Chapitre 9

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Quand je me levais, Maxime avait déjà fait les sacs et attelé les chevaux. En passant devant l'aubergiste, elle me tendit une lettre. Je rejoignis Maxime dans la cours en lisant le bref message de ma mère. Je regardais déçu Maxime qui avait remarqué le bout de papier dans ma main.

- Ma mère vient de m'annoncer qu'ils venaient à la résidence secondaire du duc à la capitale.

Nous étions montés à cheval et Ulysse suivit Tempête au galop.

- D'après mes estimations ils y seront dans une semaine, une semaine et demie tout au plus.

- On y sera bien avant eux.

- Mais la capitale est à... des années lumières de là où nous sommes.

Maxime arrêta les chevaux et descendit avant de me prendre dans ses bras pour me faire descendre à mon tour.

- En fait...

Il poussa quelques branches qui nous barraient la vue.

- ...nous y sommes déjà.

Au loin, on apercevait une immense cité de manoirs blancs et de maisons carrées blanches décorés de traits bleus qui luisait presque au soleil de l'autre côté de la cité, à l'opposé de nous, le palais royal surplombait tout le reste. Le palais était aussi blanc et bleu que le reste. Autour de la cité, s'étendait à perte de vue, des champs d'herbe et de fleur. On se serait cru dans un compte de fée. Je me retournais vers Maxime, qui affichait son sourire espiègle.

- Je pensais qu'on était bien plus loin que ça.

- Et bien, tu vois que non.

- On a donc une semaine et demie pour trouver ces actes.

- Exacte.

Nous reprîmes les chevaux et entrâmes dans la ville au pas.

- Comment s'appelle cette ville ?

- Petra, la capitale du royaume d'Agrestia.

- Tu es déjà venu ?

- Non, mais je pensais que toi tu serais déjà venu.

- Et bien non. Je n'ai jamais mit les pieds en dehors du manoir lugubre et je n'ai même jamais assisté à un bal.

- Une noble qui n'y connaît rien à la noblesse. Quelle ironie. Enfin, c'est vrai que tu t'émerveille toute les deux minutes.

- Très drôle.

Nous circulâmes entre les maisons et les grandes propriétés. Maxime demanda notre chemin mais l'homme nous regardait avec un tel mépris que Maxime dû lui redemander une deuxième fois. Je voulu lui dire ce que je pensais mais Maxime me retint et me fit comprendre qu'il avait l'habitude. Nous arrivâmes au manoir, semblable en tout point aux autres. Nous entrâmes et nous installâmes dans deux chambres différentes à mon grand regret. Les femmes de chambre affluèrent et me poussèrent à me laver et à me changer pour dîner. Elles me pouponnèrent et me poussèrent de nouveau, dans la salle à manger cette fois. La salle était aussi grande que celle de l'autre manoir et un seul couvert était servit. Ma nostalgie prit le dessus et je n'eu pas la force de manger. Après avoir trituré et encore trituré les carottes et les pommes de terre dans mon assiette en porcelaine, je rejoignis le couloir et frappai à la porte de Maxime. Il ouvrit aussi maussade que moi. Je me jetais dans ses bras et il referma aussitôt la porte. Mes larmes se mirent à couler. Il me regarda.

- Qu'est ce qu'il t'arrive ?

- Je n'aime pas qu'on te traite comme ça. Cela me brise le cœur. Et quand ils arriveront se serra encore pire. Et je devrais me marier à un pur salopard.

Le Prince D'AgrestiaDes histoires addictives. Découvrez maintenant