41/ "Une boule de feu géante"

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Si je suis incapable de bouger ce n'est certainement pas le cas des autres Fouines : les tirs fusent de tous les côtés, vrillent mes tympans, tentant péniblement de repousser nos assaillants. A mes pieds, Leho peine à respirer tandis que son sang s'écoule dans l'herbe de la jungle parisienne. Soudain, un éclair passe devant mes yeux et je vois Noam accroupi auprès de mon ancien ami. Comme un guérisseur aguerrit il presse la blessure avec ses mains tout en essayant de trouver par quel angle attaquer. Cette vision me rappelle d'horribles souvenirs et la blessure, pas encore cicatrisée de mon épaule me brûle. 

_ Swan ! Hurle brusquement le tueur en série en me faisant sursauter. Ne reste pas plantée là comme une grue, va me chercher la trousse de secours restée près du campement. Vite ! Sinon il va se vider de tout son sang. 

C'est comme si son ordre m'avait donné un coup de fouet et sortit de ma léthargie. Je me redresse et opine rapidement du chef avant de tourner sur mes talons. Là, je déglutis péniblement : la troupe de secours se trouve littéralement en plein milieu du champ de bataille, là où les échanges de balle me feront certainement ressembler à un gruyère. 

Avec un coup d'oeil pour Leho je retrouve du courage. Je ne peux pas le laisser mourir, certainement pas après tout ce qui s'est passé. Si je veux lui faire payer sa trahison, il faut qu'il soit en vie pour ça !

_ C'est partit, je murmure pour moi-même en sautillant sur place. 

Après avoir armé ma mitraillette, je la braque en direction des lignes ennemies et tire à vue. Dès que les premiers projectiles sont lancés, je bondis hors de ma cachette et continue de les inonder de tirs en poussant un cri rageur. Avec un rapide détours par un point stratégique pour me couvrir en cas de riposte, je plonge au milieu de notre campement et m'écroule littéralement sur la petite boite en fer marquée d'une croix rouge. Heureusement, les filles semblent avoir compris mon manège et envoient de nouvelles salves sur nos ennemis. 

Une fois que je suis en possession de la précieuse boite, je rampe en direction de Noam et Leho. Alors que je vais enfin les atteindre, mon regard est attiré par Nyco, accroupi derrière un arbre, et penché en avant sur un fusil impressionnant. 

_ Qu'est-ce que tu fous ? Je beugle pour couvrir le bruit des tirs. 

_ Tu verras bien, rétorque-t-il sans même lever le nez du sol. En revanche toi si tu restes là tu vas finir en cadavre.

Sympa merci, et m'aide pas surtout, je grogne pour moi-même avant de rejoindre enfin ma position. A peine suis-je arrivée que Noam s'empare de mon précieux butin sans même un regard pour savoir si je suis toujours entière. Il l'ouvre et se met à farfouiller, sortir des seringues et d'autres bandages, du fil à coudre, des agrafes, et tout un tas de babioles qui m'effrayent plus qu'autre chose. 

Sur Eden, le matériel médical était si avancé, si discret et si précis que les cicatrices de mon père ne m'avaient pas choquées. A vrai dire, je ne les voyaient même plus lors de sa sortie de l'hôpital. Et puis, il avait été soigné par de vrais médecins, formés et destinés à ce métier. Tandis que Noam, lui, avait plutôt opté pour la carrière d'assassin. 

_ Tu es sûr de ce que tu fais ? Je me risque à demander d'une petite voix.

_ Ferme-là, répond-t-il aussitôt. Viens par ici, j'ai besoin que appuie aussi fort que possible sur sa blessure pour limiter l'hémorragie. Si tu arrête ne serait-ce qu'une seconde de presser sa plaie, il est mort. 

_ Toujours le mot pour rassurer, je marmonne dans ma barbe sans qu'il puisse entendre. 

Puis, je m'exécute et empêche mon ancien ami de passer l'arme à gauche sous mes yeux. 

_ Alors Swan, je t'ai manqué ? Siffle une voix familière derrière moi. 

J'ai juste le temps de tourner la tête pour reconnaitre Myrah et sa moitié de visage brûlée. Contre toute attente, mes réflexes sont les bons cette fois : presque aussitôt je lance mon pied dans le tibia de la prisonnière, la fait chuter en arrière, tout en conservant la pression sur la plaie béante de Leho. 

_ Kali ! Je m'époumone en voyant que Noam est trop occupé à tenter de sauver la vie de notre otage. Avery ! Nyco !

Myrah émerge petit à petit de sa chute, secoue la tête pour reprendre ses esprits avant de me lancer un regard assassin, qui aurait pu faire fondre de terreur le plus gros des iceberg. C'est alors qu'une explosion de lumière m'aveugle, inonde la clairière et augmente de façon significative la température fraiche de la nuit. Une fois mes yeux acclimatés, je me rend compte qu'une boule de feu géante vient de s'abattre sur les Fantômes. 

Les cris de douleur de Goliath se mêlent à ceux de colère de Myrah. La jeune femme se relève d'un bond et fulmine :

_ Toi ! Encore toi, je vais te le faire regretter cette fois !

En disant cela, je la vois se ruer sur Nyco, son énorme fusil modifié à la main, un large sourire sur les lèvres. Le pyromane fait tournoyer son arme dans ses mains avant de la braquer sur son ennemie de longue date. Aussitôt, Myrah se fige, et de là où je me trouve, je vois sa main trembler, ses genoux s'entrechoquer. 

_ Fais encore un pas vers moi et je te crame le reste de la tronche, balance Nyco sur un ton guilleret, très flippant. C'est le cas aussi pour tes petits copains.

La situation se fige alors. Myrah et ses sbires n'osent plus faire un pas, Nyco les gardant en joug. Avery et Kali continuent de surveiller les autres tandis que Noam continue de sauver la vie du blessé sans se soucier des alentours. 

Et, alors que je pensais que la situation ne pouvait pas être plus catastrophique, une pluie s'abat soudain sur nous. Non pas une pluie de petites gouttes comme on pourrait s'y attendre, mais bien une pluie d'hommes et de femmes entièrement couverts de noirs, armés d'arcs et de flèches, dont les pointes sont toutes dirigées vers nous. Comme sortit de nulle part, ce sont eux, le troisième joueur inattendu, qui prend la main. 

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Salut ! Désolé pour l'attente ! (Encore...) J'avoue que je n'ai plus beaucoup de temps pour écrire, et plus franchement d'inspiration. Du coup j'hésite à faire une pause dans pas longtemps... Voilà, encore une fois je suis vraiment désolée 

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