J'ouvris la porte et la refermai derrière moi. Je m'inclinais et gardais la tête baissée. Le roi leva la tête vers moi. Il se leva, regarda par la fenêtre puis se retourna. Il me parlait tout en avançant vers moi.
- Tu sais parfaitement, que je n'accepte pas la relation que tu entretiens avec Maxime.
- Oui, votre majesté.
Il se plaça en face de moi, à moins de cinquante centimètres.
- Le fait que tu es enfin accouché de ce... je ne sais même pas comment le qualifier ! Me facilite beaucoup la tâche.
Il plaça sa main sur ma gorge. Il me poussa contre le mur en serrant. Sa voix se fit plus dure.
- Tu n'es pas digne de Maxime ! Toi sa sœur, une putain qui à souillé son honneur.
Il me jeta par terre. Mes larmes montèrent. Je portais ma main à mon cou.
- Tu lui as tournée la tête. Il n'est pas obéissant, il surpasse mes règles et il passe ses journées empoisonné par des pensées douteuses à ton égard. Je refuse qu'il épouse une fille comme toi !
Il me reprit la gorge et me remit debout avec cette même main. J'étouffais. Je ne pouvais plus bouger. La seule chose que je voyais était la colère et le dégout lisible sur le visage du roi. Il me rejeta violemment sur le sol. Je me cognais le dos sur l'un des pieds du bureau. Les larmes coulèrent. Je me recroquevillais sur moi-même en me tenant la tête avec mes mains.
- Arrête de pleurer salle gamine. Je ne comprends pas comment Maxime peut-il t'aimer ? Tu n'es qu'une pleurnicheuse capricieuse et incapable de suivre les règles.
Je séchais mes larmes mais elles ne cessaient pas de couler.
- Tu vas te soumettre.
- Non ! J'aime Maxime, jamais je ne le laisserais avec une autre. De toute façon il ne me laissera jamais. Il m'aime.
- Mais, ma pauvre petite, l'amour ne compte en rien dans cette histoire. Il se mariera avec une fille belle et de bonne famille avec de bonnes manières.
- Non !
Je me relevais.
- Jamais il ne se laissera faire.
Il me gifla. Je mis ma main sur ma joue et remarquais du sang. Je courue jusqu'à la porte et l'ouvris. Je sortis et traversais le château jusqu'à nos chambres. Je rentrais dans la mienne. Je trouvais Marie entrain de bercer Elian. Quand elle me vit elle mit sa main sur sa bouche. Elle pose Elian dans son berceau. Il émettait des petits bruits joyeux. Je la pris dans mes bras et lui demandais de rien dire à Maxime. Elle alla chercher de l'eau et essuya le sang sur ma joue. Elle s'assit sur le lit. Je m'assis sur le sol et posais la tête sur ses genoux pour finir par reprendre mes sanglots. Après quelques minutes je me repris et essuyait mes larmes. Je pris mon fils dans mes bras et m'assit pour le nourrir. Maxime entra. Il s'assit à côté de moi. Il remarqua la griffure.
- Qu'est ce qu'il t'est arrivé ?
- Je suis tombée. Tu sais à quel point je suis maladroite.
- Mais tu as pleuré aussi.
- Le choque m'a fait une peur bleue.
Maxime regarda Marie. Elle lui sourit puis continua son pliage. Il m'embrassa le front perplexe et posa sa tête sur mon épaule tout en regardant le petit être dans mes bras.
- Il se porte à merveille.
- Je confirme. Je ne l'ais même pas entendu pleurer une seule fois.
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Le Prince D'Agrestia
RomanceVous êtes vous déjà dit, un jour, que sur terre chacun de nous est lié à une autre personne. Comme si le destin était tracé et que nous étions destinés à finir avec une seule et même personne. Vous êtes vous déjà dit que le nombre d'âme, ce qui fai...
