bonus : huit

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MARS 1997



















| Andromeda Howell |

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| Andromeda Howell |

--Donc, tout bien considéré, on ne peut pas dire que ce soit l'un des meilleurs anniversaires de Ron ? résuma Fred.

C'était le soir. Dans l'infirmerie silencieuse, les rideaux étaient tirés devant les fenêtres, les lampes allumées. Le lit de Ron était le seul à être occupé, Andromeda, Hermione, Ginny, Harry, Fred et George assis à son chevet. Ils avaient passé la journée à attendre devant les doubles portes, essayant de regarder ce qui se passait à l'intérieur chaque fois que quelqu'un entrait ou sortait. Madame Pomfresh ne les avait laissés voir Ron qu'à huit heures du soir.

--Ce n'était pas vraiment comme ça qu'on avait prévu de lui donner notre cadeau, dit George d'un air sombre.

Il posa un gros paquet sur la petite armoire, à la tête de son lit, et s'assit à côté d'Andromeda.

--Oui, quand on imaginait la scène, il était conscient, dit Fred.

--Nous pensions l'attendre à Pré-au-Lard pour lui faire la surprise..., reprit George.

--Vous étiez à Pré-au-Lard ? demanda Andromeda en levant la tête.

--On envisageait d'acheter la boutique de Zonko, expliqua Fred, d'un ton lugubre. Pour avoir une filiale à Pré-au-Lard, tu comprends, mais à quoi ça peut bien servir si on ne vous laisse plus sortir le week-end pour acheter notre marchandise... Enfin, peu importe, maintenant.

Il approcha une chaise de Harry et contempla le visage livide de Ron.

--Qu'est-ce qui s'est passé, exactement, Harry ?

Harry répéta l'histoire qu'il avait déjà raconté à Andromeda, Ginny et Hermione.

--... alors, je lui ai enfoncé le bézoard dans la gorge et il a pu respirer un peu mieux, Slughorn est allé chercher du secours, McGonagall et Madame Pomfresh sont arrivées et elles ont amené Ron ici. Elles pensent qu'il ira bientôt mieux. Madame Pomfresh dit qu'il devra rester environ une semaine à l'infirmerie... en continuant à prendre de l'essence de Ruta...

--C'est une chance que tu aies pensé au bézoard, dit George à voix basse.

--Une chance qu'il y en ait eu un dans la pièce, remarqua Harry.

Hermione renifla presque imperceptiblement. Elle avait gardé un silence inhabituel tout au long de la journée.

--Est-ce que papa et maman sont au courant ? demanda Fred à Ginny.

--Ils l'ont déjà vu, ils sont arrivés il y a une heure. Pour le moment, ils sont dans le bureau de Dumbledore mais ils vont revenir bientôt.

Il y eut un silence pendant lequel ils regardèrent Ron émettre un grognement dans son sommeil.

--Donc, le poison était dans son verre ? dit Fred à voix basse.

--Oui, répondit Harry. Slughorn l'avait rempli...

--Crois-tu qu'il aurait pu glisser quelque chose dans le verre sans que tu le voies ? demanda Fred.

--Sans doute, admit Harry. Mais pourquoi aurait-il voulu empoisonner Ron ?

--Aucune idée, dit Fred, les sourcils froncés. Tu ne crois pas qu'il aurait pu se tromper de verre ? En essayant de t'empoisonner toi ?

--Pourquoi Slughorn voudrait-il empoisonner Harry ? s'étonna Ginny.

--Je ne sais pas, répondit Fred. Mais il doit y avoir plein de gens qui ont envie de l'empoisonner, non ? Avec cette histoire d'Élu et tout ça ?

--Alors, tu crois que Slughorn est un Mangemort ? demanda Andromeda.

--Tout est possible, déclara Fred d'un air sinistre.

--Il a peut-être été soumis au sortilège de l'Imperium, suggéra George.

--Ou peut-être qu'il est innocent, dit Andromeda.

--Le poison pouvait très bien se trouver dans la bouteille, auquel cas, c'était Slughorn lui-même qui était visé.

--Qui aurait envie de le tuer ? demanda Fred.

--Dumbledore pense que Voldemort voulait Slughorn dans son camp, expliqua Harry. Il s'est caché pendant pendant un an avant de venir à Poudlard. Et... Et peut-être que Voldemort veut l'écarter de son chemin parce qu'il croit qu'il pourrait être utile à Dumbledore.

--Mais tu as dit que Slughorn avait l'intention d'offrir cette bouteille à Dumbledore pour Noël, lui rappela Ginny. Donc, l'empoisonneur pouvait tout aussi bien viser Dumbledore.

--Dans ce cas, il ne connaissait pas très bien Slughorn, intervint Hermione qui parlait pour la première fois depuis des heures.

Elle avait la voix de quelqu'un qui a attrapé un mauvais rhume.

--Quiconque connaît Slughorn aurait su qu'il y avait de bonnes chances qu'il garde pour lui quelque chose d'aussi délicieux.

--Er-my-nie, dit brusquement Ron d'une voix gutturale.

Tout le monde se tut en le regardant d'un air anxieux, mais après avoir marmonné quelques paroles incompréhensibles, il se mit simplement à ronfler.

Soudain, les portes de la salle s'ouvrirent à la volée en les faisant tous sursauter et Hagrid s'avança vers eux à grands pas, les cheveux tachetés de pluie, une arbalète à la main, son manteau en peau d'ours lui battant les jambes. Il laissait sur son passage des traces de boue de la taille d'un dauphin.

--Passé la journée dans la forêt ! dit-il d'une voix haletante. L'état d'Aragogo empire, je lui ai fait la lecture. Je viens juste de rentrer dîner et le professeur Chourave m'a prévenu pour Ron. Comment va-t-il ?

--Pas mal, répondit Harry. Il devrait guérir bientôt.

--Pas plus de six visiteurs à la fois ! avertit Madame Pomfresh en surgissant de son bureau.

Andromeda se leva, embrassa George, fit un signe aux autres et sortit de l'infirmerie.

I NEED YOU GEORGE WEASLEYOù les histoires vivent. Découvrez maintenant