Les Fantômes lièrent nos mains dans notre dos avec des cordes, puis nous regroupèrent hors de la station détruite. J'ai beau chercher Noam du regard, je ne le vois nulle part. Il doit être parti chercher des renforts pour nous délivrer, je me dis aussitôt dans ma tête, il est peut-être insensible avec les autres, mais il ne laisserait jamais tomber ses amis. Je pivote vers Kali qui semble être au bord de l'explosion tant son visage est rouge de colère.
_ Ne t'inquiète pas, je lui souffle avec un léger sourire, Noam ne va pas tarder...
_ Ferme la, aboie-t-elle furieusement, ce que tu peux être candide ! Si tu veux survivre ici, va falloir t'endurcir. Noam ne reviendra pas parce que, même s'il est une fouine, il est un bêta avant tout : ça veut dire chacun pour sa pomme. Et on aurait tous fait pareil à sa place ! Enfin sauf toi, qui est visiblement trop stupide pour comprendre les basiques de la survie en terrain hostile...
Je ne me formalise pas de sa réponse parce que je sais que j'ai raison : c'est en nous unissant que nous vaincrons. Si nos adversaires ont le dessus pour l'instant, cela ne va pas durer. Et même si Noam ne vole pas à notre secoure, je trouverai un moyen de nous sortir de ce mauvais pas.
Goliath, en dépit de sa vilaine blessure à la jambe infligée par le tireur d'élite, nous relève et nous fait signe d'avancer. Nous coopérons et descendons les escaliers qui conduisent jusqu'à la Seine. Nous longeons le court d'eau sans piper mot, Myrah en tête de file. Leho me rejoint et marche à côté de moi, sa mitraillette à la main.
_ Mais enfin qu'est ce qui t'a pris ? Me demande-t-il tout bas. Je veux t'aider mais je n'y arriverai pas si tu continue à tirer dans le pied. Pourquoi t'être opposé à nous ?
_ J'ai fais ce que je croyais être juste, je répond calmement en gardant les yeux rivés sur l'horizon. Je pensais que c'était ce que tu faisais aussi... Enfin avant d'avoir été débarqué. Tu étais différent sur Eden, tu avais des principes, et c'est que j'aimais chez toi. Même quand tu m'as trahi, tu l'as fait parce que tu croyais à ce que tu faisais. Désormais tu n'es rien d'autre qu'un bon petit soldat obéissant.
Il me regarde, visiblement blessé par mes propos. Je n'en ai strictement rien à faire. Je préfère de loin lui dire ce que je pense. Il hoche sèchement la tête avant d'accélérer l'allure et retourner auprès de Myrah. Bon débarras.
Après quelques minutes de marche, nous arrivons enfin aux abords de la Tour Eiffel, éclairée par des flammes au premier étage. Des silhouettes dansent devant les fenêtres, indiquant un nombre important de personne a l'intérieur. Nous pénétrons dans l'un des pieds, avant d'être arrêté par une brochette de gardes aux tatouages d'Omega. Une belle bande de meurtriers, je constate silencieusement, et qui on en plus parfaitement la tête de l'emploi. Deux chauves sur trois, aux piercing terrifiants, quand le troisième est aussi grand que Goliath, et plus terrifiant encore si cela était possible. Toi je t'appellerai Géant Vert, je ricane en l'observant discrètement.
_ Nous venons demander une audience à Gabryel, explique Myrah. Nous avons une requête a lui exposer.
L'un des deux Dupont nous regarde, Kali, Nyco et moi avant de revenir à la fantôme.
_ Et ceux là c'est pour ? Grogne-t-il d'une voix rauque.
_ L'objet de notre visite. Laisse nous passer, ça va grandement intéresser Gabryel.
Il opine du chef avant d'appeler l'ascenseur pour monter au premier étage.
_ Les armes restent ici, ordonne Géant Vert.
Myrah fait signe à sa bande d'accéder à sa demande. De mieux en mieux ! Leho laisse sa mitraillette et la chef du groupe ses couteaux et ses pistolets. Quand vient le tour de Goliath, j'ai l'impression d'assister à une convention d'arme à feu. Il sort de sa ceinture deux flingues, abandonne un fusil, dégaine trois lames de ses flancs, sort une machette de son dos ainsi que des grenades de ses poches avant d'enchaîner avec des poignard dissimulés sous son t-shirt gris. J'ai du mal à retenir un fou rire en voyant les regards ahuris des trois gardes de la tour.
Une fois sans défenses, nous entrons dans le petit cube de métal supposé nous conduire jusqu'au sommet. Durant le trajet, personne ne dit rien. Nous sommes tous serrés les uns contre les autres. Je sens le souffle chaud de Kali balayer ma nuque et la main baladeuse de Nyco frôler dangereusement mes reins. Je l'arrête en lui jetant un regard noir qui fait sourire la chef des fouines. Le pyromane ne semble même pas désolé, ce qui ne m'étonne pas franchement venant de sa part.
Lorsque les portes s'ouvrent, nous débarquons dans un hall richement décoré, bien loin de ce que j'avais imaginé : des tableaux de peinture a l'huile ornent les murs, des chandeliers éclairent un sol recouverts de tapis Persan aux couleurs chatoyantes. Pour un peu on se serait cru dans un château médiéval. Quelques gardes sont postés le long du couloir menant à une double porte en bois sombre. Plusieurs œuvres d'art saluent notre passage. Je reconnais la Vénus de Milo, un buste de Victor Hugo côtoyant celui de Molière. Autour des battants en demi-lune, du lierre décore la pierre brut qui avait été placée la. Rien ne rappelle l'ancienne modernité voulu par monsieur Eiffel, hormis quelques barres de fer apparentes de l'édifice. Une immense baie vitrée laisse apercevoir le sommet de la forêt vierge qui a prit possession de la capitale. La vue est à couper le souffle.
On vient ouvrir les portes qui laissent place à un environnement plus impressionnant encore que le couloir Ouest. Quatre portes, situés aux points cardinaux, donnent accès à une immense salle, au centre de laquelle a été disposé un trône imposant en bronze. Trois marches le surélève par rapport au reste de la population. Une grande table, sur laquelle est déposé de la nourriture que je croyais disparue depuis longtemps. Plusieurs prisonniers se régalent de ce festin. Notre arrivée coupe d'ailleurs court à l'hilarité ambiante. Tous les regards se braquent sur nous et je sens mes joues virer au cramoisi.
Même si le trône, incroyablement prétentieux, est vide, deux jeunes femmes sont tout même assises non loin, sur les marches, chuchotant dans le creux de l'oreille de l'autre. L'une est loin d'être belle avec son nez en groin, ses lèvres inexistantes et ses cheveux blonds filasses qui tombent en rideaux sur des épaules de camionneur, quand l'autre est d'une beauté éclatante. De longs cheveux roux lisses, des yeux émeraudes rieurs, et un visage de porcelaine aux tâches de son presque imperceptibles.
Je sens mon coeur tomber dans mon estomac quand ses iris se posent sur moi. Je la reconnais instantanément : Avery.
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Deux chapitres en une journée ! Yeah !
En fait je me sentais un peu coupable de vous avoir laissé avec un flash back, du coup je voulais me rattraper (même si je suis pas certaine que ce chapitre contente vos espérances 🙈)
Enfin bref, j'espère que vous avez aimé ! La suite sera postée demain !
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Omega
Ciencia Ficción"Swan Espinay, vous avez été reconnue coupable de tous les chefs d'accusation portant contre vous." J'ai été piégée, accusée d'un crime que je n'ai pas commis et envoyée dans la prison la mieux gardée de l'univers : la Terre. Les truands les plus da...
