Sebastian est un vampire sanguinaire et sans âme.
Son seul but ?
Tuer un maximum d'innocents en les vidant de leur sang. Il a fait taire ses émotions et n'a plus aucune humanité depuis bien longtemps. Mais tout change alors qu'il s'attaque à une no...
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Milford, Massachusetts, 1929 :
-Bonsoir, un shot de téquila s'il vous plait. -Deux.
Je me tourne vers une voix féminine, mielleuse et aiguë. Une jeune femme approchant de la vingtaine est adossée au bar, me fixant de ses yeux bruns.
-Nous nous connaissons ?, la questionnai-je. -Non.
Nos verres arrivent. Je l'attrape, donne la monnaie à l'homme et le bois cul-sec.
-Merci pour le verre, annonce t-elle. -Bonne soirée, lui lançai-je, poliment.
Je me tourne alors que je l'entends soupirer bruyamment, malgré la forte musique.
-Je m'appelle Laurie Martins.
Je fais volte-face rapidement vers elle, stupéfait. Martins, elle vient de dire Martins ?
-Quoi ? Vous connaissez mon père ? Je sais, il est multimillionnaire alors... -Non, c'est votre nom, il m'est familier.
Sa bonne humeur de fille gâtée disparaît. Elle commande un cocktail. Je reste songeur et essaie de me souvenir de la personne que j'ai connu, portant ce nom.
-Laura Martins... -Ah, en effet, c'est une de mes ancêtres. Elle est soi-disant morte dans un incendie, près d'ici, il y a longtemps.
Ma mâchoire tombe. Laura est morte ? Les vampires peuvent donc avoir cette faiblesse aussi ? Chose que les régents de l'Ordre ont oublié de me faire part.
-Comment la connaissez-vous ? -Nous étions proches. -Vous n'avez pas pu la connaitre, elle est morte en 1845 ! Et vu votre âge... Vous êtes tout jeune !, rigole t-elle. -Cela fait un siècle et plusieurs années que je suis vivant.
Laurie déguste son cocktail mais semble stressée.
-Je suis un vampire.
Elle fait tomber sa boisson, le verre s'explosant en morceaux sur le parquet sombre du bar. Bizarrement, j'aime toujours voir la réaction des gens, lorsque je leur annonce ma vraie nature.
-Ne bouge pas.
Laurie est hypnotisée. C'était moins d'une. Je pénètre dans ses yeux et murmure à son oreille.
-Tu vas jouer mon épouse. Tu es légèrement saoule. Nous allons rentrer chez nous.
Laurie cligne des yeux, et semble faillir sur son tabouret. Tous les regards sont posés sur nous à cause du bruit du verre.
-Excusez-nous du dérangement. Ma femme a légèrement abusé avec ce cocktail, je pointe un doigt accusateur sur le nom de l'alcool écrit sur un tableau, ce qui fait rire les clients du bar. Bonne soirée à vous !
Nous sortons du bar en silence. L'humaine m'indique grâce à mon don son domicile et nous y arrivons en quelques minutes. La blonde enlève son manteau en velours et me fait désormais face.
-Que s'est-il passé ? -Je t'ai hypnotisé. -Quoii ?
Elle reste immobile et vient soudainement poser son doigt sur la commissure de mes lèvres.
-Mon amour, vous êtes si beau.
Évidemment, elle pense que nous sommes toujours mariés. Mais je ne vais pas changer ses pensées. Pas ce soir, du moins.
Elle fond sur moi en plaquant ses lèvres contre les miennes. Je ne résiste pas et embrasse son cou, tandis qu'elle se détache les cheveux. Mais alors qu'elle mord le lobe de mon oreille, je croque son cou et bois son sang. Ses cris plaintifs m'énervent et j'aspire ce merveilleux liquide, cristallisant mes yeux au passage. Son sang coule le long de son cou et je tente de ne pas en perdre une seule goutte. Je la relâche mais, bizarrement, nous finissons la soirée dans son lit, l'un contre l'autre.
-Alors jeune inconnu incroyablement sexy et doué que je dois prendre pour mon époux, quel est votre nom ? -Sebastian.
Elle touche son cou et grimace. La plaie n'est pas vraiment belle, et elle risque de mourir d'ici quelques heures.
-Je vais guérir ? -Non. Je n'en ai pas envie. -Mais si tu es un vampire, tu peux me transformer pour que je puisse guérir... -Ça ne se passe pas réellement comme ça. Je dois convoquer l'Ordre, une Institut qui nous dirige, nous, vampires, et je dois demander leur permission. Et faire cela ne te soignera pas. Il faut du sang spécifique pour te soigner. -Fais-le quand même. Je veux être une vampire.
J'ouvre la bouche pour la contre-dire, mais elle me coupe en insistant. Je ferme alors les yeux et suis comme dans une sorte de transe, imaginant l'Ordre. Un homme d'une cinquantaine d'années s'avance vers moi, et sourit.
-Exauce sa demande.
Je me retrouve dans le lit près de Laurie, impatiente. La transe dure en général quelques secondes à plusieurs minutes, si débat s'en suit.
-Alors ? -Ils sont d'accord.
Elle sourit, tandis que je croque à mon poignet. Elle boit quelques gouttes de mon sang, et je lui tords la nuque rapidement. D'ici quelques heures, Laurie rejoindra le monde des vampires.