Comme d'habitude, un de mes dessins en média ! Probablement la couverture d'une de mes prochaines fics quand il sera terminé ;)
« S’il échouait, tout son plan serait un échec. »
D’un geste habile, Sanji assomma le marine d’un coup de talon à l’arrière du crâne, retenant son souffle tandis que le bruit sourd semblait résonner dans toute la prison. Le marine s’écroula contre la table, inanimé.
Sanji patienta quelques secondes terrifiantes ; apparemment personne n’avait été réveillé par le son, il baissa donc la jambe pour s’approcher de l’homme, se sentant soulagé quand il sentit que l’homme était toujours en vie. Pas de saignement de nez, pas de dents cassées, pas de blessures visibles. Parfait.
Sanji inspecta son uniforme, heureux de voir qu’il n’était pas tâché de sang, et il releva la tête de l’homme pour le positionner comme s’il s’était naturellement assoupi. Après avoir terminé, Sanji s’approcha silencieusement de la chambre vide de Shukaku, se cachant derrière le petit mur.
Presque sept minutes plus tard, l’autre Marine revint, tenant une serviette pleine de restes de pain et de viande du dîner. Sanji attendit que l’homme soit complètement entré dans la salle pour sortir de sa cachette, avant d’assommer l’homme en faisant attention à amortir sa chute, pour qu’il ne fasse pas de bruit en tombant.
Sanji se dépêcha de relever l’homme, vérifiant qu’il était toujours vivant et que son uniforme n’avait pas été sali. Il était un peu poussiéreux, mais le marine ne saignait pas. Ses dents avaient serré le morceau de pain qu’il mangeait par réflexe, et Sanji retira la morceau de la bouche de l’homme pour l’empêcher de s’étouffer.
Il se dépêcha de prendre la serviette qui contenait la nourriture que l’homme avait ramené, rassemblant les preuves à l’intérieur avant de la jeter sur le lit et de tirer l’homme dans un coin de sa chambre pour qu’il ne soit pas vu si quelqu’un passait pour aller dans la salle de bain.
Sanji déchira ensuite ses draps aussi silencieusement que possible, serrant les dents à chaque bruit un peu trop fort. Il attacha les deux marines avec les morceaux de draps avant de les bâillonner et de leur bander les yeux. Il se sentait un peu mal mais fier de lui en admirant son travail.
Il était maintenant temps de passer à la deuxième phase suicidaire de son plan. Sanji plaça les deux hommes sur son seul drap intact, les attachant à l’intérieur avant de placer l’immense poids sur ses épaules. Il sentit ses genoux trembler légèrement, mais il n’était pas faible, malgré ce que les autres pouvaient dire.
Sanji n’avait pas la force surhumaine de Zoro ; il était incapable de soulever un dinosaure ou de lancer une maison à mains nues. Malgré tout, il restait plus fort qu’un homme lambda, grâce aux lourdes charges qu’il avait pris l’habitude de transporter au Baratie. Il se redressa, prit le pain et la viande qu’il avait placé dans la serviette pour ajouter les quelques pommes qu’il avait récupéré en cuisine plus tôt.
Lentement et discrètement, il commença à descendre les escaliers, priant pour que ses camarades de dortoir ne se réveillent pas. Il plaça les hommes dans la cage d’escalier avant de quitter la zone de sécurité, se penchant pour regarder les escargophones qui surveillaient le hall.
Sanji mourait d’envie de fumer mais il ne prendrait pas le risque d’en allumer une dans un instant aussi crucial de son plan. Il avala difficilement, récupéra le paquet de nourriture pour la lancer dans la cage d’escalier à l’autre bout du hall. La serviette explosa presque, faisant sauter des morceaux de pain et des pommes jusqu’aux cellules en-dessous. Il retint son souffle quelques secondes en écoutant attentivement. Les escargophones se tournèrent vers la source du bruit causé par les cellules dont les habitants célébraient l’arrivée de la nourriture.
Sanji attendit que les escargophones de surveillance se concentrent sur la cellule en s’approchant lentement de celle-ci, avant de récupérer les deux marines en les replaçant sur son dos, avant de se ruer vers le tunnel secret le plus proche.
Sanji pouvait entendre les gardes aux alentours s’approcher de la cellule et il commença à se maudire pour avoir pensé que ce plan aurait pu marcher. C’était la fin ; il allait avoir besoin d’assommer tous ces hommes, rendant tous ses efforts pour être discret complètement inutiles.
Il entendit les gardes courir dans sa direction, leurs ombres élancées visibles sur le mur tandis qu’ils approchaient d’un couloir menant au hall ou se trouvait Sanji. Il commença à respirer bruyamment, l’adrénaline et la peur courant dans ses veines. Tout sembla ralentir quand Sanji pressa l’interrupteur secret, le passage s’ouvrant lentement pendant que les geôliers s’approchaient de plus en plus.
Sanji jeta les deux marines à l’intérieur, donnant presque un coup de pied dans le sac avant de plonger à son tour dans les ténèbres, refermant le passage derrière lui au moment ou les gardes allaient le repérer. Il s’écroula sur le sol, écoutant les geôliers passer devant lui.
Sanji porta les mains à son visage, tremblant pendant que la poussée d’adrénaline commençait à s’estomper, et il commença à maudire sa propre bêtise. Comment avait-il pu être aussi stupide ? Et s’il s’était fait attraper ?
Sanji s’alluma une cigarette d’une main fébrile, laissant la fumée calmer ses nerfs et ses tremblements. Il supposa que le pire était passé ; il pouvait bouger librement dans les tunnels. Il serait bientôt avec la tête de cactus, qui se moquerait sûrement de lui pour avoir pris autant de risques.
Ou peut-être pas, après tout, Zoro avait été le premier à dire que « s’il venait à échouer, c’était juste qu’il n’était pas capable d’aller plus loin. »
Sanji sourit légèrement en vérifiant que les marines inconscients n’avaient pas été blessés outre-mesure. Ils avaient l’air d’aller bien ; peut-être un bleu ou deux, mais aucun os cassé ni de plaie ouverte. Les uniformes avaient également l’air en parfait état.
Sanji plaça à nouveau le sac sur ses épaules, appréciant la fumée de sa cigarette pendant qu’il avançait aussi vite que possible dans un couloir, prenant de nombreux virages. Il souffla légèrement en regardant par le petit trou à côté d’une sortir ; deux gardes parlaient près de la porte secrète.
« Alors, c’était quoi le problème ?, demanda l’un des hommes à son collègue, visiblement ennuyé.
–Quelqu’un a lancé de la nourriture aux prisonniers, probablement pour provoquer un combat entre eux.
–Je pensais que Magellan avait interdit ces combats ? Quelqu’un les utilise encore pour parier ? »
Sanji fronça les sourcils avant d’avancer dans un énième couloir pour atteindre sa destination, une porte secrète qui était en réalité l’arrière d’un placard à balais. Il essuya rapidement son front, plaçant prudemment le sac sur le sol avant d’ouvrir le drap qui contenait les marines.
Soudainement, une grande main agrippa l’épaule de Sanji, ce qui le surprit assez pour qu’il crie. Une autre main s’écrasa contre sa bouche, étouffant son cri, ce qui fit que Sanji s’écarta par réflexe, s’écrasant près des deux marines.
« Shh ! Idiot, grogna Zoro, plaçant un doigt devant ses lèvres. Shukaku apparut dans un coin, une torche à la main. Le coeur de Sanji battait rapidement, et il fixait Zoro et Shukaku avec stupeur avant qu’il ne comprenne ce qui était en train de se passer.
–Tête de cactus, souffla Sanji entre ses dents, donnant un coup de pied en direction de la tête de Zoro, qui esquiva de justesse malgré l’étroitesse du couloir, ce qui le fit presque cogner Shukaku. Comment es-tu arrivé ici ?
–C’est moi qui devrais dire ça, rétorqua Zoro, retrouvant l’équilibre avant de s’approcher de Sanji. Il avait l’air énervé mais soulagé ; la douce lumière de la torche faisait que la silhouette de Zoro remplissait presque l’intégralité du hall, faisant briller ses boucles d’oreilles dans le noir. Qu’est-ce que c’est ?, demanda l’épéiste en pointant le drap du doigt.
Sanji regagna son calme, s’essuyant avant d’ouvrir le drap.
–C’est notre ticket de sortie. Sanji ne put s’empêcher de révéler le contenu du drap dramatiquement.
–…Des cadavres de marines ?, grogna Zoro avant de se pencher pour examiner le plus petit du duo. L’homme s’étira légèrement, le bandeau cachant ses yeux s’étant détendu pendant le déplacement, et il fixait la silhouette imposante de Zoro de ses yeux écarquillés, terrifié.
Sanji donna un coup de pied à l’arrière du crâne de l’homme, l’assommant à nouveau avant de renouer le bandeau.
–Ils ne sont pas morts, souffla Sanji avant de détacher le petit Marine pour commencer à lui enlever son uniforme. Aide-moi à les déshabiller.
Zoro le fixait, visiblement confus.
Sanji leva les yeux au ciel, pliant la chemise qu’il venait de récupérer pour la placer sur le sol poussiéreux.
–Je t’expliquerai plus tard, dépêche toi de prendre un uniforme.
Zoro grimaça un peu, s’approchant pour que Shukaku puisse placer sa torche au-dessus de leurs têtes. Quelques minutes plus tard, les deux hommes étaient attachés, dénués de vêtements à l’exception de leurs sous-vêtements. Shukaku rougit un peu, détournant le regard et cachant son visage avec une main.
Sanji s’assura que les baillons ainsi que les autres liens étaient bien serrés avant d’ouvrir la porte secrète. Il attendit un instant avant de saisir un marine pour le placer à l’intérieur, incitant Zoro à faire de même avec l’autre marine.
La porte se ferma à nouveau, et Sanji s’appuya contre le mur, respirant plus facilement, avant de s’allumer une cigarette.
–Tu pourrais m’expliquer pourquoi on a fait ça ?, Zoro croisa les bras, fronçant les sourcils pendant que Sanji riait légèrement.
–Bien sur, tête de cactus, allons en bas. J’ai beaucoup de choses à te dire. Sanji s’écarta du mur et commença à avancer, s’assurant que Zoro soit assez près pour pouvoir l’empêcher de se perdre dans les couloirs.
–Euh, Sanji… Shukaku hésitait en tirant légèrement sur la manche de Sanji. Je ne suis pas sur que Iva apprécie que tu aies amené deux marines dans les tunnels-
–Il n’y avait pas d’autre moyen, grimaça Sanji autour de sa cigarette à moitié fumée, secouant un peu la tête en s’approchant du niveau cinq. Je suis désolé, Shukaku chérie~, mais ils étaient inconscients et je me suis assuré de ne pas les blesser.
Zoro s’approcha de Sanji, attrapant son coude pour le retourner et lui faire face.
–Si tu allais prendre autant de risques dans tous les cas, tu aurais du le faire dès le début, cuistot stupide !
Sanji lança un regard à Shukaku, qui rougit légèrement avant de prendre les vêtements et d’avancer en direction du hall principal, laissant les deux hommes seuls.
Zoro ne bougeait pas, fixant Sanji d’un air légèrement confus et irrité.
Sanji prit une grande inspiration sur sa cigarette, penchant légèrement la tête en laissant la fumée s’échapper par son nez. Il attendit que les bruits de pas de Shukaku s’éloignent avant de jeter sa cigarette sur le sol avant d’attraper Zoro par l’arrière de la nuque pour l’approcher de lui et l’embrasser.
La bouche de Zoro s’ouvrit par réflexe face à l’attaque soudaine, permettant à Sanji d’approfondir le baiser sans trop d’effort. Il lui avait tellement manqué que c’était insupportable. Sanji enroula ses bras autour du cou de Zoro, grognant quand l’épéiste se détendit, plaçant les mains sur les hanches du cuistot en essayant de reprendre le contrôle du baiser.
Sanji se colla à Zoro, sentant sa peur et ses frustrations disparaître. Il pouvait sentir un goût métallique sur la langue de Zoro et quelque chose qui ressemblait étrangement à de l’alcool.
Sanji soupira de satisfaction quand il sentit le souffle chaud de Zoro contre ses lèvres quand ils s’écartèrent pour reprendre leur souffle. Enfin, il se sentait en sécurité. Il pouvait enfin être lui-même : plus de faux-semblants, plus de réflexion avant chaque mot. Il était libre, pour le moment, de faire ce que ses instincts lui dictaient.
L’espace de quelques secondes interminables, ils restèrent immobiles. Sanji laissa Zoro faire courir ses doigts sur le bas de son dos, et il occupa les siens en les faisant jouer avec les boucles d’oreilles.
–Cuistot pervers, tu dois toujours expliquer ce qui est en train de se passer, grogna Zoro, penchant la tête pour fixer l’expression satisfaite de Sanji. Si tu avais prévu de te battre contre tout le monde avant de descendre ici pour attendre, tu aurais pu le faire dès le début.
Sanji fixait l’expression de Zoro. La tête de cactus était agitée, mais Sanji avait l’impression que ce n’était pas à cause de son plan risqué, mais parce qu’il l’avait laissé seul pendant deux jours avant de revenir avec deux marines dans un sac.
–Ne t’inquiètes pas, Sanji afficha un grand sourire, plaçant une main sous la chemise de Zoro en regardant la marque qu’il avait laissé sur l’épaule de Zoro. Nous n’avons plus à attendre. Sanji rit légèrement quand il réalisa que Zoro ne savait pas qui arrivait aux portes d’Impel Down. Viens ; je vais t’expliquer mon plan. Il commença à avancer, tenant Zoro par la chemise en l’entraînant dans le couloir.
Zoro grimaça, essayant de tirer quelques informations du blond, en vain. Sanji se contentait de répondre par des variations de « Tu verras » et « Tu vas adorer ».
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Et voilà pour ce chapitre, j'espère qu'il vous a plu ! On est sur la dernière ligne droite.
Je voulais vraiment poster un chapitre aujourd'hui, c'est mon anniversaire 🌸
À la prochaine !
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Impel Down
FanfictionSanji, cuisinier d'Impel Down, se retrouve malgré lui en charge de la torture de Roronoa Zoro! Tous deux se virent piégés, pendant que Zoro restait persuadé que Luffy viendrait le chercher. Sanji prendra-t-il le risque de trahir ses supérieurs et d...
