Toc toc...
Toc toc...
Toc toc...
Mylène dormait quand la sonnette de son appartement retentit.
Il était 03 heures 17 du matin.
Ça ne pouvait pas être Lydie car celle-ci passait la nuit chez son fiancé.
En clair, le professeur d'arts plastiques n'avait aucune idée de la personne qui osait venir la déranger à pareille heure.
Le cœur battant, elle posa ses pieds hors du lit, enfila ses lunettes et sortit de sa chambre, direction le salon.
- Qui est là ? demanda la jeune femme en s'approchant lentement de la porte.
- C'est moi, mon cœur. Ouvre-moi s'il te plaît !
Freddy ?
Impossible...
C'était pourtant bien elle qui se trouvait derrière la porte d'entrée.
Mylène était vêtue d'une nuisette en satin, ses cheveux étaient rassemblés dans un chignon. Freddy, quant à elle, était vêtue d'un survêtement Tommy Hilfiger et la regarda à peine avant de pénétrer dans l'appartement. Mylène referma la porte derrière elle et la suivit jusqu'au salon.
- Je suis désolée, déclara Freddy sans aucun préambule.
- Freddy...
- Je n'aurais pas dû réagir comme ça.
- Je te comprends. Mais c'est mon ex, il n'y a plus rien entre nous depuis longtemps.
- Elle est du même avis ? lâcha t'elle sur un ton menaçant.
- Qu'est-ce que ça change ?
- Elle t'aime toujours, ou pas ? insista Freddy en s'avançant vers elle.
- Oui.
- Je- Est-ce que je dois m'en inquiéter ? continua Freddy plus doucement.
Freddy, j'ai fait une bêtise...
- Non, tu ne dois pas t'en inquiéter.
- Sûre, sûre ?
- Totalement.
- Parce que moi, je ne vois que toi. Je ne veux que toi.
Mylène ne put résister une seconde de plus à l'envie de la toucher. A ses bras qui se refermaient sur elle et l'attiraient contre elle. Freddy Barnabé entoura son visage de ses mains, puis l'embrassa tendrement. Mylène gémit entre ses lèvres, pensant déjà à ce qu'elle allait subir le reste de la nuit.
Leurs lèvres se frôlent sans cesse, se rencontrent, puis se lancent dans une valse endiablée. Freddy l'embrassait encore et encore, comme si sa vie en dépendait, avec une infinie tendresse et une frénésie trahissant le désir qu'elle éprouvait.
Une douce chaleur se rependait déjà en Mylène, son bas-ventre était en feu, sa peau s'était électrisée, le contact du corps de Freddy faisait dresser ses tétons sous la couche de satin qui les recouvrait.
- Ce que tu portes là est une œuvre du diable, dit Freddy, en rompant leur baiser. Je n'ai pas prit l'avion pour ça, je voulais juste qu'on parle. Je voulais m'excuser.
- Je peux très bien aller me changer, si tu as peur, provoqua Mylène.
- Tu n'iras nul part.
Elles se regardèrent dans les yeux avant d'éclater de rire. Leurs deux voix se firent écho pendant quelques secondes, puis, plus rien. Le silence règnait à nouveau dans le salon et seuls leurs yeux communiquaient. Dans les yeux de Freddy se lisaient tout le désir qu'elle éprouvait pour Mylène mais aussi sa crainte. Ceux de Mylène la rassuraient, l'encourageaient à faire le premier pas, à oublier ses craintes.
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Entre nous
RomantizmAbidjan. Traînant son célibat depuis deux ans et demi, la jeune Mylène fait une rencontre plus que déterminante : elle croise le regard de Freddy, son éternel sourire plaqué au visage. Entre cette jeune femme qui, face à des considérations de toutes...
