Je me réveillais en sursaut par un grincement métallique. Je ne voyais rien, toujours blottis dans les bras de Tania. Je me relevais brutalement mais ma tête se mis à tourner et je m'effondrais un peu plus loin. Deux mains se posèrent sur moi et soulevaient le haut de mon corps. Je relevais la tête et ouvris difficilement les yeux. Un énorme sourire se dessina et je me jetais à son cou. Ma tête au creux de son cou, je sentais son parfum, son odeur que j'aimais tant.
- Nina il faut partir.
Quelqu'un coupa la chaîne que j'avais au pied. J'essayais de me relever mais je ne tenais plus sur mes jambes. Je les regardais et vis des dizaines d'ecchymoses. Maxime me souleva quand je posais les yeux sur Tania, bien réveillé devant moi.
- Attends.
Il suivit mon regard et arrêta tous mouvements. Il était figé.
- Mère ?
- Bonjour mon fils.
Il me regarda puis de nouveau notre mère. Je lui fis signe que l'on ne pouvait pas partir sans elle. Mais il restait figé. L'homme avec nous coupa la chaîne de Tania, mais elle ne réussit pas à se remettre debout.
- Partez sans moi.
- Non !
- Vous n'avez pas le choix.
Maxime baissa le regard. Il me serra et avança vers la porte.
- Maxime ! Non ! On ne peut pas la laisser là !
- Nous n'avons plus beaucoup de temps, c'est impossible.
- Non !
- Nina ! Ne t'en fais pas pour moi. Ne t'inquiète pas. Ça va aller.
Je la regardais sans rien pouvoir dire. Maxime avançait toujours et je reçus une goutte sur le dos de ma main. Je regardais son visage. Il pleurait. Je le serrais, la tête sur son épaule. Il monta un étroit escalier. Au sommet se trouvait Juliette. Maxime m'assit sur la selle de son cheval et monta à son tour. Il partit au galop, suivit du chevalier et de Juliette. Elle avait suivit mon conseil. Elle était allée chercher Maxime. Les bras de l'homme que j'aimais m'encerclaient et je me blottis contre son torse. Je repensais à Tania. Mes larmes coulèrent et s'envolèrent dans le vent, comme mes cheveux. Je ne sentais enfin libre et heureuse.
Après une course folle, à travers les champs, les arbres et les maisons isolées nous arrivâmes à la capitale. Des lueurs sortaient des fenêtres de chaque battisse rendant le moment magique. Maxime avait ralentit son cheval au pas et nous avancions tranquillement dans la ville. Il passa un bras autour de ma taille et posa sa tête sur mon épaule. Je rejetais doucement la tête en arrière pour qu'il relève la sienne. Il me toisa avant de reposer sa tête sur mon épaule. Je posais mon bras sur celui encerclant ma taille et caressais sa main. Nous arrivâmes devant l'énorme portail en fer blanc qui fermait la propriété royale. Nous nous engouffrâmes dans les vastes jardins. L'herbe était verte, les buissons parfaitement taillés. Les fleurs avaient disparût, annonçant l'arrivé de l'hiver. Les écuries royales se dessinèrent au loin et Maxime accéléra légèrement le pas de son cheval. Arriver dans l'écurie Maxime descendit et me prit dans ses bras sans me laisser toucher le pied au sol. Un écuyer vint chercher le cheval pendant que Maxime avançait d'un pas déterminé vers une grande porte blanche. Un homme en costume l'ouvrit et Maxime continua de marcher à travers les couloirs, montant les escaliers jusqu'à un couloir luxueux. Les murs et le plafond étaient blancs avec des lignes dorées suivant chaque repli du mur, chaque ornementation et ainsi de suite. Les portes, toutes aussi blanches que les murs, étaient décorées de traits en or. Il s'arrêta à l'embrasure du couloir et me posa sur le sol. Au moment où il me lâcha, mes jambes se dérobèrent et il me rattrapa avant que je ne touche le sol.
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Le Prince D'Agrestia
RomansVous êtes vous déjà dit, un jour, que sur terre chacun de nous est lié à une autre personne. Comme si le destin était tracé et que nous étions destinés à finir avec une seule et même personne. Vous êtes vous déjà dit que le nombre d'âme, ce qui fai...
