Je me réveillais en hurlant. La femme endormit près de moi se releva dans un sursaut. Je la regardais en pleurant toutes les larmes de mon corps. Elle me prit dans ses bras et me berça. Je m'apaisais petit à petit. Je regardais le ciel. Le soleil pointait le bout de son nez. Un bruit de porte frottée sur le sol se fit entendre. Trois mercenaires entrèrent et s'arrêtèrent devant les grilles. Ils nous jetèrent du pain ranci et repartirent en rigolant. Sauf un seul d'entre eux. Il se baissa et prit mon visage pour le plaquer contre la grille. Je laissais échapper un gémissement de douleur. Il enleva sa capuche. Enfin, elle. Je reconnu aussitôt le visage et les cheveux bruns de Juliette. Elle souriait de toutes ses dents comme dans mon rêve.
- Comme on se retrouve, Princesse.
Elle lâcha mon visage.
- Il paraît que tu as rencontré mon petit frère.
- Ouais, un sale chien, qui pue de la gueule.
Elle prit mes cheveux et tira jusqu'à ce que ma tête heurte les barreaux de fer. Je criais. Elle me lâcha de nouveau violemment et ouvrit la porte de cellule. Elle s'accroupit de nouveau.
- Ne cris pas victoire trop vite... tu me dégoutes. Tu es tellement parfaite... J'aimerais tellement te rendre hideuse...
Je la regardais intriguée et pleine de rancœur.
- ...Avec tes cheveux doux et brillant, mais surtout long. Tes yeux émeraude tels de vraies pierres précieuses. Ta poitrine généreuse et le cul qui va avec...
Je ne pu me retenir de rire. Elle ne s'est pas vue dans un miroir ! Ses fesses sont plus grosses que les miennes. Non mais sérieusement, pourquoi elle me parle de mon physique ?
- ...Tes belles jambes fines et douces, ton visage angélique, ta peau parfaite... mais tu sais quoi ?
Elle prit de nouveau mon visage.
- Si l'assassinat qui a tué ta mère et ton père avait marché c'est moi qui serais reine. J'ai alors tout fait pour que Maxime tombe amoureux de moi. Mais, non ! C'est de toi, sa propre sœur, dont il est tombé amoureux !
- Je ne vois pas bien où est le rapport ? Il n'allait pas tomber amoureux d'une sale chienne comme toi ! En faite, tu es simplement jalouse.
Elle serra ma mâchoire. Un gémissement en sortie. Je pris quand même mon courage à deux mains.
- Et qu'es ce que mes parents viennent faire dans cette histoire ?
- Ta mère est morte et ton père est mort pour que je devienne reine mais il a fallut que tu existes !
- Non !
Nous nous retournons vers la femme qui partageait ma cellule.
- Juliette arrête.
Elle se mit debout et regarda durement Juliette.
- Qu'est ce qu'il y a ? Ne me dis pas que tu n'ais pas au courant ?
- Et alors ? Elle fait ce qu'elle veut.
- Ne me dis pas que tu lui as dis ?
- Non.
- Tu sais très bien ce que mon père te réserve si tu fais des confidences à notre petite invitée.
- Ne me parle pas comme ça, petite insolente. Si mon frère voulait me faire quelque chose il l'aurait déjà fait.
- Mais...
- Juliette tu me dois le respect.
- Oui ma tante.
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Le Prince D'Agrestia
RomanceVous êtes vous déjà dit, un jour, que sur terre chacun de nous est lié à une autre personne. Comme si le destin était tracé et que nous étions destinés à finir avec une seule et même personne. Vous êtes vous déjà dit que le nombre d'âme, ce qui fai...
