.
J'étais encore gênée d'avoir appelé Max. Il avait sans doute des choses à faire. Je n'aimais pas la sensation d'être un frein.
— N'importe quoi, répliqua-t-il. Si tu as besoin de quoi que ce soit et que tu n'arrives pas à joindre Max, tu m'appelles.
Je le remerciai, et il ajouta :
— J'ai rendu la voiture à ton amie. Elle était très inquiète à ton sujet, alors je lui ai dit que tu étais avec Max.
L'évocation de Chloé fit surgir un autre ingénieur dans mon esprit.
— John ?
— Ne t'en fais pas, répondit-il en déposant une main sur ma joue. Je veux simplement que tu te remettes.
La sollicitude dans sa voix était comme un baume sur mes blessures, sur ma solitude. L'attention qu'il me portait était paternelle, ce n'était pas une vue de mon esprit.
Je ne savais pas quand, depuis que nous avions renoué, j'avais commencé à faire confiance à Jos. La vérité était pourtant sous mes yeux. Il avait été ce qui s'était rapproché le plus d'un père dans ma vie. Le perdre en même temps que Max, en même temps que mon père biologique, avait contribué à la peine dans mon cœur.
Secouant positivement la tête, j'aperçus enfin Max assis sur le canapé.
Son dos était figé dans une tension palpable qu'il projetait en vagues autour de lui.
Le mauvais côté de la pièce.
Ok. Il fallut moins d'une demi-seconde à mon cerveau pour évaluer toutes les explications possibles à son comportement, avec en tête de file le regret. Dans le cas contraire, il m'aurait au moins souri. Mais non, rien, il ne m'avait même pas adressé un regard.
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Muse
Fiksi Penggemar-Je souhaiterais que toi et Max vous remettiez ensemble. Ce n'est pas comme ça que commence cette histoire. Elle commence, quand j'avais douze ans. Quand j'ai rencontré un petit garçon qui m'a fait part de son rêve de devenir pilote de formule 1. C...
