Poudlard 1976 ;
Andromeda Black.
Narcissa Black.
Sirius Black.
Regulus Black.
Cassiopée Black.
Ted Tonks.
Lily Evans.
Remus Lupin.
James Potter.
Evan Rosier.
Ils sont jeunes, ils se sentent puissants et ils ont l'impression d'être les rois du mon...
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Étendue sur la pelouse près du lac noir, j'observais les étoiles. Cassiopée dans le ciel, si libre et si brillante. Bien plus lointaines, se trouvaient Sirius, Regulus et toutes les autres étoiles qui avaient inspiré les noms des membres de ma famille.
Un mois. C'est tout ce qu'il nous restait à passer à Poudlard avant d'être diplômés. Un mois. Trente-et-un petits jours seulement.
Narcissa était toujours prisonnière de notre horrible famille dans le manoir Malefoy. Andromeda avait fondé son propre foyer, et elle était enfin heureuse. Bellatrix n'avait plus donné signe de vie depuis plusieurs semaines déjà. Regulus et Sirius passaient leur temps ensemble à la chasse aux Horcruxes, en quête d'un moyen de les détruire et de mettre fin à cette guerre. Les autres choisissaient des camps dans le conflit, certains se rapprochant alors que d'autres s'éloignaient drastiquement.
« J'ai peur de ce qui va se passer quand on va partir Cassiopée. Qu'est ce qu'on va devenir ? - Nous tous ? je demandais - Nous deux. Je ne veux pas avoir à te dire au revoir. Mon monde entier a gravité autour de toi pendant dix ans, je ne supporterais pas de te perdre. plaida Evan - Tu ne me perdras pas. On a pas à se dire au revoir, parce qu'on va s'en sortir. On va tous s'en sortir. j'affirmai avec résolution - Tu n'as jamais su mentir. répliqua-t-il, ses lèvres s'étirant en un sourire triste - Je sais mentir, simplement pas à toi. je lui répondis, sans oser croiser son regard - Je sais. »
Il me fixait doucement, attendant que j'accepte de le regarder, pour qu'il lise en moi comme il avait toujours su le faire, mais je gardai les yeux obstinément fixés vers le ciel.
« J'ai acheté une maison. À Edinburgh. - À Edinburgh ? Une maison ? je répétais, en mélangeant les syllabes dans ma tête pour les rendre moins douloureuses - Une maison à Edinburgh, avec un étage et un potager sur la terrasse, avec un grand studio d'art, vide, pourvu d'une baie vitrée qui fait face à toute la ville. Il y a une cuisine, deux salle de bain, plusieurs chambres, une salle à manger et un salon, un grenier avec un velux. Un poêle au milieu du salon qui n'attend qu'à accueillir une ribambelle de tapis bleus et des dizaines de cadres vides qui attendent qu'on y place des peintures. Il y a des chambres d'amis, suffisamment pour en transformer une en nursery, un tourne disque, et tellement de pièces qui doivent être meublées. il énuméra en souriant - Est-ce que... ? j'hésitais - Tout ce que je dis, c'est que c'est une grande maison, et que j'ai peur de m'y sentir un peu seul. Je n'ai jamais eu beaucoup d'affinité avec la décoration d'intérieur et j'ai peur de m'y perdre. Et par hasard, j'ai fait faire trois trousseaux de clés, je crois que l'un d'eux se trouve en ce moment même sur ton lit, dans ton dortoir de la Tour des Serdaigles. Tu verras ce que tu veux en faire. il répondit à ma question sans que j'ai eu à la poser, tout en continuant de sourire - Alors... je verrais ce que je veux en faire. je dis - C'est ça. Tu décideras, tu as toute la vie pour le décider. La maison sera toujours là quand tu seras prête. Et si tu ne l'es jamais, elle attendra. Elle attendra toujours. »
Je t'attendrais toujours, ses yeux semblaient vouloir dire, et j'avais envie de répondre la même chose, mais les mots se coincèrent dans ma gorge et brûlèrent ma langue, avant de s'évaporer dans l'air sans que je ne puisse les prononcer.
C'est ce moment que choisit mon cœur pour envahir ma raison et ma tête en faisant une percé stratégique vers mon cerveau.
« Peut être que j'y ferais un tour après la remise des diplômes alors. J'aime beaucoup Edinburgh, j'aimerais bien y retourner. je murmurais dans un souffle - Je sais. Tu... tu me diras quand tu voudras passer en ville, je ferais en sorte d'être présent. Je ne voudrais pas te manquer. il me demanda, les yeux suppliants - Tu vas pas déménager là-bas ? je questionnais Evan - Pas tout de suite, je te rappelle que la maison n'est pas encore aménagée. J'irais y vivre quand elle le sera. Et pour ça j'ai besoin d'un peu d'aide. il expliqua, l'air de savourer chaque mot qui s'échappait de sa bouche - Je vois... »
C'était la première conversation qu'on avait depuis presque un mois. Je ne pouvais pas me permettre d'impliquer Evan dans le pacte que j'avais conclu avec mes frères, hors je savais que si je me rapprochais de lui je ne serais pas capable de lui mentir sans que ça me ronge.
« Alors que je te verrais peut être plus tard ? - Peut-être. »
Evan s'éloigna, les mains dans les poches, mais avec une mine heureuse. Je restais plantée là encore un long moment en me demandant comment j'allais pouvoir le sauver tout en sauvant le monde, et si le moment venu, je serais capable de choisir entre lui et le monde sans penser égoïstement.
« Cassie ! »
Je me tournais, pour voir James Potter marchant vers moi, un de ses verres de lunettes fissuré, les cheveux emmêlés et la chemise froissée, alors qu'il affichait un des immenses sourires lumineux dont il avait le secret.
« Tout va bien ? Ça fait un moment qu'on a pas eu l'occasion de discuter. - Je... j'ai connu mieux. Mais je crois que là tout de suite ça va un peu mieux. - C'est bien ça. Je sais que tes frères et toi vous bossez sur votre grand projet top méga secret, mais... tu sais que je suis toujours là pour parler, hein ? Ou juste aller prendre une Bièreaubeurre si tu préfères, ça m'est égal Cassie. Je suis là pour toi, et je suis pas prêt de partir, ça c'est sur. »
Il éclata de rire et m'arracha à moi aussi un sourire attendrit.
« Évidemment, sinon qui est ce que j'humilierais au Quidditch si t'étais pas là ? - Cassiopée Hydra Black comment oses tu ?! Tu cherches la guerre ou quoi ? - Peut être bien... »
Il plissa les yeux, méfiants, et me tira la langue comme un gamin.
« En tout cas, y'a au moins une chose qui changeras pas Jamesie. - Ah ouais et quoi ? - Mon équipe de Quidditch démolira toujours la tienne ! »
J'éclatais de rire en prenant la fuite alors qu'il partait à ma poursuite en proférant quelques viles injures.