Chapitre 37

3.6K 370 25
                                        

Coucou tout le monde. Je sais que je me fais rare dernièrement mais j'ai quelques problèmes personnels et écrire n'est vraiment plus aussi facile qu'avant. J'essaierai toutefois de poster plus souvent. Merci de lire malgré tout. Bonne lecture! Bisou 

Quelques mois plus tard 

Le jour de ma sortie. Enfin.

Je n'ai jamais eu autant hâte de quitter un endroit. Ces derniers jours ont été durs, flous parfois, pleins de hauts et de bas. Mais ce matin, je me suis réveillée avec le cœur léger. L'idée de retrouver Amine, de sentir Ninou dans mes bras, de pouvoir à nouveau marcher à leurs côtés... c'est tout ce qui compte. Le reste n'a plus d'importance. J'ai rangé mes affaires calmement, chaque geste chargé d'un mélange d'impatience et de gratitude. Je me suis assise sur le canapé de la salle d'attente, mes doigts tapotaient nerveusement sur mon genou. Je n'attendais plus que le signal.

Et puis, je l'ai entendu :
« Madame Nisrine El Jenadi, votre mari est là. »

Mon nom. J'ai bondi, littéralement bondi du canapé, un sourire immense sur le visage. Mon cœur battait la chamade. J'ai marché jusqu'à l'entrée... et là, je l'ai vu.

Amine.
Toujours aussi beau, toujours aussi sûr de lui, avec ce petit quelque chose dans le regard qui me fait fondre à chaque fois. Il se tenait là, droit, solide, avec Ninou dans les bras. Ma Ninou. Ma petite merveille. Mon cœur s'est dilaté, s'est envolé. Je n'ai pas réfléchi, j'ai couru. Couru vers eux comme si c'était la première fois que je les voyais, comme si mon âme retrouvait enfin sa place.

Je les ai pris tous les deux dans mes bras, fort, trop fort peut-être, mais je ne pouvais pas faire autrement. J'ai senti la chaleur de leur présence m'envahir. J'ai attrapé Ninou et l'ai serrée contre moi comme si ma vie en dépendait. J'en avais besoin.

Amine a souri en me regardant, faussement vexé :

- Je vois qui est la préférée ici... 

J'ai ri, les larmes aux yeux, et je l'ai attrapé par la nuque pour le forcer à se pencher.Je l'ai embrassé. Longuement. Intensément.

- Content maintenant ? 

- C'est juste pour me faire taire. 

Il a pris mes sacs et les a mis dans la voiture, pendant que moi j'installais soigneusement Ninou dans son petit siège, en m'assurant qu'elle soit bien attachée, bien à l'aise. Puis je suis montée à l'avant. Un moment plus tard, Amine est entré. Il s'est installé à côté de moi. On s'est regardés.

On n'a rien dit.

Mais il n'y avait rien à dire. Tout était là. Dans nos yeux, dans nos sourires.
Il a passé sa main doucement sur ma joue.

- Tu m'as tellement manqué. 

J'ai fermé les yeux sous son toucher, baissé un peu la tête, juste pour sentir encore plus sa paume chaude.

-Tu m'as manqué aussi. 

Il s'est approché et a commencé à couvrir mon visage de petits baisers, un, deux, dix, cent. J'ai éclaté de rire, un vrai rire, un de ceux qui viennent de loin, qui allègent tout. Puis je l'ai embrassé, longtemps, avec tout l'amour que j'avais gardé enfermé en moi ces derniers jours. C'était simple. Évident. Parfait.

On a enfin démarré. Une vingtaine de minutes plus tard, on était chez nous. Ma maison. Notre cocon.

Je suis sortie avec le bébé dans les bras pendant qu'Amine allait garer la voiture. J'ai ouvert la porte...

Et là...
« SURPRIIIIISE ! »

Tout le monde était là. Ma tante, mon oncle, ma cousine. Une grande banderole colorée :
« BIENVENUE À LA MAISON NISRINE »

Nisrine: RedemptionDes histoires addictives. Découvrez maintenant