Nous avions retrouvé la ville, où Maxime a passé dix ans de sa vie. Nous nous sommes arrêtés chez sa tante. Elle nous a acceptés sans faire d'histoire.
Cela fait trois jours que nous avons quitté le château et nous n'avons toujours pas de nouvelle des deux hommes que nous avions laissé derrière nous. Je ne pouvais plus attendre. Je descendis les escaliers sans faire de bruit et allait aux marché. J'achetais des étoffes et des tissus rigides. Quand je rentrais, je m'enfermais directement dans ma chambre et commençai à coudre les tissus à fin de créer des vêtements. Je ne m'en sortais pas le moins du monde et commençai à jurer seule dans ma chambre. Marie fit irruption et je cachais les tissus dans mon dos. Elle me demanda ce que je cachais et je n'eu d'autre choix que de lui montrer. Elle me sourit et me prit les tissus à fin de faire le travail à ma place. Elle s'en sortait beaucoup mieux que moi. Au bout de trois ou quatre heures elle eut finit. J'enfilais les vêtements et me regardait dans le miroir. Nous avions confectionné un pantalon près du corps blanc en effet cuire, une chemise légère blanche tenue par un corset vert émeraude dans la même texture que le pantalon, placé sous la poitrine. J'avais mes boites en cuire noir. Je m'attachais les cheveux simplement en queue de cheval et sortis de ma chambre, Marie sur mes talons. Arrivée dans la cours, je sellais mon cheval et montait aussitôt je commençais à partir quand une main se posa sur ma cuisse. Alice me regardait déçue.
- Que fais-tu ?
- Je vais chercher Maxime.
- Je viens avec toi.
- Tu ne sais pas te battre. Tu ne ferais que me ralentir et me gêner.
- Nina ! Ne pars pas maintenant ! Tu vas foncer droit dans le mur ! Ne crois-tu pas qu'il serait préférable d'avoir plus d'information avant de partir les yeux fermés.
Je regardais ma mère, puis Alice.
- Apprends-moi à me battre, pendant que nous chercherons des informations sur nos hommes.
Je baissais la tête et descendis de mon cheval. Je pris Alice dans mes bras. Nous rentrâmes dans l'auberge main dans la main. Je regardais Ulysse une dernière fois, il avait déjà rejoins Tempête. Il avait de la chance, lui, il n'avait pas à s'inquiéter pour son amour. Nous rentrâmes dans le bâtiment. Je ne voulais pas me changer alors nous allâmes au centre ville aussitôt.
Nous y allâmes chaque jour pendant encore trois jours. Je m'impatientais de plus en plus. J'entrainais durement Alice, de façon accélérée, mais elle ne se plaignait pas. Elle apprenait très vite mais semblait de plus en plus fatiguée. Nous allions pour la troisième fois de la journée au centre ville. Il y avait des bibliothèques et surtout le panneau d'annonce nationale. Nous allions le voir constamment, à fin d'avoir des nouvelles de Maxime ou bien du roi. Nous arrivions sur la place centrale où un attroupement était visible. Alice et moi nous sommes regardées. Nous avons joué des coudes jusqu'à la petite scène devant laquelle tous le monde s'était regroupé. Il y avait un homme, un chevalier de la garde royale. Soit cela annonçait rien de bon soit c'était tout le contraire. Alice serra ma main. Elle redoutait autant que moi ce qui allait venir. L'homme demanda le silence. L'assemblée mit quelques minutes à faire silence. Il sortit un long parchemin de son sac et commença à lire.
- Par le décret prononcé il y a cela trois jours par le roi lui même, après la capture du prince héritier, Maxime d'Agrestia, et de son complice Pierre Nelson, du royaume voisin, le roi à décidé que leurs exécutions aurait lieu dans trois jours exactement.
- De quoi sont-ils accusés ?
Je regardais l'homme qui venait de parler. Il avait un grand sourire comme s'il était heureux que son prince se fasse exécuter.
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Le Prince D'Agrestia
RomanceVous êtes vous déjà dit, un jour, que sur terre chacun de nous est lié à une autre personne. Comme si le destin était tracé et que nous étions destinés à finir avec une seule et même personne. Vous êtes vous déjà dit que le nombre d'âme, ce qui fai...
