Quand Zoro se réveilla, il se sentit renaître. La pain incessante dans ses poumons et la fatigue étaient parties. En fait, il ne s’était jamais senti aussi bien depuis Water Seven. Il décida de rester allongé quelques instants avant que Luffy ou Chopper ne le réveille. Il avait l’impression que ça faisait une éternité qu’il n’avait pas eu le droit à une bonne nuit de sommeil, depuis cette nuit à Thriller Bark-
Zoro ouvrit les yeux, fixant le plafond caverneux de sa chambre. Le cerveau à moitié endormi de Zoro prit trois bonnes secondes pour assembler tous les détails qu’il connaissait. Il s’était retrouvé attaché à un poteau au niveau trois, et soudainement, il y eut beaucoup de sable, des ciseaux coupèrent ses chaînes, et il avait été attiré dans une sorte de tunnel.
Zoro se releva et se gratta le torse, se sentant plus calme après avoir assimilé toutes ces informations. Il y avait eu un homme partagé entre de couleurs, et un autre coiffé d’une énorme coupe afro violette. Il jeta un œil aux alentours ; cet endroit n’avait pas l’air de faire partie d’Impel Down- il était trop « accueillant ».
Il se souvint qu’il leur avait demandé de sortir le cuistot d’ici, avant qu’il ne s’évanouisse et soit pris en charge par un docteur. Lorsqu’il se réveilla, il ne voyait que l’obscurité et ne ressentait que la douleur, comme s’il se faisait déchirer de l’intérieur et brûlé vif. Ça lui avait rappelé la douleur qu’il avait sentie en endurant la souffrance de Luffy à Thriller Bark.
Les jambes de Zoro lui parurent lourdes quand il se leva, avant qu’il ne commence à étirer ses muscles pour les soulager. Il se fraya un chemin hors de la pièce en secouant ses cheveux, chaque pas se faisait plus facile que le précédent. Combien de temps avait-il dormi ? Au moins quelques heures ; il était également affamé.
Zoro fit des aller-retours dans divers couloirs, se perdant au moins trois fois et passant deux fois devant la cuisine avant de tomber accidentellement dans la bonne pièce. La cuisine était agréable et bien équipée, mais les ustensiles semblaient en désordre, comme s’ils avaient étés récupérés il y a un moment, et par collectés il voulait dire volés.
Au fond de la salle se trouvait une jeune femme modestement vêtue. Zoro se racla la gorge pour informer sa présence, et elle se retourna avec un sursaut.
Elle lui lança un regard sévère, les sourcils légèrement froncés avant de s’essuyer les mains.
« Roronoa, je peux t’aider ?
–Ah, euh, est-ce que je peux avoir quelque chose à manger ?, Zoro fit un geste en direction du frigo, espérant pouvoir récupérer un peu d’alcool par la même occasion. Il n’était pas sur qu’ils le laissent boire aussi tôt après avoir blessé.
–Oh bien sur, tu dois avoir faim. La femme sourit un peu. L’heure du repas est passée, mais nous avons quelques restes que je peux réchauffer.
–L’heure du repas est passée ?, Zoro fronça un sourcil ; il était allé se coucher entre deux et quatre heures du matin s’il ne se trompait pas- il pouvait vaguement se souvenir d’une horloge sonnant trois heures lorsqu’il parlait de Thriller Bark à ce gars à la coupe afro.
–Oui, il est onze heures, dit la femme calmement. Tu as dormi au moins vingt heures ; nous ne pensions pas que tu te réveillerais avant demain matin.
–Vingt heures ? Zoro fixait la femme en face de lui ; ça faisait vraiment si longtemps ? Ça faisait presque un jour qu’il n’avait pas mangé, été aux toilettes, ou vu le cuistot.
La femme hocha la tête et sortit un gros paquet de l’immense frigo au fond de la pièce.
–Je vais réchauffer les restes pour toi et les apporter au hall principal ; attends là-bas s’il te plaît. » Elle tourna le dos à l’épéiste, qui sortir de la cuisine en essayant de se rappeler d’où se trouvait le hall principal. Il pouvait croire ces okamas ; Sanji croyait en eux, au moins. Il se serait sentit plus en sécurité s’il s’était agi de la cuisine de Sanji, mais s’il pouvait manger celle de Franky, il pouvait tout manger.
Il marcha dans le couloir, sentant sa force revenir lentement pendant que ses muscles se réveillaient. Il était toujours courbaturé, mais une douche chaude devrait régler ce problème. Ça semblait être une bonne idée ; Sanji s’était déjà plaint de son odeur auparavant. Après s’être perdu quelques fois, Zoro parvint à se frayer un chemin jusqu’au hall principal, où sa nourriture l’attendait.
« Sanji a dit que tu n’avais aucun sens de l’orientation, mais je pensais qu’il plaisantait. La femme le fixait, éberluée. C’est incroyable que tu aies réussi à te perdre en traversant un couloir.
–Le sourcil en vrille ne sait pas de quoi il parle, grogna Zoro en s’asseyant à la table. Où sont les douches ? Je dois nettoyer le sang et le sable. Il commença à manger, notant que même si c’était loin d’être aussi bon que la cuisine de Sanji, c’était plutôt bon.
–Il y a des douches au fond du couloir, communes et privées. Nous avons des razoirs et tout ce dont tu pourrais avoir besoin. La femme le regardait de près, et Zoro pouvait jurer qu’elle était en train de l’évaluer. Je t’y mènerais quand tu auras fini de manger, comme ça tu ne te perdras pas, et je suppose qu’on peut te prêter des vêtements.
–NON. Zoro fronça les sourcils, horrifié à cette idée. Je ne mettrai pas un de ces trucs. Il fit un geste en direction d’un okama passant à coté de lui, vêtu de talons hauts jaunes et d’un corset deux fois trop petit pour lui.
La femme rit, s’asseyant à la table.
–Bien sur que non. Nous avons des vêtements d’homme ennuyeux aussi. Il y eut un silence pesant pendant que Zoro mangeait calmement, grimaçant quand il vit l’homme en corset lui envoyer un clin d’œil suggestif. L’épéiste décida d’effacer cet évènement de sa mémoire et se concentra sur son repas.
–Je vais aller voir si on à quelque chose d’ennuyeux à ta taille, attends ici. » Sur ces mots, elle partit en direction d’un couloir, laissant Zoro seul dans la salle à manger, avec ses rations de pain et d’omelettes.
Peut-être qu’il aurait du refuser de manger tant que ça n’était pas la cuisine de Sanji. La soupe dont il se souvenait vaguement avait été délicieuse, mais il ne voulait pas que Sanji s’isole dans la cuisine dès son retour. L’épaule de Zoro était quelque peu douloureuse, ses muscles courbaturés par le manque d’exercice et les vingt heures de repos.
« Tu as mal quelque part ? L’homme aux deux couleurs qui avait libéré Zoro de ses chaînes plus tôt s’avançait vers la table. On nous a dit que tu t’es réveillé il y a quelques heures ; c’est normal pour toi d’être fatigué pour au moins un jour après un traitement aussi intense.
–Ça va. Je n’ai même pas mal, mêle-toi de tes affaires.
–Ah. Tu es bien hostile. Inazuma porta son verre ses lèvres, clairement indifférent. Même après tout ce qu’on a fait pour toi, tu es toujours si brutal.
Zoro grogna dans son assiette, sa colère s’apaisant quand il réalisa qu’il n’avait aucune raison d’être hostile.
–Pas besoin de t’excuser, continua Inazuma. Nous savons tous que tu n’es pas ici par plaisir, et c’est probablement énervant pour toi.
–Ça l’est. Zoro grogna un peu, finissant son plat avant de l’éloigner de lui. J’ai un capitaine. J’ai un équipage. Nous devons sortir d’ici. Zoro avait envie de revoir le bois et les vagues.
–Nous ? Inazuma le fixait à travers ses lunettes.
–Oui. Moi et le cuistot. Il se leva, terminant son verre d’eau avant de chercher la femme qui lui avait parlé plus tôt du regard.
–Tu veux le prendre avec toi ? Le visage d’Inazuma était illisible.
–Je vais le prendre avec moi. Nous sommes camarades et l’équipage a besoin d’un bon cuistot… Zoro gratta l’arrière de sa tête, fronçant les sourcils quand il sentit le sang et le sable sous ses ongles. En plus, il est malheureux ici. Je peux le sentir.
–Et s’il refuse de rejoindre votre équipage ou que votre capitaine refuse de le recruter ? La voix froide et calme d’Inazuma mettait Zoro mal à l’aise.
–Tu ne connais pas mon capitaine. Le ton de Zoro était grave et menaçant, mais pas vraiment hostile. C’était un avertissement. Avant qu’Inazuma ne puisse aller plus loin, la femme était de retour, les bras pleins de vêtements.
–Ah, Inazuma ! Elle sourit, et Inazuma hocha la tête élégamment.
–Shukaku. L’homme buvait son vin pendant que Shukaku se tournait vers Zoro.
–Roronoa-
–Arrêtez avec les noms, grogna Zoro. Appelez-moi juste « Zoro » ; c’est plus rapide.
Les deux okamas échangèrent un regard lourd de sens avant que Shukaku n’entraîne Zoro vers les douches.
–Voici quelques vêtements qui devraient plus ou moins t’aller. Zoro étudia la pile de vêtements sur le sol. Nous avons trouvé tes bottes dans le stockage et même ton bas. On est en train de les nettoyer, et ta chemise était en lambeaux.
–Mon bas ? Zoro saisit le premier pantalon noir qu’il vit dans la pile et le leva pour regarder leur taille. Après avoir décidé qu’il lui irait assez bien, il récupéra une chemise blanche aux rayures rouges du tas de vêtements.
–Les douches sont là-bas. Prends tout le temps qu’il te faut ; tous les autres se sont déjà lavés, tu ne devrais pas être dérangé. » Sur ces mots, Zoro fut laissé seule dans la grande salle de bains commune. Après être allé aux toilettes et avoir récupéré du savon et des rasoirs, il jeta ses vêtements sales dans une corbeille et entra dans une douche.
Il y avait différents shampoings et un petit miroir à hauteur des yeux de Zoro sur le mur. Il alluma l’eau, attendant que sa température préférée arrive avant de se mettre sous le jet d’eau. L’eau atteint son visage, et il pouvait sentir la couche de terre désagréable commencer à s’adoucir et couler le long de sa mâchoire.
Zoro laissa l’eau frapper son front et il ferma les yeux, se concentrant sur l’odeur de l’eau filtrée. Ca avait presque l’odeur de l’eau du Sunny, mais n’était pas aussi agréable. Le système de filtre de Franky était apparemment « super ».
Après être resté immobile pour apprécier l’eau heurtant ses muscles fatigués et chauffant son corps, Zoro baissa la tête pour lever l’arrière de sa tête et ses épaules. Quand il ouvrit les yeux, il put voir de l’eau presque noire couler à ses pieds avant d’être aspirée par la bouche de drainage, laissant du sable et quelques mèches s’accumuler sur ses côtés.
Quand la couche de terre superficielle et les tâches de sang et de sable disparurent, Zoro saisit le savon, savonnant et grattant doucement son cuir chevelu pour essayer de se débarrasser des traces de sang séché les plus tenaces. Le savon avait une odeur d’herbe étrange ; comme celles que Chopper utilisait en guise de désinfectant.
Le côté doux de Zoro appréciait cette odeur. Il se nettoyait complètement, grattant les tâches qui résistaient, et il vit que l’eau qui coulait de lui devenait de plus en plus claire. Après avoir réussi à se nettoyer suffisamment pour que sa peau ait l’air en bonne santé, l’eau autour de ses pieds devint transparente.
L’épéiste bougea le pommeau de douche sur le côté, visant un coin pendant qu’il passait une main sur le miroir empli de buée, se faisant accueillir par ses propres yeux noirs avant qu’il ne commence à se raser. Le miroir commençait à se flouter à nouveau, mais Zoro ne prit pas la peine de le nettoyer. Il avait presque fini de se raser ; un coup de plus et il aurait terminé.
Les bords des lames glissait contre sa peau, le débarrassant du sentiment désagréable sur sa mâchoire. Le rasoir était clairement nouveau ; il était presque aussi aiguisé que ses lames.
Ses sabres.
Les phalanges de Zoro pâlirent autour du rasoir et tremblaient de colère, se coupant même la joue en serrant douloureusement les dents.
Ses sabres.
Un filet de sang coulait le long de sa mâchoire pendant qu’il grognait de colère, et il lança le rasoir sur le sol de la douche ; le mur de la douche fit un bruit sourd quand il le frappa sous l’effet de la frustration, reposant son front sur la surface chaude en essayant de reprendre le contrôle.
Il était complètement désarmé. Même quand Luffy viendra les chercher, il ne serait d’aucune utilité pendant la fuite et même après, jusqu’à ce qu’ils ne trouvent une armurerie. Zoro grogna de douleur, se retournant pour se tenir contre le mur.
Ça ne serait jamais plus pareil. Perdre Kitetsu et Shushui était déjà un gros problème ; il aimait ces épées et avait appris à les connaître. Elles avaient l’air d’être une extension de lui-même quand il se battait. Il avait un peu l’impression d’avoir perdu un bon ami.
Mais il avait aussi perdu le Wado. Cette simple pensée blessait son âme. Le sabre familial qu’on lui avait confié, le sabre que Koshiro lui avait donné en guise de symbole pour les rêves et le futur de Kuina. C’était son seul souvenir d’elle ; il avait laissé tout ce qu’il avait au village. Le passé était pour les faibles, après tout.
C’était le sabre de Kuina. Il contenait ses espoirs et son âme.
L’épée qu’elle avait utilisé lors de leur dernier duel, cette nuit pendant laquelle ils avaient juré de devenir les meilleurs.
Le sabre qu’elle était aller ranger lorsqu’elle est tombé et s’est ouvert le crâne.
Juste parce qu’il avait voulu se battre avec des « vrais sabres ».
La culpabilité s’accumulait dans son estomac ; il ferait n’importe quoi pour récupérer cette épée. C’était celle qu’il utiliserait pour vaincre Mihawk ; s’il n’avait pas le Wado, il ne réaliserait pas le rêve de Kuina.
Même si un marine l’avait, tant qu’elle ne rouillait pas seule, au fond de Grand Line, il la retrouverait. Il savait que Luffy accepterait de l’aider à trouver son « trésor » ; il ferait la même chose. Luffy avait son chapeau ; il savait à quel point certaines choses pouvaient être importantes.
Il fit courir une main dans ses cheveux, appréciant d’avoir le cuir chevelu propre l’espace de quelques secondes de sérénité avant de couper l’eau et de sortir dans l’air froid. Quand il frotta son visage avec une serviette rose, il nota un peu de sang sur le côté. La coupure n’avait plus l’air de saigner autant qu’auparavant.
Zoro grogna de frustration, ne prenant pas la peine de se sécher complètement avant de prendre le bas qu’il avait pris de la pile. Un peu serré au niveau de l’entre-jambes, mais il pourrait faire avec. Shukaku avait dit qu’ils avaient retrouvé ses vêtements, donc il n’aurait pas à porter ceux d’empreint trop longtemps. Il récupéra la chemise à rayures, sans perdre son temps à la boutonner en sortant de la salle de bain.
Il voulait s’entraîner, méditer, n’importe quoi tant que ça lui libérait l’esprit. Il voulait travailler jusqu’à ce qu’il ne se rappelle plus d’avoir perdu ses sabres. Il pourrait utiliser l’effort pour détendre ses muscles courbaturés, et il avait plus qu’assez d’énergie après avoir dormi aussi longtemps. Il soulèverait quelques meubles et ferait des pompes jusqu’à tomber d’épuisement.
Il espérait que le cuistot se montre ce soir. Il avait vraiment besoin de quelqu’un pour oublier la perte de ses sabres, et il n’avait toujours pas eu l’accord du cuistot quand à son intégration dans l’équipage au chapeau de paille. Il était monté sur ses grands chevaux plus tôt, mais il n’était pas sur que Luffy apprécierait s’il assommait Sanji pour le forcer à venir.
Il n’y avait pas moyen qu’il parte sans lui. Il n’allait pas laisser ce putain de blond. Il continuerait de demander jusqu’à recevoir un « oui », tout comme Luffy avait fait avec lui et la plupart des autres membres de l’équipage.
Zoro fixait l’impasse. Il essayait de retourner dans sa chambre, donc pourquoi y avait-il un mur sur le chemin ? Peu importe, il ferait avec. L’épéiste fit demi-tour et marcha dans le couloir, se trompant de couloir trois fois et atterrissant dans la salle de bain à nouveau.
Après quelques coups dans l’impasse quand il la rencontra pour la cinquième fois, Zoro ouvrit la porte de la salle de bain, s’enfonçant à l’intérieur quand il reconnut le lit. Il n’en pouvait plus, il voulait boire, son corps était tendu et avait besoin d’exercice, et quelqu’un réarrangeait les couloirs pour le perturber !
« Yo, tête de cactus.
Zoro se retourna, sentant sa mauvaise humeur s’évaporer quand il vit le sourire en coin sur le visage de Sanji. Le blond était assis dans un coin à l’autre bout de la pièce, fumant nonchalamment, les jambes croisées, une expression ennuyée sur le visage.
–Tu t’es perdu ?, se moqua Sanji, soufflant un nuage de fumée en direction de Zoro avant que son sourcil en vrille ne se lève avec malice.
–Non. Zoro souffla un peu, sentant ses nerfs se calmer à l’écoute de la voix de Sanji quand celui-ci se leva. J’observais les alentours. Il fixait le cuistot avec méfiance pendant qu’il tournait autour de lui, ayant l’air de plus en plus irrésistible à chaque pas.
–Oh ? Ça fait un moment que j’attends. Shukaku m’a dit que tu étais allé te laver. Des doigts doux mais fermes saisirent le menton de Zoro, le forçant à tourner la tête pendant que le blond examinait la qualité de son rasage. Zoro pouvait sentir le sang courir dans ses veines au contact des bouts des doigts de Sanji ; il avala, notant que les yeux sombres de Sanji regardaient sa pomme d’Adam.
–Tu t’es coupé, bretteur du dimanche. Sanji lâcha le menton de Zoro, passant un doigt sur la petite blessure. Es-tu incapable de faire quelque chose d’aussi simple que de te raser ? La prochaine fois, tu devrais me laisser faire.
–Je sais me raser, objecta Zoro, le désir incitant son corps à toucher le cuistot. Il avait été autorisé à le toucher une fois; il avait probablement la permission de le faire à nouveau. Cette fois il n’était pas enchaîné ; il pourrait s’adonner à une exploration bien méritée.
–Tu ressembles moins à un démon quand t’es pas couvert de terre, tu sais. Sanji sourit un peu, ses doigts frôlant toujours la joue de Zoro, les yeux pleins de malice. T’as l’air moins moche que d’habitude. Son sourire se mua en un rictus qui semblait le provoquer ; c’était plus un défi qu’autre chose. Voir lequel des deux pouvait tenir le plus longtemps.
L’épéiste se durcit. Non. Il n’allait pas se laisser faire comme ça ; il devait avoir la réponse de Sanji avant. Il devait être le plus fort ; il devait avoir plus de contrôle sur lui-même. Peu importe à quel point il voulait le toucher. Peu importe à quel point il voulait l’embrasser.
Il devait se contenir ; toutes ses émotions devaient être contenues. Il voulait être aussi proche que possible du cuistot, mais il le voulait sur le Sunny encore plus. Il se concentra sur l’image mentale de son rêve : le cuistot dans la cuisine du Sunny, lui souriant depuis le comptoir. Cela calma un peu le désir bouillant dans son abdomen.
–T’es toujours fatigué ou quelque chose comme ça ? Ton visage stupide est distant, grogna Sanji avec une pointe de déception dans la voix, retirant sa main pour mettre sa cigarette dans un cendrier sur un meuble. Je ne peux pas y croire ; tu te fais soigner par une sorte d’injection d’hormones et même pas un jour plus tard tu as une nouvelle blessure ? Est-ce que je te verrai un jour sans que tu sois amoché ?
–La ferme, cuistot stupide ; ça aura disparu demain, répondit Zoro maladroitement, croisant les bras sur son torse pendant qu’il toisait Sanji du regard. C’est toi qui a l’air fatigué, sourcil en vrille. Continue et tu couperas tes doigts si précieux.
Il y eu un long silence quand l’œil visible de Sanji s’écarquilla, comme s’il se rappelait de quelque chose. Zoro regardait l’autre homme, perplexe, voyant son sourcil enroulé se froncer un peu à cause de l’inquiétude.
–En parlant de couper, commença Sanji en se grattant la nuque maladroitement. J’espère que tu ne m’en voudras pas de ne pas te l’avoir dit plus tôt, mais-
Zoro regardait avec intérêt quand Sanji se baissa, poussant une boite pour attraper quelque chose d’empaqueté dans un drap blanc poussiéreux. L’épéiste leva un sourcil, curieux ; le cuistot avait l’air nerveux et ses joues étaient légèrement rouges.
–Pendant que tu étais dans l’infirmerie, j’ai-
Zoro fixait Sanji quand celui-ci s’arrêta pour ouvrir le drap, le bruit métallique familier assécha la gorge de Zoro et coupa sa respiration.
Impossible.
Impossible.
Les doigts de Sanji frôlèrent nerveusement la texture, la tirant au-dessus du paquet, révélant un fourreau et une poignée blancs.
– J’ai entendu Magellan en parler et-
Zoro fixait les trois sabres entourés par son haramaki s’entrechoquer joyeusement dans les bras de Sanji, complètement choqué. Ils étaient tous en sécurité. Il n’avait même pas les mots pour décrire ce qu’il ressentait ; il était bouche bée.
–Je me suis faufilé dans la salle de stockage et j’ai volé tes sabres avant qu’ils ne soient envoyés à la marine.
Zoro regardait Sanji, qui lui souriait niaisement sans attendre quoi que ce soit en retour. Sanji avait sauvé ses possessions les plus précieuses. Sans qu’il ne le lui demande, le blond avait risqué sa vie pour sauver quelqu’un à qui il ne devait rien.
Le sang-froid de Zoro disparut totalement à cet instant, et il sauta presque sur le cuistot. Les yeux de Sanji s’écarquillèrent sous le choc, quand Zoro s’écrasa contre lui, les sabres s’entrechoquant entre eux quand Zoro le plaqua contre le mur pour l’embrasser. Zoro était déterminé à montrer à cet idiot à quel point il appréciait ce qu’il avait fait pour lui, et il n’était pas assez doué avec les mots pour le faire verbalement.
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Désolée d'avoir coupé la ahah, la suite sera dans le prochain chapitre qui sortira dans la semaine 👀
Entre temps j'ai regardé tout MHA ( j'aime beaucoup 🦈💥 en terme de couple ), y'a moyen que je sorte un recueil de os pour poster sur d'autres pairings ou d'autres os zosan ahah
À la prochaine !
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Impel Down
FanfictionSanji, cuisinier d'Impel Down, se retrouve malgré lui en charge de la torture de Roronoa Zoro! Tous deux se virent piégés, pendant que Zoro restait persuadé que Luffy viendrait le chercher. Sanji prendra-t-il le risque de trahir ses supérieurs et d...
