52 - packing

40 2 9
                                        

Assise au bord de mon lit à baldaquin, je poussais un soupir attristée

Oups ! Cette image n'est pas conforme à nos directives de contenu. Afin de continuer la publication, veuillez la retirer ou mettre en ligne une autre image.


Assise au bord de mon lit à baldaquin, je poussais un soupir attristée. Mes valises par terre étaient remplies à ras bord, mes tableaux soigneusement enroulés ou empaquetés, mes livres triés par ordre alphabétique et mon balais rangé dans son étui. Autour de moi, les bagages d'Alice étaient fermés et son niffleur rodait autour de sa cage en lui jetant des coups d'oeil méfiants. Certaines affaires de Marlène traînaient encore sur son lit et sur le sol, sa malle renversée, et ses vêtements froissés avaient été fourrés à la va vite à l'intérieur. Pandora avait enroulé les sept tapis qu'elle avait amené dans notre dortoir chaque année, et avait posé ses valises par dessus, presque finies.

Demain aurait lieu notre cérémonie de remises de diplômes, et le lendemain matin nous nous trouverions tous sur le quai pour dire définitivement au revoir à Poudlard. Ce château avait été ma maison pendant sept ans, et j'allais devoir lui dire adieu pour toujours. C'était la fin. D'un coup de baguette, je fermais mes bagages avant de me lever, sortir, et fermer la porte derrière moi. Le clic familier de la poignée m'interrompis, et je restais quelques secondes immobile devant mon dortoir, auquel on venait d'arracher sa décoration et son âme.

"Cassie !
- Salut Amos. je lui souris doucement
- Tu sais où est passée Emmeline ? Marlène et Pandora se sont lancée à sa recherche mais elle est introuvable, un vrai ninja cette fille. il s'enquérait, l'air las
- Non désolé, vous avez essayé la salle sur demande ? Elle va y traîner avec Dorcas pour fumer parfois.
- Je vais leur dire, merci Cassie."

Il partit précipitamment et je le regardais faire, interloquée. J'ignorais ce qu'elle avait bien pu faire mais ça devait être grave. Ça ne m'étonnait pas franchement, étant donné sa propension à se fourrer dans des situations foireuses qui ne manquaient jamais de lui attirer des problèmes.

Elle n'étais pas la seule dans ce cas, bien au contraire. Je me dois d'admettre que Marlène est bien la première à faire des bêtises et à agir sans penser aux conséquences futures. Ma meilleure amie avais été dotée d'une impulsivité maladive et partout où le chaos régnait, vous aviez de grandes chances de l'y trouver. Que ce soir les farces des Maraudeurs, les bêtises de la promo, ou les âneries des filles, vous gagneriez gros en pariant que Marlène McKinnon se trouvait en tête de peloton.

Elle était tout le contraire de Pandora, à la nature si calme et posée. Panda aimait l'aventure, mais une aventure dont elle pourrait s'émerveiller sans prendre le risque de recevoir un crochet du droit (contrairement à Marlie...). Ma coloc aux cheveux colorés étais une adorable excentrique qui voyait la beauté dans les endroits les plus sordides et improbables, qui prenait des décisions décalées et étranges qu'elle était la seule à pouvoir comprendre.

C'était sans doute pour ça qu'elle s'entendait aussi bien avec Sybille, aux tenues colorées et brillantes, qui avait des absences inexplicables lors de conversations anodines, et dont les yeux pétillaient de malice au moindre signe d'amusement. Elles s'étaient bien trouvées nos têtes en l'air adorées, il faut se l'avouer. Il n'était pas inhabituel de les retrouver éveillées à l'aube devant le lac pour observer les coucher de soleil, ou somnolentes devant le télescope de la salle commune, avec des livres d'astrologies sur les genoux et des légers sourires.

Et comment mentionner Sybille sans parler d'Aurora ? Elle était son double, sa moitié, son ombre, son amie, son amoureuse, sa destinée, son aimée. La fille aux yeux calmes et mystérieux, cachants ses secrets derrière d'innombrables connaissances et savoirs en tout genre. Miss Je Sais Tout derrière un voile de vérités inavouées, de sourires tristes et de nombreuses nuits d'ébriété dans le plus grand secret.

Et qui de mieux pour partager le dortoir de ce hibou d'Aurora que Lisa Zabini ? La fille aux cheveux de jais, la cousine de Zahara, qui rêvait de tranquillité, l'obsédée de peintures qui collectionnait les œuvres d'art inestimables comme un enfant collections les billes ou les cailloux. Celle dont l'esprit tortueux restait une énigme, qui méprisait presque autant les sangs purs que les nés moldus, dont la haine du genre humain transcendait les castes. Celle aux lacets toujours défaits, aux rictus fugaces et aux menaces à peine voilées.

Elle restait une énigme à décrypter, et la seule qui avait l'air de s'approcher un tant soit peu de la clé semblait être Emmeline. Emmeline qui n'avait peur de rien ni de personne, pour qui le mot "impossible" était un défi à son encontre et qui bravait sans cesse les interdits. Je n'avait à ce jour rencontré personne qui mentait avec autant d'aplomb qu'Emmy, elle pouvait vous regarder droit dans les yeux et vous promettre monts et merveilles si l'envie l'en prenait. Mais ce qui faisait surtout d'Emmy ce qu'elle était, c'était sa gentillesse inépuisable.

En cela, elle n'était pas très différente d'Alice, qui rayonnait littéralement partout où elle passait. Alice aurait fait sourire le plus affreux et méchant des trolls si l'occasion s'était présentée. Son arme secrète ? Ses fossettes et sa voix plus douce qu'un nuage. Elle cachais bien son jeu, parce que je puis vous assurer que ses sortilèges étaient aussi efficaces que son rire était communicatif, et que tout le monde s'y laissait aller.

On formait une belle petite bande de folles furieuses que la vie n'avais pas épargné, mais qui avais toujours su être présente les unes pour les autres. Que ce soit aux thérapies de groupes, aux matchs de quidditch, aux sorties a Pré au Lard ou même aux soirées arrosées, en nous regardant on ne voyait qu'un océan de bleu et d'argenté.

J'aurais confié ma vie a ces filles, et vive versa. À Marlène la spontanée, Aurora l'ambitieuse, Alice la loyale, Sybille l'excentrique, Lisa la renfermée, Pandora l'affable et Emmeline la rusée. Mes meilleurs amies, dont trois avaient été mes colocs pendant sept ans, mes ride or die, avec toutes leurs manies singulières, leurs attitudes extravagantes et leur bizarreries. Celles qui m'avaient soutenus contre vents et marées, mes éternelles confidentes.

Alors, avec un sourire naissant, je m'élançais à leur recherche, impatiente de les retrouver.

Vous avez atteint le dernier des chapitres publiés.

⏰ Dernière mise à jour : Jul 01 ⏰

Ajoutez cette histoire à votre Bibliothèque pour être informé des nouveaux chapitres !

Les Triplets BlackDes histoires addictives. Découvrez maintenant