Chapitre trente-et-un

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Je vous souhaite un très joyeux Noel en avance, mes chers fans. ❤️

Et on se retrouve dans les notes en bas !

***

Sachez que ce chapitre aborde des thèmes qui pourrait heurté votre sensibilité. Si vous n'êtes pas à l'aise, veuillez passer les premiers dialogues.


Ma question laisse un froid entre nous, assez pesant pour que je regrette de lui avoir poser cette question. Je me sentais tellement à l'aise que j'ai voulu qu'on discute un peu du passé, mais j'avais oublié à quel point cela le mettrait mal à l'aise. Reparler du passé va sûrement lui rappeler des mauvais souvenirs à cause de l'enfance qu'il a reçu, ainsi que ce qu'il s'est passé entre nous par la suite. Je n'ai plus réfléchis à cela et je me mords l'intérieur des joues en me traitant d'imbécile. Takami reste horriblement silencieux, le corps tremblant et je ne sais pas si c'est à cause du froid ou de ce que j'ai dis.


- Désolé, j'aurais pas-

- Laisse, c'est bon. Juste... laisse-moi une seconde.


Inspirant profondément, il semble calmer l'angoisse qui monte en lui dû aux souvenirs et il m'envoie un faible sourire.


- C'est pas très glorieux, par contre. Y'a rien d'extraordinaire.

- Pas grave, j'veux juste savoir comment ça s'est passé pour toi. Enfin, sauf si tu veux pas.

- Au contraire, je pense que ça me ferait du bien d'en parler un peu. La dernière fois, c'était avec ta sœur, la première fois que je l'ai revue l'année dernière.


Oh, ça remonte aux vacances d'été d'il y a plusieurs mois ! J'hoche la tête à ses mots, lui montrant que je suis à l'écoute de son histoire et il tourne son corps vers moi, prenant place en tailleur à quelques centimètres de ma personne. Il aborde un petit sourire, mais je vois bien que le sujet ne l'enchante pas tant que ça.


- Quand on s'est battu, ça faisait déjà un moment que j'étais au bout du rouleau et que plus rien n'allait. J'étais en train de sombrer dans quelque chose de vraiment mauvais, et j'avais désespéramment besoin de m'échapper de la réalité.


Comprenant à quoi il fait référence, je détourne les yeux pour fixer le ciel. Je n'arrive pas à le regarder dans les yeux parce que plusieurs souvenirs se bousculent dans la tête en même temps que ses paroles.


- Comme j'avais perdu mon seul ami, je n'avais personne à qui demander de l'aide et j'ai suivi la tendance. J'ai commencé à fumer derrière le collège avec les plus grands, et j'arrivais toujours à voler un verre d'alcool à mon oncle avant d'aller dormir. Je suppose que ça m'aidais à supporter ma vie merdique.


Je me souviens. Ça faisait déjà quelques semaines qu'on avait décidé de ne plus se fréquenter quand un soir, je l'ai surprit en train de fumer avec des lycéens proche du collège. Il était le plus petit et le plus jeune de la bande, ça se voyait à des kilomètres et pourtant, ça n'a pas empêcher ces connards de faire tourner leurs joints au blondinet, qui était au bord de la rupture. Quand nos yeux se sont croisés au moment où il a prit une taffe, je l'ai littéralement vu se vider de toutes les couleurs. Il est devenu blanc comme un linge tandis que la surprise me gagner, complètement choqué de le voir touché à cette merde alors qu'il m'avait promis de ne jamais y toucher. Je me souviendrais toujours de l'expression de son visage, qui a hanté bons nombres de mes nuits. 

Le petit-ami de ma sœur. [DabiHawks]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant