46 - it's time to grow up and save the world

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C'était avec le cœur brisé que j'observais les yeux larmoyants d'Evan Rosier plongés dans les miens

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C'était avec le cœur brisé que j'observais les yeux larmoyants d'Evan Rosier plongés dans les miens.

« Est ce qu'un jour on aura le droit de s'aimer Cassiopée ?
- Un jour peut être...
- Mais pas aujourd'hui. »

Doucement, il passa une main sur ma joue en inspirant profondément.

« Je suis tellement désolée.
- Pas autant que moi. »

Et sans un mot de plus, il s'éloigna, les mains dans les poches, figure sombre d'un tableau déjà bien triste. Mais tout ce qui comptait aujourd'hui, c'était que je sauve le monde d'un mage noir maléfique. Moi, une fille de dix huit ans pas qualifiée, anxieuse, qui enchaînait les crises psychotiques, évidemment. J'avais envie de hurler au monde entier que quelque chose clochait clairement, mais ça n'allait pas vraiment m'aider.

« C'était vraiment nécessaire ? T'as brisé le cœur de mon meilleur ami, encore...
- Les seuls à qui on peut faire confiance pour stopper Voldemort, c'est nous trois.
- M'enfin c'est pas toi qui doit le ramasser à la petite cuillère après...
- Reggie, on change de sujet. »

Mes frères échangèrent un des regards indéchiffrables dont ils avaient le secret, avant que Regulus ne détourne les yeux.

« On est les trois seuls à être au courant pour les prophéties et les Horcruxes. Personne d'autre ne devra jamais savoir.
- Pandora sait pour les Horcruxes.
- Et Remus pour les prophéties...
- Ce sera les deux seules exceptions qu'on fera jusqu'à la mort, promettez.
- Promis.
- Juré.
- Craché. »

Je serrais la main de Sirius, puis celle de Regulus, un serment connu de nous seuls qui allait nous guider durant les prochaines années de nos vies.

« On va s'en sortir pas vrai ?
- Bien sûr que oui, si on a survécu à Walburga Black pendant 17 ans, c'est pas un petit mage noir de pacotille qui va venir à bout de nous. »

Alors je serrais fort mes deux grands frères dans mes bras et ils me rendirent la pareille comme lorsqu'on étaient enfants. Je les aimais plus que tout au monde, suffisamment pour les faire passer avant le garçon que j'aimais et suffisamment pour être prête à tout sacrifier pour les sauver. Parce que si j'avais à choisir entre eux et tout le monde sorcier, je n'aurais aucune hésitation.

Je n'étais pas une Poufsouffle, optimiste a en crever et espérer que tout le monde s'en sorte. Ni une Gryffondor, je n'avais certainement pas ce sens du sacrifice qui les poussait à faire passer une cause plus grande avant tout le reste.
Peut être que c'était vraiment dans les gênes des Black de se comporter comme des Serpentards finalement, peu importe la couleur de la cravate qu'on portait.

« C'est la fin, vous le savez, pas vrai ? Après ça, y'a pas de retour en arrière.
- On s'engage sur ce chemin en sachant ce que l'on risque Sirius, on l'a toujours su.
- Mais on nous on est pas des héros, juste trois ados d'une famille brisée qui essaient de survivre, et c'est déjà pas mal.
- Dans ce cas, que la conspiration commence. »

Je suivis Regulus et Sirius a l'intérieur de la Salle sur demande qui se referma derrière nous, faisant disparaître la porte pour que personne ne puisse nous suivre.
La première chose qui me frappa fut le mur recouvert de photographies et de feuilles en pagaille rassemblé par Regulus. Je remarqua ensuite la table au centre de la pièce pourvue de trois chaises, et ce qui était posé dessus.

« Alors on le fait vraiment ?
- Prête quand vous l'êtes.
- Ensemble. »

Je fus là première à placer ma baguette sur mon poignet en retenant une grimace furtive. Regulus suivit, et Sirius fut le dernier à faire apparaître l'encre sur sa peau.

Sur nos bras respectifs apparaissaient désormais des colombes stylisées, symbole de liberté, portant chacune un rameau d'olivier, symbole de paix et de victoire.

« Là on a intérêt à réussir parce que c'est hors de question et j'ai un tatouage qui est signe de rébellion si on perd, c'est la honte. »

Je laissais échapper un petit ricanement alors que Regulus s'asseyait sur un des sièges de velours autour de la table.

« Tu comptes nous dire ce qu'il y a dans le coffre super secret au centre de la table ou pas ? »

J'entrais dans l'esprit de Regulus pour en ressortir aussi sec.

« Regulus est-ce que c'est vrai ? C'est vraiment ce qui s'est passé ?
- Narcissa a réussi à me donner deux des Horcruxes, mais Lucius a découvert qu'elle avait disparu pendant quelques minutes, elle ne pourra plus utiliser la forme de communication qu'on avait pour s'enfuir.
- Tu veux dire que...
- Elle à utilisé sa seule chance de liberté en sachant ce qu'elle risquait, pour une cause plus grande. C'est à nous de faire en sorte de gagner pour la libérer et que ce sacrifice ne soit pas vain.
- Donc on a deux des Horcruxes en notre possession maintenant ? Et pourquoi tu ne les as pas encore détruits ?
- C'est pas aussi simple, j'ai utilisé tout les sorts de destruction qui existent et aucun n'a fonctionné. Même la magie de Kreattur n'a pas marchée. Ensuite, je ne sais pas comment marche la communication entre les Horcruxes et Voldemort. Si j'en détruits un et que ça l'affecte, il saura que quelqu'un cherche à s'en prendre à lui, et il deviendra plus méfiant, donc ce sera plus dur pour nous.
- Donc on les conserve ici le temps de trouver comment tous les détruire en même temps pour pas qu'il le sache ?
- C'est ça.
- Et le diadème ? Tu as du nouveau depuis l'énigme d'Helena ?
- Rien du tout et je m'y épuise.
- Dans ce cas, il te faut un regard neuf, je vais t'aider on va régler ça tout les deux. Cass on te tiendra au courant des progrès qu'on fait.
- Ça marche, moi je dois aller voir Sybille Trelawney et Pandora Lestrange, histoire de vérifier que je ne suis pas en train de devenir complètement folle.
- On va comprendre tes prophéties Cass, t'en fais pas, on trouvera d'où ça vient et avec le temps, on trouvera comment le contrôler.
- Je sais, j'ai toute confiance en vous deux.
- Alors c'est parti, allons sauver le monde. »

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