_Merci beaucoup tonton. J'ose espérer qu'il ne fera plus de trucs aussi idiots à l'avenir, je l'entends parler au travers de la porte entrebaillée.
_Tu l'aimes beaucoup pas vrai ?! Plus que tu ne veux le laisser croire.
Je n'entends pas la réponse de Aliyah. Je suppose qu'elle a du éluder la question, comme elle le fait si bien. J'en ai marre qu'elle évite de se dévoiler comme ça. Ça me fait presque mal. Ça doit bien faire une semaine qu'elle m'évite et qu'elle ne m'accorde son attention que pour me mépriser, moi qui me surprend à apprécier sa présence, même son attitude désagréable. J'ai fini par comprendre que c'était un trait de sa personnalité qu'elle exhibe pour se protéger, mais j'aimerais qu'elle s'ouvre plus à moi. On va partager une maison merde !
Je n'arrive pas à entendre le reste de la conversation. Au bout de quelques minutes, Aliyah me rejoint dans la chambre et je la regarde s'avancer jusqu'au lit. Elle tire une chaise et s'asseoit dessus près de moi. La grossesse lui va fichtrement bien, elle est magnifique. Et même son visage peint d'inquiétude est beau... Pourquoi je pense comme ça moi ?! J'essaie de reprendre mes esprits en secouant vivement la tête.
_Tu as mal au cou aussi ?, me demande la mère de mon futur enfant en posant une main sur mon cou.
Son toucher me provoque des frissons qui menacent de réveiller mes instincts. Je retire sa main, elle me regarde avec ses beaux yeux noisette qui traduisent son incompréhension. Mais heureusement, elle ne fait aucun commentaire sur ma réaction. Elle se contente de me fixer de ses si beaux yeux avant de se mordiller la lèvre inférieure. C'est extrêmement sexy et ça me fait plus d'effet que je ne veux me l'avouer.
_Qu'est-ce qui t'a pris de faire ça ?
_Faire quoi ?, feignis-je de ne pas comprendre, un léger sourire au coin des lèvres devant ce brin d'inquiétude.
_Ne joue pas à l'ignorant Davis, dit-elle sur un ton de remontrances. Tu n'aurais jamais dû grimper, souffle Aliyah.
_C'est juste une fracture à la cheville, ce n'est pas un drame, tentai-je de calmer le jeu.
_Mais si, tu es inconscient ! Ça aurait pu être plus grave. L'image que tu donnes à tes enfants, nos enfants...
_Ne mêle pas mes enfants à ça.
_Si. Tu dois prendre conscience de ce que tu reflètes...
_Attends, tu as dit "nos enfants"?!, fais-je réalisant soudainement la portée de ces mots.
_Je... Euh oui. Parce qu'ils le sont. Et ne souris pas aussi bêtement, d'accord. J'apprécie Stacy, Tyler et Jessy. Je dirai que c'est parce que ils sont un peu moins comme toi et plus comme...eux.
_Ouch! C'est méchant ça. Tu trouves pas que tu es un peu dure avec moi ?!
_Qu'est-ce que tu veux dire ?, se renfrogne Aliyah sur la défensive.
_Tu es toujours à m'agresser, sur la défensive à la moindre phrase de ma part.
_Tu as la mémoire courte à ce que je vois. Tu me traites comme un sous-homme depuis notre rencontre, il ne fallait pas t'attendre à mieux de ma part.
_J'en suis vraiment désolé, avouai-je dans un souffle. Ça me fatigue cette petite guèguère entre nous au final. Depuis qu'on se connaît, on ne fait que se chamailler, se quereller. Nous sommes des adultes, ce n'est raisonnable ni pour toi, ni pour moi et encore moins pour nos familles. J'ai envie qu'on forme une équipe, un binôme, pas qu'on s'entretue.
_J'avais dit que je n'allais pas être tendre avec toi. Donc ça serait un peu facile si tu revenais comme une belle fleur, juste dans un claquement de doigts, conclut-elle en mimant le geste...mais je suppose que je peux faire un effort. J'aimerais aussi qu'on arrête de s'entretuer, dit-elle en posant une main sur mon genou.
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Un boss encombrant
Lãng mạn"Il m'exaspère!"..." Quel goujat ! "..." J'ai envie de l'étrangler ". C'est ce que Aliyah Smith, toute nouvelle assistante de Davis Brown, n'arrête pas de se répéter à propos de son patron. Ce bel homme charismatique a le don de l'énerver continuell...
