Petit fanart pour une AU waow
–Es-tu amoureux, ou en relation physique, avec le prisonnier Roronoa Zoro ? Il n’y eut plus aucun bruit ; même les boyaux en souffrance de Magellan étaient silencieux. Sanji sentit des douzaines de paires d’yeux se braquer sur lui.
–Non.
–Dans ce cas, tu peux t’en aller. Magellan courut presque jusqu’à la salle de bain, d’où se fit entendre le bruit d’une cuvette de toilettes, indiquant à tout le monde qu’il était temps de se remettre au travail. Sanji resta assis quelques instants, soulagé.
–Le gardien t’a libéré. Hannyabal rejoint Sanji et resta à ses côtés, mettant la tête de Sanji à la hauteur de son ventre. Je lui ai dit que tu n’avais rien à voir avec ça ; quand je serai directeur, je ne t’accuserai jamais de crimes que tu n’as pas commis. Annonça le vice-directeur pendant que Sanji se levait.
–Je me sens...un peu mal, mentit Sanji, le froid qui courrait dans ses veines se mélangeait avec l’adrénaline. La partie la plus difficile était terminée ; il espérait s’être débarrassé des suspicions du Directeur Magellan où au moins, qu’il ne serait plus surveillé pendant son sommeil.
–Je savais que tu n’avais rien à voir avec ça. Je pensais que le sérum de vérité était de trop, mais cela changera quand je deviendrai directeur. Hannyabal accompagna Sanji jusqu’à la porte, passant devant une table recouverte de câbles et des murs d’écrans montrant des enregistrements de l’intérieur d’Impel Down. C’était comme si le directeur essayait tant bien que mal de trouver qui était suspect à l’heure de la disparition.
–Avec un prisonnier aussi réputé qui disparaît, ça sera difficile d’expliquer la situation à la marine. J’espère que le directeur sera viré, et que je pourrai prendre sa place, rit bruyamment Hannyabal, clairement heureux de voir que Magellan était dans une situation aussi difficile. Je pense que le mieux serait de mentir et d’admettre qu’il est tombé dans la cuve de sang bouillant et qu’il est mort. Peut-être que si je dis au Directeur mon idée, il se retirera et me donnera son poste.
L’esprit de Sanji se faisait flou. Il était si fatigué ; il avait à peine dormi ces derniers jours. Malgré son soulagement, il ne pouvait pas se débarrasser de ses arrières-pensées qui lui disaient que quelque chose n’allait pas.
–Tu as l’air très mal en point ; tu devrais aller à l’infirmerie. Parfois, le sérum de vérité peut rendre malade, suggéra Hannyabal pendant que Sanji évitait le contact visuel avec les lunettes de Domino. Elle n’avait pas l’air amusée le moins du monde. Normalement, il ne se serait pas senti coupable, mais il avait menti sur ses sentiments, donc il avait techniquement menti à une belle femme comme Domino ! Il était le pire !
–Ça ira mieux quand je me serai un peu reposé dans ma chambre. Je me sens un peu malade.», répondit vaguement Sanji, saluant Hannyabal avant de se diriger vers ses quartiers, observant les alentours prudemment pour voir s’il était suivi. Ça aurait pu être un piège pour le pousser à baisser sa garde.
Sanji tenta d’oublier l’état dans lequel Zoro était sur les moniteurs. L’épéiste avait eu l’air plus mort que vivant ; il était plus pâle que d’habitude, et recouvert de sueur. Sanji eut presque envie de tout laisser tomber pour s’assurer que Zoro aille bien, mais il ne pouvait pas risquer de faire rater son plan. Il serait toujours trop risqué de disparaître aussi tôt après la disparition de Zoro.
Après s’être reposé dans le lit pendant une heure, se battant avec lui-même pour se convaincre qu’il ne pouvait pas aller voir Zoro, il fut rattrapé par ses nuits sans sommeil et les drogues dans ses veines et il tomba dans un sommeil vide, avant d’être brutalement réveillé par quelqu’un passant près de son lit trois heures plus tard.
Sanji écoutait les autres chefs qui montaient dans leurs lits, tiraient sur leurs couvertures, et qui baillaient avant que leurs ronflements ne s’ajoutent à cette cacophonie. Son sourcil en vrille tilta à cause de la frustration quand Sanji jeta un œil sur l’horloge et vit qu’il restait encore une heure avant minuit. Sanji avait prévu de ne pas agir avant quelques jours, mais il avait une pulsion incontrôlable qui le poussait à agir, et il ne pourrait pas attendre si longtemps.
Les lumières des chefs d’Impel Down se coupaient généralement autour de dix heures du soir, puisqu’ils devaient se réveiller entre cinq et six heures du matin. Sanji réalisa que personne ne remarquerait son absence si celle-ci se faisait courte. Juste pour s’assurer que Zoro aille bien- il avait eu l’air terriblement malade sur les écrans des moniteurs. Il ne serait pas capable de se rendormir, de toute façon.
Oui. C’était l’occasion, juste une petite visite ; pas plus d’une demi-heure. Il devait dire à Zoro qu’il avait ses sabres après tout. Peut-être que Zoro lui en voudrait de ne pas l’en avoir informé plus tôt, ou peut-être qu’il serait en extase devant l’intelligence dont il avait fait preuve pour les récupérer avant qu’ils ne soient confisqués par cette Tashigi.
Il y avait un garde assis près de la porte des quartiers des chefs ; soit Magellan le gardait encore sous surveillance, soit il était là pour le protéger de l’éventuel courroux de Zoro. Sanji sourit ; dans tous les cas, il faisait un très mauvais travail, discutant nonchalamment avec ses collègues en pleine patrouille.
Sanji s’assura de rester hors de portée des escargophones, se faufilant contre les murs et passant devant les gardes ; il restait dans les ombres, ne se laissant pas relâcher la pression avant d’être rentré dans le tunnel secret rempli de poussière qui étouffait ses bruits de pas. Il aurait vraiment du attendre minuit, mais il devait savoir. Il voulait juste voir si Zoro était nourri correctement, et il repartirait.
Le blond s’enflamma en essayant de se frayer un chemin dans chaque couloir qu’il pourrait trouver, reposant sur ses instincts de coureur de jupons pour se guider jusqu’à Newkama Land, la où les chants et les danses remplissaient les halls et où les hommes et les femmes s’habillaient sans honte. Ça aurait été un vrai paradis si les hommes n’étaient pas si incapables de faire leur mascara proprement.
Juste un petit coup d’œil sur Zoro et il retournera aux cuisines et prétendra être innocent. Peut-être que le cactus était perdu et ne comprenait pas pourquoi tous ces hommes efféminés l’avaient sauvé. Sanji rit doucement, cherchant Inazuma du regard, ou quelqu’un qui pourrait lui dire où ils avaient placé Zoro.
Peut-être que certains Okamas trouvaient Zoro attirant ? Ça ne serait pas une surprise : Zoro était très masculin et beau d’une façon primale. Naturellement, certains hommes et femmes de cet endroit resteraient bouche bée devant un pirate aussi attirant. Sanji sentit une pointe de jalousie dans ses épaules, mais l’ignora quand sa frustration commença à grimper. Pourquoi n’y avait-il personne qui le regardait dans les yeux ? Sa sensation de malaise empirait.
« Hé, grogna Sanji, se penchant sur une table pour toiser du regard un homme chauve seulement vêtu de talons hauts et d’un sous-vêtement. Ce gars qui a été sauvé tout à l’heure, il est où ? Les yeux perçants de Sanji notèrent que les autres occupants de la table échangeaient des regards inquiets, leurs faux sourires plaqués sur le visage.
–Il euh…, commença l’un d’entre eux, regrettant instantanément ses mots quand il reçut le regard attentif de Sanji. Tu devrais en parler avec Ivankov. On ne sait pas. N’est-ce pas ? L’homme regarda ses camarades de beuverie, qui hésitèrent tous un instant avant de hocher la tête avec un peu trop d’enthousiasme.
Sanji serra les dents, écrasant son filtre avec colère pendant que cette horrible sensation gagnait lentement l’intégralité de son corps.
–Où est Ivankov ?, demanda Sanji, mais il ne reçut que des rires nerveux et des mots hésitants.
Il allait devenir violent quand une main saisit son bras.
–Sanji. Le visage de Shukaku était ferme et un peu inquiet. Tu n’étais pas sensé revenir ici avant au moins un jour. Il y avait comme une douce accusation dans sa voix ; si Sanji n’était pas au courant, il ne se serait jamais douté que cette personne ait un jour été un homme.
–Quelque chose ne va pas, Shukaku chérie. C’est comme si les hommes autour de cette table me cachent la vérité. Sanji pointa les accusés du doigt, et Shukaku secoua la tête.
–Viens avec moi, Sanji ; je vais t’accompagner jusqu’à notre reine. Et sur ces mots, Sanji fut guidé jusqu’à une porte arrière menant à un couloir sombre. Sanji était heureux d’avoir une si jolie femme à ses côtés, mais avec chaque pas qu’ils faisaient, le silence prenait le pas sur la musique, rendant l’atmosphère lourde et épaisse.
Les oreilles de Sanji étaient tendues ; le silence n’était brisé que par les talons de Shukaku heurtant la pierre pendant qu’ils marchaient silencieusement. Sanji sentit l’inquiétude le gagner ; quelque chose n’allait pas, et ça concernait Zoro. Il s’alluma une autre cigarette pendant que le silence lui gelait les os.
–YEE-HAW ! Ivankov brisa l’atmosphère quand il surgit dans le couloir. Mon chou ! Je pensais que ton plan incluait le fait que tu ne reviennes pas ici avant quelques jours ! Le roi-reine était aussi illisible que d’habitude, mais avec une pointe d’appréhension.
–Ça suffit !, grogna Sanji; fatigué par tous ces gens qui tournaient autour du pot. Quelque chose ne va pas ! Amenez-moi à Zoro tout de suite !
–J’ai bien peur que ça soit impossible, mon chou. Le ton d’Ivankov se faisait plus grave, devenant sombre et sérieux. Ce n’était pas prévu ; ça ne devait pas se passer comme ça.
–Qu’est-ce que-, commença Sanji, sa voix s’affaiblissant légèrement pendant que d’horribles possibilités traversaient son esprit. Avaient-ils été trop tardifs ? Pourquoi est-ce que Shukaku refusait de croiser son regard, et pourquoi Ivankov paraissait si sérieux ?
–Viens avec moi, mon chou. Je vais tout t’expliquer. Ivankov commença à avancer dans le hall. Shukaku lâcha le bras de Sanji et lui fit signe de suivre Ivankov, laissant Sanji faire face à ses peurs et à l’air sérieux d’Ivankov seul.
Il marchèrent un peu, sans échanger le moindre mot, et Sanji pouvait jurer que le silence se faisait plus lourd avec chaque seconde. Quand Ivankov commença à parler, sa voix heurtait les oreilles de Sanji comme si l’homme était en train de crier dans un mégaphone derrière lui.
–Quand nous avons ramené Roronoa ici, nous avons laissé un de nos docteurs vérifier son état. Le ton d'Ivankov était sérieux, faisant paniquer Sanji encore plus
Il n’aimait pas où cette situation allait. Pas du tout.
–Ce que le docteur a trouvé était assez incroyable, vraiment. Il n’avait jamais vu quelque chose comme ça avant.
–Va droit au but !, cracha Sanji, réduit en un tas de nerfs après tout ce prologue. Est-ce que Zoro allait s’en sortir ?
–Il n’y avait pas que des dégâts superficiels dus à la torture d’Impel Down qui pesaient sur cet homme, Sanji. Il y avait des dégâts internes aussi.
–Internes? Tu veux dire mentaux ?, demanda Sanji, suçant nonchalamment sur sa cigarette oubliée pour essayer de se calmer pendant qu’Ivankov secouait la tête lentement.
–Non, mon chou. Je parle de dégâts à l’intérieur de son corps. Ivankov fit une petite pause, et son visage devint un peu trop sérieux au goût de Sanji. C’est comme s’il s’était fait piétiner par un géant. Plusieurs fois.
–C’est impossible ! Il faisait des pompes ; il se battait ! J’étais avec lui tout ce temps ; il n’avait aucune blessure aussi importante que ça !
Ivankov soupira en secouant la tête, et le guida près d’une porte au fond du couloir.
–Viens là, mon chou.
Sanji fixait la porte, et pendant une minute, il fut incapable de bouger. Ses pieds se faisaient lourds, et soudainement, il n’y avait rien de plus terrifiant aux yeux de Sanji que cette épaisse porte de bois sombre. Prenant son courage à deux mains, il fit un pas vers l’okama, observant avec horreur la porte s’ouvrir, faisant ricocher des cris de douleur contre les murs du couloir, assaillant les tympans de Sanji.
–ZORO ! La cigarette de Sanji tomba de sa bouche quand il commença à courir dans le couloir, pendant que les cris et les soupirs de douleur tiraillaient ses nerfs. Il continuait de courir en direction de leur source, sentant l’adrénaline douloureuse envahir son corps.
Zoro criait. Hormis la fois où Sadie avait fouetté son dos, Sanji n’avait jamais vu Zoro réagir à la douleur, et ne l’avait jamais entendu faire plus qu’un soupir ou qu’un grognement. Quelque chose d’horrible devait se passer, quelque chose d'irréversible et inéluctable.
–ZORO ! Sanji fixait la grande porte dans le mur. Elle était fermée et bloquée, et c’était la seule chose qui le séparait de Zoro. L’adrénaline embrouillait son esprit ; il casserait cette porte ; il détruirait toute cette prison si besoin. Ses instincts protecteurs faisaient vriller sa tête, et la douleur le faisait voir rouge.
–ARRÊTE ! Ivankov bloqua le coup de pied de Sanji en saisissant sa jambe, protégeant la porte. Sanji essaya de sortir sa jambe de son emprise, mais Ivankov ne bougeait pas.
–LÂCHE-MOI ! ZORO EST EN TRAIN DE SE FAIRE TORTURER !
–Non, il est en train d’être soigné, corrigea Ivankov, et les yeux de Sanji fixèrent son énorme visage. Pour l’aider à réparer les dégâts internes et ses problèmes de nutrition, je lui ai injecté les Hormones de Guérison. Ivankov leva sa main libre, révélant des ongles aux airs de seringues au bout de ses doigts. Il est là-dedans depuis cinq heures.
–Hormones de Guérison ? La colère de Sanji semblait s’amenuiser doucement, mais chaque soupir douloureux provenant de la pièce renforçait ses envies de meurtre.
–Oui. Heureusement, il n’a pas été empoisonné par Magellan, donc même si ses blessures étaient incroyables, il devrait s’en sortir en une journée, annonça Ivankov, donnant à Sanji le bénéfice du doute en lâchant sa jambe. Tout dépend de son envie de vivre bien sur, mais sachant qu’il avait encore la force de nous demander de te sortir d’ici, il devrait s’en sortir.
Sanji fixait la porte, voyant les chaînes s’entrechoquer et écoutant les grattements de quelque chose de métallique venant de l’intérieur de la salle.
–Donc…je peux le voir ?
–Hmm… Je ne pense pas que tu en aies envie, mais si tu le veux, il y a un petit trou dans la porte que tu peux utiliser. Ivankov désigna une petite boite de métal sur la porte, et Sanji la glissa sur le côté pour regarder à l’intérieur de la pièce.
Le corps de Zoro était douloureusement arqué dans la salle sombre, des chaînes entourées autour de lui dans une tentative pathétique de le garder sur la table. Un souffle de douleur émergea de sa bouche, et Sanji replaça le morceau de métal sur le trou. Il sentait son estomac se nouer ; il ne pouvait rien faire pour Zoro en ce moment ; il ne pouvait même pas apaiser ses souffrances.
–Je veux rester ici, dit Sanji doucement, à la recherche de ses cigarettes. Tu penses que quelqu’un peut prendre ma place là-haut et faire comme si je dormais ?
–Ne sois pas ridicule ; tu n’as aucune raison de rester. Tu as une mine terrible ; depuis quand n’as-tu pas dormi ?, argumenta Ivankov, croisant ses bras trapus sur son torse. C’est mauvais pour ta peau.
–Ferme-la et réponds ! Je veux attendre ici ; qu’est-ce que ça change pour toi ?! Sanji s’alluma une cigarette en s’asseyant devant la porte bloquée.
Ivankov lui envoya un regard plutôt noir, le dédain clairement visible sur son visage.
–D’accord, mon chou. Ivankov secoua la tête, faisant sautiller son afro violette. Mais c’est la dernière chose que je fais pour toi. Après ça, tu te débrouille tout seul. Compris?
–Ouais ouais. Sanji souffla quelques ronds de fumée, reposant sa tête sur la pierre froide. Merci pour tout ce que tu as fait jusqu’à maintenant ; si tu nous pourrais nous laisser nous cacher ici un peu plus longtemps, ça me ferait vraiment plaisir.
Ivankov eut l’air amusé par cette idée, riant au nez de Sanji avec arrogance.
–Tu dis que vous allez rester « un peu plus longtemps » ? Prétentieux ! Comment prévoyez-vous de sortir ici exactement ? Vous pourriez tous deux rejoindre mes chéris~. Je pourrais vous trouver votre propre chambre à Newkama Land !
–Je refuse ! Sanji sentit ses poils se hérisser à cette idée ; il ne deviendrait jamais un okama ! Il était un homme après tout !
–Il sera impossible de s’échapper sans mon aide, mon chou. En particulier quand ton petit ami est un criminel aussi recherché !
–Ça ira parce que... Sanji fit tomber des cendres de sa cigarette, souriant quand il vit l’incrédulité dans l’expression d’Ivankov. Le blond sourit autour du filtre quand il ferma les yeux pour concentrer toute son énergie sur Zoro.
–Luffy viendra, sans aucun doute.
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Et voilà pour ce chapitre, j'espère qu'il vous a plu et que vous avez passé de bonnes fêtes !
À la prochaine, et bravo pour les vues !
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Impel Down
FanfictionSanji, cuisinier d'Impel Down, se retrouve malgré lui en charge de la torture de Roronoa Zoro! Tous deux se virent piégés, pendant que Zoro restait persuadé que Luffy viendrait le chercher. Sanji prendra-t-il le risque de trahir ses supérieurs et d...
