[bonus final]

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𝐔𝐍 𝐏𝐄𝐔 𝐃'𝐀𝐌𝐎𝐔𝐑
= 𝐉𝐚𝐝𝐞 𝐌𝐨𝐧𝐭𝐢-𝐂𝐚𝐫𝐥𝐢𝐧𝐨

𝐔𝐍 𝐏𝐄𝐔 𝐃'𝐀𝐌𝐎𝐔𝐑= 𝐉𝐚𝐝𝐞 𝐌𝐨𝐧𝐭𝐢-𝐂𝐚𝐫𝐥𝐢𝐧𝐨

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Je détestais mon boulot.

Partir des bureaux avec la boule au ventre et une envie négative de revenir le lendemain, ce n'était pas vraiment ce qu'il y avait de mieux pour être bien mentalement. Et pourtant, je m'en voulais de me sentir aussi mal dans un endroit que j'avais tant convoité.

Bosser ici, c'était une chance inespérée et un réel privilège, surtout en tant que jeune diplômée. Je me souvenais avoir attiré des jaloux lors de ma cérémonie de remise de diplômes, en affirmant que j'avais été embauchée dans une des boîtes les plus prisées. Mais allez savoir pourquoi, je ne me sentais pas bien là-bas, clairement pas à ma place, et j'avais bien cru finir en pleurs dans les toilettes de l'immeuble.

À la place, je m'étais contenue, avais ravalé toutes mes larmes et, maintenant que je rentrais ma clé de maison dans la serrure, toute la pression négative remontait en flèche. En plus de ça, la porte n'était même pas verrouillée donc j'en déduisais que Mathieu était à la maison, alors que je pensais me retrouver seule chez moi pour pleurer un bon coup.

Du mieux que je le pouvais, je tentais d'inhiber à nouveau mon mal-être, et entrais dans l'appartement après avoir pris une grande respiration. Dans le salon à côté, j'entendais la voix hurlante des commentateurs, et devinais que Mathieu devait être en train de jouer à la console. Silencieusement, j'enlevais mes bottines qui m'avaient abîmées les pieds toute la journée, et sentais une boule se former dans ma gorge.

J'avais juste à traverser le salon pour atteindre ma chambre et m'effondrer sur le lit, en oubliant la mauvaise journée que je venais de passer au travail. Mais évidemment, rien ne se passait comme prévu.

- Oh bébé, je t'ai pas entendu arriver, me disait Mathieu, assis sur le canapé avec la manette dans les mains et les yeux sur la télé.

Il était à ma droite et ne voyait pas les larmes qui dévalaient le mont de mes joues sans un bruit. Je me pinçais violemment les lèvres pour ne pas craquer, et gardais la tête basse en avançant toujours vers notre chambre, sans répondre à mon blond.

- C'était comment le boulot ?

Et en une phrase, Mathieu avait réussi à ouvrir les vannes.

J'éclatais en pleurs sans m'arrêter et au moment où mon copain se levait brusquement du canapé, dans mon dos, je claquais la porte de la chambre en sanglotant bruyamment. Mes épaules tremblaient sous mes émotions et je revivais chaque instant de la journée d'horreur que j'avais vécu.

Déjà, quelques collègues s'étaient volontairement permis des commentaires sur ma tenue "un peu trop parfaite" et de mon air coincé.

S'en était suivie la pause déjeuner où j'avais tenté de sympathiser avec les gens qui travaillaient à mon étage, et qui s'étaient arrêtés de parler en me voyant arriver. Et je ne parlais pas de ma supérieure qui avait critiqué mes idées lors d'une réunion de brainstorming, dans l'après-midi.

𝘶𝘯 𝘱𝘦𝘶 𝘥'𝘢𝘮𝘰𝘶𝘳Où les histoires vivent. Découvrez maintenant