Bon j'ai pas trop avancé sur ce dessin ( ni sur la fic dont c'est sensé être la couverture lol ), j'espère que ça marche pour ceux qui ne pouvaient pas voir le média la dernière fois
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Ivankov et ses okamas attendaient dans la grande salle à manger quand Sanji et Zoro arrivèrent ; la reine semblait agitée, et Shukaku était non loin d’une table, essuyant le tas de vêtements en évitant de croiser leurs regards.
« Mon chou !, commença Ivankov en pointant Sanji du doigt, tu as amené des Marines dans nos tunnels ?
–Deux marines aveuglés et inconscients, oui, confirma Sanji, voyant les okamas murmurer quelque chose entre eux. Ils sont attachés, bâillonnés et enfermés dans un placard, pas besoin de s’inquiéter. Sanji ignora les regards ennuyés d’Ivankov. Inazuma prit une gorgée de son verre de vin ; Sanji se demandait s’il l’avait déjà vu vide.
–Je vois ; je ne te laisserai plus faire quelque chose d’aussi stupide, mon chou, commença Ivankov, levant la main pour annoncer un sermon, mais Sanji se contenta de lui sourire.
–Ce n’est pas la peine. Nous serons partis avant la nuit.
Un silence pesant régna alors sur la pièce ; tous les chuchotements et les échos semblaient s’être arrêtés et tout le monde, y compris Zoro, fixait Sanji. Celui-ci appréciait l’attention, s’allumant une cigarette avant d’adresser un sourire triomphant à Zoro.
–Dans moins de six heures, l’équipage au Chapeau de paille sera là.
Les okamas semblaient tous choqués pendant que les yeux de Zoro s’illuminèrent. Sanji vit le sourire de Zoro s’agrandir jusqu’à ce que celui-ci ne puisse plus retenir son rire.
Zoro saisit Sanji par les épaules, le secouant un peu avant de le serrer dans ses bras.
Sanji sourit contre l’épaule de Zoro, appréciant le rire joyeux de l’autre homme. Il pouvait sentir le torse de l’autre homme bouger, sa voix faisant vibrer la peau de Sanji. Est-ce qu’il pourrait entendre Zoro rire ainsi tous les jours quand ils seront libres ?
Ivankov s’approcha, se penchant pour envahir la vision de Sanji.
–C’est vrai, mon chou ?, chantonna presque l’okama, visiblement amusé, paille-boy va venir ?
–Il sera là avant l’heure du déjeuner. Sanji s’écarta un peu de l’épéiste, ne s’éloignant pas trop de lui mais suffisamment pour pouvoir se tourner. J’ai pu récupérer beaucoup d’informations ces derniers jours, grâce à l’aide de notre cher Capitaine Fullbody.
Zoro grogna un peu en entendant ce nom, dessinant des cercles sur le dos de Sanji.
Sanji laissa tomber quelques cendres de sa cigarette, appréciant le contact avant de continuer.
–Les Chapeaux de paille ont réussi à arriver jusqu’ici sans se faire attraper. Le personnel doit garder cette information secrète pour que Zoro ne soit pas au courant, continua Sanji en faisant tourner sa cigarette entre ses doigts, ou alors je suis le seul qui n’est pas au courant, mais dans tous les cas, Fullbody est un idiot.
Il y eut un léger silence pendant que les autres attendaient que Sanji continue de parler, probablement pour que celui-ci explique en quoi le marine était stupide.
Sanji replaça la cigarette entre ses lèvres, souriant à Zoro qui le regardait avec intérêt et impatience.
–Il projette d’ouvrir les portes pour s’occuper seul des Chapeaux de paille et devenir amiral.
Sanji sentit Zoro se tendre derrière lui, et l’épéiste laissa s’échapper un rire condescendant.
Le blond fit une pause avant de pointer les uniformes sur la table.
–Zoro et moi, nous prendrons ces vêtements et infiltrerons le navire de Fullbody, déclara-t-il calmement, sentant les regards des okamas passer de lui à la pile de vêtements sur la table. Nous attendrons la rencontre avec les Chapeaux de paille, neutraliserons Fullbody, puis nous nous prendrons la fuite avant que Magellan n’ait le temps de fermer les portes.
–C’est risqué, répondit Ivankov pensivement, mais ça peut-marcher.
–Nous rejoindrons les Marines en prenant le tunnel de la salle de stockage, et nous nous mêlerons à la foule en faisant profil bas. Nous devons nous habiller et attendre que les marines soient appelés ; ça peut arriver dans les deux prochaines heures. »
Sanji traversa le hall, saisissant les uniformes avant de donner le plus large à Zoro. Allez, tête de cactus, nous devons nous dépêcher. L’expression de Sanji avait perdu toute malice et était maintenant pleine de détermination. Celle de Zoro se durcit également ; il hocha la tête et accepta l’uniforme.
Les okamas observèrent les deux hommes se diriger vers la chambre de Zoro. Inazuma prit une gorgée bruyante de son verre de vin. Il y eut un long silence dans la pièce, et tout le monde partageait la même pensée.
Personne ne s’était échappé d’Impel Down depuis Shiki.
Sanji lâcha l’uniforme volé sur le lit non-fait de Zoro, le fixant du regard tout en passant chaque aspect de son plan en revue. Le plan était parfaitement logique. Certes, il était suicidaire et complètement fou, mais logique. Rien ne pouvait l’entraver, ou presque.
« Sourcil en vrille. La main de Zoro sur son épaule le prit par surprise à nouveau. Zoro fronça légèrement un sourcil, et il vit l’expression de Sanji passer de l’appréhension à la gêne. Quelque chose ne va pas ?
Sanji secoua la tête, écartant la main de Zoro de son épaule.
–Je suis juste nerveux, grogna-t-il, écrasant sa cigarette dans le cendrier avant de retirer sa chemise, et Zoro fit de même.
Sanji jeta son haut dans un coin de la pièce, s’approchant du torse de Zoro pour faire courir un doigt sur l’immense cicatrice qui le traversait.
–Elle vient d’où ? Skypea ?, souffla Sanji, appréciant la chaleur de la peau de Zoro.
–Mihawk, grogna l’épéiste, fixant la main de Sanji du regard.
Le blond se figea sur place, levant les yeux vers le visage de l’épéiste avec appréhension.
–QUOI ?!, hurla presque Sanji, reculant de quelques pas. Tu as déjà affronté le meilleur épéiste du- toi !? Sanji tenta de verbaliser son choc et sa colère mais échoua, laissant son expression et ses gestes le faire.
–Nous nous sommes battus en duel, peu après sa victoire contre Don Krieg. La voix de Zoro était posée, presque calmante. Il m’a laissé cette cicatrice et m’a proposé de le défier à nouveau quand je serai devenu plus fort.
Sanji ne trouvait pas ses mots ; il se sentait trahi. Zoro aurait du lui dire ça avant. Il avait presque perdu la vie pour réaliser son rêve, n’était-ce pas assez !? Il ne devrait même pas être vivant !
–Tu- ! Et toute cette histoire d’être prêt à mourir pour ton rêve ? Sanji était furieux, les mains tremblantes. C’était juste parce ce que tu es déjà mort une fois ?! Aucun humain ne peut survivre à ça ! Le blond pointa la cicatrice de Zoro d’un doigt fébrile.
–Non. Zoro secoua doucement la tête, faisant s’entrechoquer ses boucles d’oreilles. Ça n’a rien à voir. J’étais tout aussi prêt à mourir à ce moment-là que maintenant. L’épéiste fit une pause, fronçant légèrement les sourcils. Et je ne suis pas mort. Je suis là.
Sanji ne savait pas quoi répondre. Zoro était trop déterminé à mourir à son goût. Il laissa ses yeux suivre l’énorme cicatrice à nouveau. Il s’était presque fait trancher en deux. Comment ce Mihawk avait-il pu oser laisser une aussi grosse marque sur son épéiste ? Il trembla en pensant à ce qu’avait du ressentir Zoro ce jour-la. Il était presque heureux de ne pas avoir été là pour y assister.
Zoro récupéra le pantalon d’uniforme sur le lit et Sanji fit de même avec le sien Ils n’échangèrent pas le moindre mot avant d’être complètement vêtus. Sanji cacha une grande partie de ses cheveux sous la casquette et appliqua un peu de maquillage sur son front pour cacher la vrille de son sourcil.
Zoro essayait d’ajuster sa cravate bleue, fronçant les sourcils en constatant que ça n’avait pas l’air professionnel.
–Je te le ferais. Sanji brisa le silence en s’approchant de l’épéiste pour détacher la cravate. Si tu t’y prends mal, ils auront des soupçons.
L’épéiste grogna quelque chose en retour, laissant une main reposer sur la cuisse de Sanji pendant que celui-ci ajustait l’accessoire. Il fit un pas en arrière, fixant Zoro avec satisfaction. L’uniforme était un peu trop serré, mais pas suffisamment pour que ça paraisse étrange.
–Ça te va bien, complimenta Sanji, plaçant la casquette sur le crâne de Zoro sans plus de cérémonies. Tu devras garder tes boucles d’oreilles dans ta poche si tu ne veux pas être repéré.
Zoro commença a retirer ses boucles d’oreilles pour les mettre dans les poches de son bas. Sanji grimaça, pointant les sabres de Zoro du doigt.
–Qu’est-ce qu’on va faire de tes sabres ? Tu ne peux pas tous les transporter ; ça serait trop évident.
Zoro réfléchit un instant avant de tendre le Wado à Sanji.
–Tu peux en porter un.
Sanji fixa l’épée blanche si importante aux yeux de Zoro. Il accepta, non sans hésiter, fixant Zoro avant de toucher l’arme.
–Tu es sur ?
Zoro hocha la tête, lâchant le sabre.
–Tu me le rendras quand nous commencerons à nous battre. C’est le seul qui n’essaiera pas de te tuer.
Sanji leva les yeux au ciel avant d’attacher l’arme dans son dos. C’était en partie parce qu’il ne savait pas comment marcher avec une lame et surtout parce que le sabre était connu et qu’il ne voulait pas qu’il soit reconnu trop facilement. Il s’alluma une cigarette, ayant conscience qu’il devra résister à l’envie de fumer jusqu’à ce qu’ils soient en sécurité.
–Prêt ? », demanda Zoro, visiblement mal à l’aise avec seulement deux sabres.
Sanji rit en le voyant dans cette situation, laissant un peu de fumée s’échapper de ses narines.
–Allons à l’étage. Nous devrons attendre que les Marines soient tous appelés. Sanji replaça la cigarette entre ses lèvres, ouvrant la porte du hall pour être accueilli par un adieu larmoyant de la part des okamas.
Après un au revoir beaucoup trop long et des câlins humides, les deux hommes parvinrent à s’échapper, faisant un signe de la main avant de se diriger vers la salle de stockage. Sanji s’assura que Zoro était derrière lui ; ce n’était pas le moment de se perdre.
« Sanji !, l’interpellé s’arrêta net ; Zoro se cogna contre son dos, le faisant presque tomber. Sanji ignora l’enchaînement d’insultes de l’épéiste en se tournant pour regarder la femme dans le hall.
–Shukaku chérie, Sanji s’approcha d’elle, ignorant les objections de Zoro. Je m’en vais ; j’espérais pouvoir te dire au revoir.
La femme avait l’air triste, fixant ses mains en grattant ses ongles.
–Tu es sur que c’est ce que tu veux, demanda-t-elle, fuyant le regard de Zoro comme la peste. C’est si dangereux, et tu pourrais juste rester ici-
–Ah, tu es adorable quand tu t’inquiètes pour moi ! Sanji secoua la tête, mais je dois y aller, cette tête de cactus se perdrait sans moi.
–Non !, rétorqua Zoro, visiblement énervé.
–Merci d’avoir amené Zoro jusqu’à moi tout à l’heure, il se serait perdu pendant plusieurs années sans toi.
–Hein ? Non, c’est moi qui l’ai suivi. Shukaku pencha la tête, confuse.
–Shukaku chérie, est-ce que tu te sens bien ? Aucune personne saine d’esprit ne suivrait le cactus quelque part-
–Il a juste dit que quelque chose n’allait pas et est parti, et a fini par te trouver.
Sanji la fixait, visiblement choqué, avant de tourner la tête pour regarder l’expression de Zoro. L’épéiste serrait ses sabres, attendant avec impatience.
–All Blue pourrait n’être qu’une légende- commença Shukaku avant d’être interrompu par un grognement de Zoro.
Sanji secoua la tête, faisant un pas en arrière.
Shukaku soupira, tapotant l’épaule de Sanji avant de secouer la tête. Elle retira sa main et croisa le regard de Zoro.
–Alors allez-y, sourit la femme en faisant un pas en arrière, j’espère que tu trouveras ce que tu cherches.
–Au revoir, Shukaku chérie ! Merci de t’être occupée de cet idiot !
–La ferme.
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Et voilà pour ce chapitre !
J'espère qu'il vous a plu ❤
Je sais pas si je pourrai poster la semaine prochaine mais ça devrait aller, Impel Down est presque terminée.
Je risque de sortir un os très cursed dans pas longtemps, si vous aimez souffrir et les trucs un peu malsains ça peut vous plaire 👀 ( me cancelez pas par contre )
À la prochaine !
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Impel Down
Fiksi PenggemarSanji, cuisinier d'Impel Down, se retrouve malgré lui en charge de la torture de Roronoa Zoro! Tous deux se virent piégés, pendant que Zoro restait persuadé que Luffy viendrait le chercher. Sanji prendra-t-il le risque de trahir ses supérieurs et d...
