Deux mois passèrent. Le roi n'était pas de retour, pour le grand bonheur de Maxime, Marie et moi. Maxime croulait toujours sous les papiers, les contrats et tout un tas d'ordre officiel. Il était souvent dépassé, alors je lui donnais un coup de main. Nous avions peu de moment à nous alors on en profitait le plus possible. La neige tombait depuis quelques semaines. Le paysage se recouvrait d'un magnifique manteau blanc. Les arbres, les maisons, les lacs et les prairies, tout l'univers devenait blanc. Les jours exceptionnels de pluie, l'eau se transformait en glaçon recouvrant les branches d'une couche luisante de glace brillante au soleil. Depuis que j'étais petite j'adorais l'hiver et ses magnifiques couleurs claires. Je regardais mon ventre de plus en plus souvent. Il était maintenant visible sous n'importe quel vêtement.
Maxime arriva dans le grand salon et s'affala sur le sofa. Il semblait épuisé. Je le regardais toujours mon livre à la main. Il tourna la tête vers moi et me sourit. Il tapota la place à côté de lui mais je ne bougeais pas. Je lui souris et me replongeais dans les pages de mon roman. Je savais qu'il ne pouvait pas me porté parce que j'étais maintenant trop lourde malgré sa force incroyable. Il se plaignait tout le temps. L'attente ne lui convenait pas. Je lui expliquais que ce genre de chose ne pouvait pas se faire plus vite que la musique. Je relevais la tête. Il me regardait encore depuis le sofa l'air dégouté. Je souris et me levais difficilement jusqu'au sofa. Je m'assis et posais ma tête sur son torse, mon bras gauche entourant sa taille. Il posa sa tête sur la mienne en passant son bras dans mon dos.
- Tu ne sors plus beaucoup, ces derniers temps.
- Le froid est déconseillé. Il ne manquerait plus que je tombe malade.
- Ça te dit de faire un tour, histoire de marcher un peu. Cela nous ferait du bien à tout les deux.
Je n'eu pas le temps de répondre qu'il c'était levé en me tirant de toutes ses forces pour me lever à mon tour. Il me tendit un long et grand manteau aussi qu'un chapeau. Il fit de même pour lui. Il prit une écharpe et me l'enroula autour du cou. Nous descendîmes le dernier escalier de cet immense château. Nous allâmes derrière le château. L'autre côté de la propriété était immense. Il y avait des parterres à perte de vue, des buissons bien taillés, des arbres fruitiers, des grands chênes majestueux et même un petit lac entouré de saules pleureurs. Bien sûr, aujourd'hui toutes les fleurs ont disparue, les feuilles sont tombées au sol et la neige recouvrait tout. Le plus magnifique des décors de se jardin en hiver était le lac. Le lac était gelé, les branches des saules étaient elles aussi complètement gelées et recouvertes de quelques flocons de neige. Nous nous arrêtâmes devant et regardâmes le paysage.
- Ça fait du bien de prendre un peu l'air.
Il s'étira et je souris.
- Tu sembles épuisé en ce moment.
- Je m'occupe d'une grosse affaire avec le pays voisin. Ce n'est pas vraiment une partie de plaisir.
Je lui souriais une nouvelle fois.
- Nina...
- Qui y a-t-il ?
Il fouilla l'une de ses poches. Il ressortit sa main en tenant quelque chose entre ses doigts. Je la reconnue tout de suite. J'ouvris la bouche en regardant Maxime.
- Comment, est ce que tu l'as eu ?
- Je l'ais trouvé dans le ruban de la robe que tu portais quand je t'ais sortit de la cellule. Juliette m'a dit qu'elle devait te revenir. C'est ce que Tania aurait voulu. Ce que maman aurait voulu.
Je sentais les larmes me monter aux yeux.
- Mais elle est où ? Pourquoi on ne va pas la chercher ? Pourquoi on la laisse dans se trou infâme...
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Le Prince D'Agrestia
RomanceVous êtes vous déjà dit, un jour, que sur terre chacun de nous est lié à une autre personne. Comme si le destin était tracé et que nous étions destinés à finir avec une seule et même personne. Vous êtes vous déjà dit que le nombre d'âme, ce qui fai...
