CHAPITRE 16

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"Et comment tu m'as trouvée ?

- Ta tante a ouvert la porte et Voilà !

- Non, je souris ; il est plutôt drôle au delà d'être sympathique à regarder. En vrai ?

- En vrai, c'est Alice qui m'a aidé.

- Alice ?

- On s'est rencontré en boîte. Ça a matché tout de suite, mais plutôt en mode "à toi j'ai envie de raconter ma vie jusqu'au bout de la nuit". Elle m'a parlé de sa meilleure amie qui lui manque et tout ça, et en creusant, OH SURPRISE, le nom de Max qui ressort."

Un frisson parcourt mon corps quand Daniel prononce son prénom. On est assis sur le porche, sur la balancelle. Doucement Daniel régule le rythme du balancier avec son pied resté au sol. Il sent la tension immédiate à l'évocation du prénom de son ami. Il comprend et change de conversation.

"C'est beau ici.

- C'est magnifique en hiver.

- Je pensais que tu allais dire "en été".

- Non, en été c'est étouffant. Rapidement la végétation est brulée et je déteste les insectes.

- C'est ... je-

- Désolée.

- Tu as un don pour couper court une conversation, rigole Daniel.

- Je suis pas comme ça d'habitude.

- D'habitude ? Tu es sous l'emprise de la drogue ? Tu es mourante ?

- Non, non ...

- Alors qu'est-ce qui change de '"'habitude" ?

- Je sais pas. Rien j'imagine ...

- Un plaisir de discuter avec toi !

- Et si au lieu d'être sarcastique, tu me disais ce que tu fais là ? je demande curieuse.

- Je suis venue te chercher.

- Me chercher ? Genre un kidnapping ?

- Non, plutôt une invitation à rentrer chez toi, à Monaco.

- Menton.

- C'est pareil.

- Et pourquoi Alice n'est pas venue me chercher elle ?

- Parce que je ne viens pas au nom d'Alice."

Pendant de longues minutes Daniel m'explique qu'il est là suite à une conversation et un pari avec Max. Et en moins de temps qu'il ne le faut pour le dire, j'ai fait ma valise et je suis assise à l'avant d'une voiture de sport bleue. Le trajet est délicieux. Peu de blancs dans la conversation, Daniel et moi nous avons une vie en commun. J'apprécie sa présence presque rassurante alors que je retourne vers des horizons sombres.

Je ne sais pas quelle mouche m'a piqué, ni même pourquoi j'ai décidé de suivre Daniel, visiblement en mission pour Max. Mais je suis là et je dois maintenant réfléchir à la prochaine étape. La dernière fois que j'ai vu Max, il m'a traité de Pute et a presque cassé mon bras. Pourtant quelques chose d'impalpable me pousse à retourner le voir. J'ai besoin de le toucher, de le sentir, de sentir son poids physique (et même psychologique) sur moi. Je suis accro. Je suis accro et ma drogue s'appelle Verstappen.

︵‿︵‿︵‿︵‿︵

Deux jours après mon retour, je reçois un message de Max.

✉ 𝚃𝚞 𝚟𝚒𝚎𝚗𝚜 𝚌𝚑𝚎𝚣 𝚖𝚘𝚒 ?

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