Je me réveille bien avant Daniel. Il me faut quelques secondes pour reprendre mes esprits. Je redonne forme à mon coussin et je me positionne sur le dos. J'inspire pour le nez et j'expire par la bouche. Mes yeux sont fermés et mon corps tout entier est détendu. Doucement je lève les bras au dessus de ma tête et je m'étire en poussant le mur au dessus de moi.
J'ai l'impression d'être dans du coton. Les souvenirs de la veille me reviennent. Je tourne légèrement la tête vers Daniel et j'entrouvre les yeux. Il sourit, dans son sommeil. Le drap a glissé sur ses hanches et je peux voir son corps athlétique se lever au rythme de sa respiration lente et régulière. Je referme les yeux.
Avec ma main droite, je touche mes lèvres. Elles ont le goût de celles de Daniel. Hier soir, quand on est revenus de la plage, il m'a déshabillée. Au milieu de la chambre il a fait tomber mon pantalon en lin et a détaché soignesement mon crop-top. Seins nus, en string rouge devant lui, je me suis sentie à ma place : pas gênée, pas timide ; simplement destinée à ce moment précis.
Avec des gestes lents j'ai enlevé son tee-shirt et son pantalon. Et dans une infinie douceur il s'est approchée de moi et m'a embrassé, comme seul lui sait le faire. Très délicatement, puis très intensément. En un effort, il m'a soulevé et déposé sur le lit. J'ai senti son sourire lorsque mon dos a touché le matelas : la deuxième fois était moins violente comparée au matin.
Il s'est écarté de moi quelques secondes, le temps de regarder mon corps et de plonger son regard dans le mien. Ma respiration profonde faisait se lever ma poitrine et mes yeux devait crier le besoin et le manque de touché. Daniel m'a fait l'amour, deux fois. J'ai pas le souvenir d'avoir détaché mes yeux de son regard, sauf pour l'embrasser. Tous ses gestes étaient absolument contrôlés, tous ses gestes étaient millimétrés, nos corps l'un dans l'autre étaient en totale symbiose.
Et alors que je me souviens de chaque petit moment, chaque détail de la soirée précédente, ma main droite descend lentement vers mon intimité. Nue, je trouve rapidement ma zone de plaisir et doucement je commence à masser. Chaque détail de hier soir dont je me souviens devient une raison de plus d'intensifier mon touché. Sa manière de lécher mes tétons, sa main ferme sur ma hanche, les baisers juste derrière mon oreille, ses mots tendre : ma respiration s'accélère et ce geste incontrôlé il y a quelques secondes devient une entreprise. Je m'applique, je me connais. Les flashs de la veille continuent de nourrir mon plaisir et je sens une sorte d'apaisement qui monte en même temps que mon plaisir. Je pense avoir trouvé mon rythme de croisière quand je sens bouger à côté de moi.
"Daniel, j'ai le temps de chuchoter avant qu'il pose une main sur ma bouche.
- Laisse-toi aller."
Alors qu'il laisse mon visage, je le vois disparaitre sous les draps. D'une main, il attrape la mienne trempée de plaisir et délicatement lèche un à un mes doigts. Je perds le compte et je ferme les yeux. En quelques secondes, Daniel me fait monter à l'orgasme. Mes doigts sont emmêlés dans ses cheveux et mon corps est entièrement secoué. Doucement, il remonte et sort la tête des draps. Son sourire est absolument incroyable et communicatif. Alors que je l'attire pour l'embrasser, il dépose ses lèvres sur les miennes et m'échappe en se levant d'un coup.
Daniel assis au bord du lit, enfile un short et me lance :
"Un café et je te montre que je sais encore mieux faire avec mes d-
- Daniel ! je rigole gênée de mettre des mots sur mon plaisir qui résonne encore dans tout mon corps.
- C'est toi qui a commencé je te rappelle ! Je me réveille et je te vois, là à côté de moi, les mains dans-
- Daniel !
- Viens ma belle, me dit Daniel en me tendant la main. Je vais te faire un jus pressé. Ca va te donner des forces !"
Et alors que j'attrape sa main, il me donne un des meilleurs baisers que j'ai jamais pu recevoir.
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"Tu repars quand ? je demande à demi-mots pendant le déjeuner.
- Demain, et je reviens lundi matin.
- Je vais aller ch-
- Chez personne. Reste ici. Encore une fois, tu n'as pas à partir ...
- Je-
- J'ai besoin de savoir que tu seras là quand je reviens, me coupe encore une fois Daniel.
- Je n'aurais pas bougé, promis.
- C'est vrai ?
- Oui, pourquoi ?
- Parce que je m'attendais à un débat sans fin, pour lequel je m'offrirais la victoire qu'une fois nu ...
- Non, j'ai envie d'être là à ton retour ... Et ensuite ?
- La Belgique.
- Tu reviens, pour repartir ?
- Oui. J'ai envie de passer du temps avec toi."
Daniel dépose un baiser sur mes lèvres et sort les pancakes du micro-onde. Torse nu dans la cuisine, bronzé et souriant, il est absolument magnifique. Je me perds dans ses yeux à chaque fois qu'il me regarde.
"Parle-moi du Grand Prix !
- C'est vrai ? Ça t'intéresse ?
- Si tu en parles sans tee-shirt, bien sûr ! Non, en vrai, je suis pas mal calée maintenant en F1, mais je veux que ce soit toi qui m'en parles !
- Est-ce que quelqu'un a déjà pris le temps de te dire à quel point tu es un rayon de soleil ...
- Non, je réponds avec un grand sourire.
- Je vais courir une heure et je reviens !
- D'accord, je réponds en commençant à débarrasser la table.
- Tu veux venir ?
- Venir ?
- Courir.
- Courir ?
- Ou faire du vélo, ou du roller ... avec moi !
- MAIS TELLEMENT !"
Il ne m'a pas fallu plus de 5 minutes pour retourner tous les cartons que j'avais entassé dans une des chambres et trouver mes affaires de sport. Je soupçonne Daniel d'avoir jeté un œil à sur mes affaires, pour savoir que j'ai un paire de roller. Je leur préfère le vélo et je pédale avec beaucoup de plaisir à côté ou derrière Daniel selon les sections. On s'arrête sur un banc à mi-chemin et on discute pendant que Daniel enchaine pompes et autres exercices.
"Il t'écrit toujours ?
- Oui ...
- Il faudrait le calmer.
- Le calmer ? Tu veux que je lui dise quoi "Fais gaffe frère, je vais t'envoyer mon mec il va te démonter la tronche", et là : Oh surprise, c'est Daniel le coéquipier.
- Je suis ton mec ..., relève-t-il avec un immense sourire.
- Je ... Allez on y va ! Sinon, je vais perdre le rythme.
- Je suis ton mec, hurle Daniel alors que j'ai pris une cinquantaine de mètres d'avance. Moi ça me va !"
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DE GLACE OU DE FEU ?
FanfictionDe la rencontre avec Max dans un bar à la première apparition dans le paddock au bras de Daniel, il n'y a que 10 mois. Pourtant l'intensité et la différence entre ces deux relations vont peut-être laisser des séquelles dans la vie d'Hélène qui tente...
